Fabula Bovarya

A tous ceux qui sont atteints d'un incurable bovarysme...

19 avril 2011

.2, une nouvelle collection

connelyLe poète, de Michael Connely (.2, 981pages). Terminé mars 2011.

Genre : thriller

Résumé éditeur : Sean, frère jumeau du journaliste Jack McEvoy, est retrouvé mort au volant de sa voiture de police. Le suicide ne fait aucun doute : Sean n'aurait pas supporté d'avoir échoué dans une enquête sur un crime sadique. Mais Jack n'y croit pas, et plusieurs indices demeurent inexpliqués. Le jour de sa mort, notamment, Sean devait voir un certain Rusher, qu'on n'a pas retrouvé... Jack rouvre le dossier. Il découvre que d'autres policiers se sont suicidés après avoir, eux aussi, échoué dans des enquêtes similaires. Une première conclusion s'impose : il y a eu meurtre et l'on a peut-être affaire à un tueur de flics particulièrement redoutable.

 

Quand j'ai reçu les fiches de service de presse de cette nouvelle collection, la collection .2, j'ai tout de suite souhaité découvrir ce nouveau format. Je suis peu à peu en train de passer au livre numérique (et avec un plus grand enthousiasme que je ne m'étais imaginé !) mais je ne suis pas prête à laisser tomber le livre papier, bien au contraire ! De ce fait, cette collection .2 me semblait présenter des atouts solides pour concurrencer les nouveaux arrivants du marché numérique.

J'ai donc testé et... je suis assez partagée. D'un côté, je suis complètement et absolument séduite par le format : c'est tout petit, ça tient quasiment sur la main, paume ouverte, et j'imagine très bien emporter ce genre de petits formats en voyage, dans une valise. Moins de place dans les bagages, et donc plus de lecture en perspective ! De ce point de vue-là, donc, c'est tout bon ! L'objet est beau de surcroît, relié et solide.

Pour ce qui est du sens de lecture, c'est une simple question d'habitude. Je dois avouer que ça un peu bizarre au début, un peu comme la première fois que je me suis mise au sens de lecture japonais pour mon premier manga, mais passé une première surprise et une légère gêne, dès qu'on rentre vraiment dans l'histoire, on n'y prête plus attention. Et après tout, ce n'est pas différent de la lecture telle qu'on peut la faire sur un ordinateur.

En revanche, là où j'ai eu du mal, mais je m'en doutais parce que j'ai le même souci avec la collection La Pléiade, c'est le papier bible. Je crois que c'est définitif, je n'aime pas. Pourquoi ? Grande question. Je n'en sais rien. Ça manque d'épaisseur -c'est le cas de le dire-, et le contact ne m'est pas agréable au toucher. Voilà, c'est tout bête, mais c'est un peu rédhibitoire pour moi. Après, comme je le souligne plus haut, je serai capable de faire des efforts pour une période de vacances, mais je n'échangerai pas ce genre de format contre des formats plus classiques qui eux ont un papier au plus fort grammage.

Un dernier bémol enfin, le prix. Pour un texte équivalent, mais à format différent, le prix de la collection .2 est plus élevé -et de manière assez conséquente -, par rapport au poche traditionnel. La collection .2 propose Le poète à 12€35 alors que la version poche est à 7€60...Là, je dois avouer que ça me choque un peu, et que je pourrais aussi, 3pour cette raison, être plus en réserve sur un éventuel achat.

En un mot comme en cent : bon concept, bonne idée, une lecture qui se fait de manière fluide et agréable, pour peu que l'on aime le papier bible. Une bibliothèque de collection encore peu fournie et qui gagnera certainement à s'étoffer. Le prix demeure un handicap toutefois, si l'on considère le prix du poche traditionnel, à texte égal, moins cher que cette collection .2.

Un grand et chaleureux merci à Jérôme,des éditions Points, pour cette découverte !

 

PS : et pour ceux qui demanderait mon avis sur le roman en lui-même... Joker. Je ne suis allée jusqu'au bout. J'ai dû m'arrêter au milieu du livre, environ, car je n'accrochais pas à l'histoire. Oui, oui, je sais, les avis sont pour la plupart enthousiastes, voire TRES enthousiastes, mais je n'y ai trouvé que peu de rythme, une intrigue lente à se mettre en place et je n'ai pas su trouver LE truc qui me pousserait à vouloir en savoir davantage. J'ai donc abandonné. Cela dit, si certains veulent m'expliquer comment le poète fait , et comment ça se termine, je veux bien savoir... :))

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03 avril 2011

Les résultats !

Nous sommes dimanche soir, l'heure des résultats pour remporter l'album L'incroyable exploit d'Elinor. Vous avez été 11 participants à tenter votre chance. Deux d'entre vous, Eloah et Sarah (tsss... les filles, vous savez pourtant ce que c'est, une consigne, non ? Il faut lire la question jusqu'au bout et répondre à tout ! ^^) m'ont donné une réponse partielle pour la deuxième question, mais Elinor étant une petite fée, elle a décidé de valider tout de même leur participation. ;)

Les réponses étaient donc :

  1. Le nom complet et premier d'Elinor Smith était Patricia Ward Elinor Regina .

  2. Elinor est montée pour la première fois dans un avion à l'âge de 6 ans, pour son baptême de l'air.

  3. Elinor décide de passer sous les 4 ponts de la ville de New-York.

    Et la gagnante est donc :

tirage

Merci à tous les participants, et bravo à toi Laurence ! J'attends tes coordonnées par mail pour te faire parvenir ton album !

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27 mars 2011

Jeu-concours. Une Elinor peut en cacher une autre...

Demain matin, 28 mars, ma douce (et très dynamique) Elinor va avoir 1 an.

Un an... Que le temps passe vite !

Sans_titre_1Alors pour ce jour exceptionnel, mon Elinor vous offre la possibilité de gagner un exemplaire du très bel album L'incroyable exploit d'Elinor.

Pour ce faire, il vous suffit de répondre aux trois questions ci-dessous, et de me les faire parvenir par mail AVANT LE DIMANCHE 3 AVRIL, 20 heures.

Comme bon nombre de blogueuses, je ne tiendrai pas compte des mails qui ne prendront pas la peine de présenter quelques formules de politesses usuelles.

Voici donc les questions :

1. Quel est le nom complet et premier d'Elinor Smith ?

2. A quel âge Elinor Smith est-elle montée pour la première fois dans un avion et à quelle occasion ?

3. Sous les ponts de quelle ville Elinor décide-t-elle de passer ?

Bonne chance à toutes et tous !

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L'incroyable exploit d'Elinor

Elinor_smithL'incroyable exploit d'Elinor, de Tamis Lewis Brown (Albin Michel, 48 pages). Terminé mars 2011.

Genre : album (enfant à partir de 8 ans)

Résumé éditeur : Elinor Smith a six ans quand elle monte pour la première fois dans une « machine volante » et découvre la liberté et le plaisir de voler. Et à seize ans, elle devient le plus jeune pilote des Etats-Unis. Mais pour les grincheux de l’époque (on est en 1928), l’aviation est une affaire d’hommes et Elinor n’y a pas sa place ! Portée par son rêve, elle se donne alors un défi spectaculaire : voler sous les quatre ponts de la ville de New York. Et montrer au monde de quoi les filles sont capables… C’est en passionné d’aviation que François Roca a superbement illustré cette histoire d’aventure et de prouesse.

Elinor Smith. Voilà un nom que je n'avais jamais entendu auparavant. Et pourtant ! Derrière ce patronyme se cache un petit bout de femme véritablement incroyable ! Imaginez-vous : à 16 ans, elle devient le plus jeune pilote des Etats-Unis. Et c'est une femme ! Une femme. Dont la place ne devrait pas être dans un cockpit, bien entendu...

Alors ce petit bout de femme va décider de tenter un exploit. De faire sensation. Pour montrer ce qu'elle vaut. Et ce qu'elle veut.

Elle va passer avec son Waco 10 sous les quatre ponts de New York. Rien que ça !

J'ai trouvé cet album superbe. La couverture d'abord, d'un rouge vif qui accroche le regard, qui pétille. Les dessins, que l'on doit à François Roca, sont léchés, lisses, un peu old school, mais si beaux ! Ils sont très réalistes, et sur les grandes pages de l'album, ils sont un vrai régal pour les yeux !

elinorsmithOn suit le parcours d'Elinor de manière chronologique, mais sans didactisme prétentieux. La focalisation sur cet exploit hors du commun est un tout simplement un hymne à croire en soi. Elinor Smith donne une belle leçon de vie pour ceux qui pensent que croire en ses rêves est une vaine poursuite. Cette jeune femme ouvre la voie, en 1928, à toutes ces générations de femmes qui vont venir, pour leur dire haut et fort que tout est possible, y compris quand on appartient qu'au sexe dit « faible »...

Je suis allée depuis voir la page Wikipédia qui est consacré à cette femme, que je vous invite aussi à lire, parce qu'elle a vraiment eu un parcours étonnant, et une force de caractère hors du commun. Elinor Smith s'est envolée définitivement le 19 mars 2010, 11 jours avant la naissance de mon Elinor. Et j'ai tellement aimé cet album, coeurardoiseavis5sur5et découvrir cette femme, que ma fille aura la surprise de découvrir que l'un de ses cadeaux d'anniversaire est un porteur... en forme d'avion ! ^^ J'aurai aussi mon Elinor pilote à partir de demain soir !

En un mot comme en cent : un très bel album, touchant, fort, et très enthousiasmant. Un vrai coup de coeur.

Mille mercis encore à Anne des Editions Albin Michel !

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20 mars 2011

Le lion de Macédoine

 

macedoineLe lion de Macédoine, tomes 1 et 2, de David Gemmel (Gallimard, 403 et 341 pages). Terminé février 2011.

Genre : historique-fantasy

Résumé éditeur : Tome 1 : Il s'appelle Parménion, moitié spartiate, moitié macédonien et, dans le tissu de tous les avenirs possibles, la vieille Tamis a pressenti le rôle qu'il doit jouer contre l'Esprit du Chaos et l'avènement du Dieu Noir. Il sera le Lion de Macédoine et la Mort des Nations. Avant de devenir un strategos d'exception, il lui faudra cependant s'extraire de la haine et de l'humiliation que les jeunes Spartiates lui imposent, car il est un sang-mêlé. Mais quand Sparte et ses lois odieuses précipitent dans la mort Dérae, la seule femme qu'il ait jamais aimée, pour Parménion ne reste qu'un horizon : celui de la vengeance... Sparte doit tomber !

Tome 2 : La ville de Thèbes est parvenue à vaincre l'envahisseur venu de Sparte, défaisant ses armées lors de la sanglante bataille de Leuctres. Peu à peu, conquête après conquête, la cité a recouvré sa puissance d'antan et Parménion, le mercenaire spartiate, la Mort des Nations, y coule des jours paisibles.
Mais le Destin, inexorablement, tisse ses fils. Et au prix du sang, Parménion accompagnera Philippe, le jeune prince de Macédoine en exil à Thèbes, jusqu'à son trône légitime. Ensemble, ils devront lutter pour protéger le royaume de Macédoine des menaces humaines... et surnaturelles.

 

Le blog tourne au ralenti ces dernières semaines, faute de temps véritable à y consacrer... A mon grand dam ! Même me temps de lecture est réduit à la portion congrue... Las !

Mais je tiens tout de même à vous parler rapidement d'une découverte faite grâce à Karine (merciiiii !) : la quadrilogie de David Gemmel, Le lion de Macédoine.

Une lecture prenante, que j'ai dévorée ! Je fais une pause avant d'entamer les deux derniers tomes, car il faut que je savoure !

Imaginez retrouver Xénophon, Sparte, Philippe de Macédoine, mais aussi Aristote ou encore le mythique général Parménion, qui a fait nombre des succès d'Alexandre... et qui tient la tête d'affiche de cette série. Plongez dans l'ambiance Grèce antique, le tout mâtiné de magie ! Le mélange est surprenant, mais fonctionne à merveille. Je me suis complètement laissée absorbée dans cette aventure. Le premier tome nous présente un Parménion jeune, pour lequel il est difficile de ne pas ressentir une vive compassion. Le second tome met l'accent sur sa maturité, avec un dénouement tout à fait incroyable, et il m'a fallu faire des efforts pour ne pas me jeter dans la suite immédiatement ! Mais comme je le dis plus haut, il faut absolument que je prenne mon temps, car après... plus rien !coeurardoiseavis4sur5

En un mot comme en cent : Parménion est un personnage extrêmement attachant, le rythme ne connaît pas d'essouflement, et cette association de l'antique, aux détails historiques véridiques pour la plupart, avec ce soupçon de magie forme un coktail réussi et happant ! Une vraie réussite, et presque un coup de coeur en ce qui me concerne. J'espère que les deux derniers tomes seront à l'image de ces deux premiers !

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24 février 2011

Hachette en application sur iPhone

hachetteappDictionnaire illustré Hachette, édition 2011. Février 2011.

Genre : application iPhone

Depuis trois petites semaines maintenant, j'ai fait l'acquisition d'un objet qui m'a permis de rentrer de plain-pied dans la modernité technologique du XXIème siècle, puisque je n'avais pas changé mon téléphone portable, depuis... disons -au bas mot-, 4 ans. Oui. Une faille temporelle low-tech m'avait engloutie et, pour tout avouer, je ne m'en portais pas plus mal. Seulement voilà. Mon bon vieux téléphone, après ses longues années de service rendus, commençait à dangereusement s'essoufler. Le pauvre réclamait sa dose d'énergie de recharge au bout de quelques heures. Sans utilisation, of course. Autant dire que j'aurais pu lui greffer la batterie pour le faire fonctionner. De fait, quelques points amassés auprès de mon fournisseur de téléphonie, et une envie grandissante de découvrir les nouveaux smartphones du moment, et notamment le petit dernier d'Apple, ont eu raison de moi. J'ai craqué. Oui, je suis faible. (Et vous savez le pire ? J'adoooore ! J'en suis folle ! Iune vraie gamine de 8 ans avec un nouveau jouet. Pfiou. C'est chouette la modernité.)

Bref, tout ça pour dire que gràace à ce nouveau joujou, j'ai pu tester une (bientôt) nouvelle application, le dictionnaire Hachette.

Alors, alors, que dire... De nombreux points positifs à cette application, mais quelques bémols à y opposer également (ben, oui, ça ne serait pas drôle sinon !).

Cette application est assez bien pensée dans l'ensemble. D'un point de vue organisation, l'utilisateur a accès à 4 parties : la partie dictionnaire proprement dite, que l'on développera plus loin, la partie « mots nouveaux », la partie « annexes » et enfin la partie « catalogue » (bon, la partie pub, quoi, qui renvoie à des apps déjà existantes de la maison d'Edition, en vente sur l'appstore.)

La partie « annexes » (couleur orange) propose quelques petits mémentos de langue française : rectifications de l'orthographe, règles de bases d'orthographe et de grammaire, niveaux de langue, abréviations et radicaux. Ce sont des aide-mémoire plutôt succints mais qui rempliront assez bien leur office à mon avis. Une petite piqûre de rappel simple, en somme.

motsnouveauxLa partie « mots nouveaux » (couleur verte) propose une liste déroulante de mots non pas nouveaux (comme vous pouvez le voir sur la photo d'illusatration, mais de mots nouvellement entrés dans le dictionnaire. En effet, si certains mots sont effectivement récents (bankable, gastrosexuel, berlusconisme (à quand la définition de « bunga bunga » ? ^^), cosplay ou encore VAE) d'autres sont bien connus, mais leur usage a pu en être détourné, ou utilisés dans des expressions qui tiennent déosrmais le haut du pavé sous de nouvelles couleurs. Des exemples ? Ok. Bon, alors, vous connaissez tous le mot « tableau ». Ben voui, le truc noir ou vert sur lequel l'institutrice old school, queue de cheval et lunettes pincées, écrit à la craie. Ouep. Sauf que maintenant on le droit au TBI ou au TNI. Tableau blanc/numérique interactif.

Ou bien on peut aussi trouver dans cette rubrique « même ». Ben quoi ? C'est un adverbe super courant, non ? Oui, mais pas que. On le trouve sous la forme d'expressions familières, car suivi d'un nom, il marque que l'on exclut l'hypothèse envisagée. Genre : « même pas dans tes rêves ».

Bon, enfin voilà, vous voyez le topo : des mots nouveaux, ou des expressions nouvelles. En petit nombre puisque l'on a le droit pour cette rubrique à un menu déroulant comme dans les contacts du téléphone, qui permet de naviguer au gré de nos envies de découvertes. Sympa mais pas non plus d'une grande exhaustivité (mais serait-ce d'ailleurs utile ?)

Enfin, la partie dictionnaire. Bon, là, je peux me comporter de deux manières :

- en utilisatrice lambda d'iPhone qui possède une petite app sympa sur son mobile. App qui propose « 125 000 définitions, 25 000 noms propres, 3000 illustrations ». Ok. De ce point de vue-là, c'est une app agréable qui rendra certainement quelques menus services. Un mot inconnu ? Hop ! Petite recherche, et courte définition. Du vite fait, bien fait, en somme.

rechercheCependant, dépassé cet usage superficiel, je crains que je sois obligée d'adopter l'autre manière de porter un regard sur cette app. Soyez donc conscients que je viens -bien malgré moi, bien sûr-, d'appuyer sur le bouton « vieille-prof-de-français-exigeante-même-pas-consciente-des-limites-à-imposer-à-une-app »). Donc, dans un monde idéal d'applications formidables et rêvées, cette application aurait :

  • Bien plus de mots, noms communs ou noms propres (ben voui, je suis onomaphage. J'aime les mots. J'aime les lire. J'aime les découvrir. Et j'aime les avoir tous à portée de main.) Là, je sais, je rêve. A moins d'occuper le tiers de la mémoire dévolue au téléphone (au moins !), c'est proprement impossible d'avoir un vrai gros dictionnaire dans un iPhone. Alors comment les concepteurs ont-ils choisi les mots et noms qui allaient figurer dans l'app ? Mystère ! Tiens, encore un exemple : pourquoi peut-on y trouver Clark Gable et pas James Dean ? Nan, mais c'est vrai, ça... Le non-choix est un choi en soi, certes. Ainsi, il y une certaine partialité dans le choix des mots qui figurent dans le dictionnaire. Plutôt, par exemple, qu'une mise à jour des mots nouveaux (est-elle prévue d'ailleurs ?), mieux vaudrait renforcer le dictionnaire et l'alourdir de quelques mots supplémentaires. Et puis, pour pousser le bouchon encore plus loin, au Pays de Bisounours, il y aurait même des mots compliqués. Ouais, vous savez, ces mots qui ont presque une couleur, une saveur. On ne les entend jamais, on ne les lit quasiment plus, et pourtant, ils existent, ils ne demandent qu'à papillonner sur vos lèvres. Hmmm. Rien que d'y penser, j'en frissonne. Ouais, ouais, ouais. Si vous êtes arrivés jusque là dans la lecture de ce test, vous devez vous dire que je suis sacrément déjantée. C'est ce qu'on disait souvent de moi parce que pendant de longues années, à l'adolescence, mon livre de chevet à demeure fut un dictionnaire, dans lequel je picorais joyeusement avant de m'endormir. Du coup, c'est vrai que la petite app iPhone me paraît bien maigrichonne. Mais remettons la mesure des choses : ce n'est justement qu'une app. On en revient donc à la conclusion précédemment énoncée (dans la partie « je chronique en toute responsabilité et en toute objectivité ») : en soi, l'application est satisfaisante. Pour un usage courant, quotidien.

  • Il y aurait aussi un menu déroulant, comme pour les « mots nouveaux », qui permettrait de naviguer au gré des mots, comme ça, juste pour le plaisir de découvrir des mots, et de lire le dictionnaire. Là, il y a une fonction recherche, à laquelle on accède d'ailleurs directement une fois la présentation de l'application passée, et on est obligé soit d'écrire le mot que l'on cherche, soit d'écrire deux lettres minimum pour ensuite pouvoir lire les mots commençant par ces deux lettres. Je ne sais donc pas si c'est possible, mais ce menu déroulant pour plonger dans le dico, comme on veut, quand on veut, ce serait gé-nial.

  • Il y aurait aussi plus de phonétique (et pas forcément que en API) pour savoir comment on prononce les mots.

  • Il y aurait aussi plus de photos (même si je sais que ça doit être un bouffe-place énorme). Ou alors, pour contourner cet écueil, un lien qui amènerait à un lien internet avec la dite illustration. Et là, d'ailleurs, je me rends compte que j'ai oublié de souligner un point très positif dans cette application : pour certains mots (encore trop rares aussi), il existe un renvoi vers un article encyclopédique. Succint aussi, mais très intéressant ! Un très bon point, ça ! Et dans le même ordre d'idée, super point positif aussi, les mots-mêmes de la définition peuvent être consultés dans le dictionnaire par un simple clic.

  • Et enfin, (je termine dans la chiante-attitude, hein, tant qu'à faire), les définitions seraient plus développées, plus fournies, avec des exemples, et des expressions dérivées. Peut-être même des synonymes.

    Voilà. J'ai fini la liste de mes griefs. Mais très honnêtement, je crois (je suis quasi-certaine, en fait !^^) que j'en demande trop, compte tenu du support qu'est une application. Je sais que jamais je ne pourrai jamais trouver mieux que mon bon vieux logiciel Robert, ma bible, ma mine informatique, mon dictionnaire chouchou, qui m'accompagne partout du moment que mon ordinateur est avec moi.

    3En un mot comme en cent : sympathique petite application pour iPhone et iPod, qui remplira quelques menus services, et garantira même quelques petites balades agréables pour peu que l'on se donne la peine de jouer avec sans recherche particulière. Il ne faut toutefois pas s'attendre à un dictionnaire exhaustif. Quand on sait justement que cette application n'a pas pour vocation de concurrencer le Robert (qui reste pour moi THE référence en matière de dictionnaire de tous les jours), on ne peut décemment pas demander la lune. Une fois cette idée acceptée, on pardonnera les quelques défauts que j'ai relevés. Mais des améliorations peuvent certainement être encore apportées.

    Je remercie vivement Emilie pour la découverte de cette application en avant-première. Parce que même si j'ai l'air de râler beaucoup, en vrai, c'est quand même chouette ce petit dictionnaire sur son téléphone.

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23 février 2011

L'écharpe douce aux yeux de soie

_charpesoiedouceL'écharpe douce aux yeux de soie, d'Edith Azam (Atelier de l'Agneau, 6 pages). Terminé février 2011.

Genre :  nouvelle

Bon, il faut que je sois honnête d'emblée : deux raisons m'ont poussée à retarder la rédaction de ce billet. Tout d'abord, le quasi burn-out que je frôle actuellement pour cause de boulot par-dessus la tête. Et dire que j'ai pris un 80% cette année pour m'en sortir... Mais entre les préparations de séquences, les corrections, l'organisation d'un voyage scolaire, et, surtout, la petite trollette qui doit avoir du redbull dans les veines, j'ai nommé ma tornade de fille, eh bien, j'ai eu peu de temps pour mon blog. Peu de temps aussi pour lire, par conséquent, mais L'écharpe douce aux yeux de soie ne soiedouce2comporte que 6 petites pages. J'ai donc lu le texte très, très vite, c'est peu de le dire. La deuxième raison avancée est donc, -et je m'en veux déjà-, ma difficulté à écrire un billet sur cet objet-livre. Calepin l'autre jour parlait justement de ce malaise qui nous prend, nous, lecteurs amateurs, lorsqu'on doit émettre une critique -au sens négatif du terme- sur un texte qu'un auteur a pris soin d'élaborer patiemment, avec acharnement ou passion (et peut-être même tout ça à la fois). Qui sommes-nous finalement pour porter un jugement négatif sur le travail d'autrui ? Et mon embarras est double puisque cette nouvelle bénéficie d'un écrin particulier, que l'on doit à une maison d'édition bien particulière, l'Atelier de l'Agneau, qui réalise ses couvertures à la main, en modèle unique. La photo qui illustre donc mon billet, et qui habituellement se contente de reprendre le visuel du livre, est ici l'exemplaire que j'ai reçu, signé Françoise Favretto. Un exemplaire unique.  Il y a une vraie recherche dans ce soiedouceque la conceptrice appelle la « mise en objet » : du tulle, qui rappelle l'univers médical de l'histoire, du feutre rose, des perles, des pétales de roses collés, ou encore du papier de soie. Il y a un vrai effort dans cette élaboration qui se veut délicate. Malheureusement, et c'est là où je me sens mal vis-à-vis de ce travail qui a été fait et que j'ai reçu gracieusement, je n'ai pas craqué sur cette idée. Je dois probablement manquer de fantaisie, et demeurer trop près de ce qui m'est connu, mais je n'arrive pas à considérer cette réalisation comme un « vrai livre ». Il y a quelque chose qui touche au scrapbooking, qui m'est connu de nom, mais qui m'est totalement étranger en réalisation, et qui ne m'attire pas vraiment. De là vient encore mon malaise : je me permets de dire que je ne suis pas sensible à cette mise en objet alors que j'ignore probablement tout de la difficulté, de la patience, de l'ingéniosité qu'il faut pour parvenir à ce résultat. Je prie donc humblement d'excuser la réalisatrice de ce travail et les Ateliers de l'Agneau pour ce manque d'enthousiasme que je n'arrive pas à brider, alors que je suis consciente d'avoir entre les mains l'aboutissement d'une réflexion dans un souci du détail et du raffinement.

Quant au texte même de la nouvelle, dont l'auteur est Edith Azam, je dois reconnaître que j'ai aimé, mais sans non plus y trouver un plaisir de lecture immense. Le thème abordé (celui d'un enfant de neuf ans malade, à l'hôpital) m'a fait penser à Oscar et la dame rose de EE. Schmitt, inévitablement. Le même ton, ou sensiblement. Les mêmes ellipses, ou presque. La même vision douce-amère aussi, immanquablement. Le texte est donc sympathique, certes, mais à l'image de la mise en objet, il n'a pas su emporter mon adhésion. Peut-être était-il trop court ? Mais eût-il été plus long qu'il n'aurait pas eu le même sens poétique.

Vous comprenez donc mon malaise : un double travail d'écriture et de réalisation, auquel malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à adhérer. L'idée est pourtant séduisante, originale, et mérite d'être saluée car penser que tous les exemplaires qui sortent de cette maison d'édition sont uniques est une vraie gageure dans le coeurardoise2monde actuel de l'édition, surtout à l'ère du numérique et des e-books (pour lesquels je n'ai de même nul enthousiasme...). Mais voilà. La magie n'a pas opéré sur moi, et encore une fois, je m'en excuse. Je me suis toujours promis de donner mon avis sans artifice, et je peux vous dire que ce soir, c'est la promesse la plus dure que j'aie eue à tenir ces dernières semaines. Je ne veux surtout pas donner le sentiment de me montrer ingrate devant le don de soi que représente l'écriture et la réalisation de cet objet-livre. Nul doute toutefois que d'autres lecteurs moins revêches que moi trouveront dans cette réalisation tout l'attrait qu'elle recèle et lui donneront les compliments qu'elle mérite.

Merci encore aux Ateliers de l'Agneau pour cette découverte et à Babelio.

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22 février 2011

Les Dames baroques

dames_baroquesLes dames baroques, anthologie d'Estelle Valls de Gomis (Editions du Riez, 300 pages). Terminé février 2011.

Genre :  anthologie

Résumé éditeur : La Femme Fatale, une figure du quotidien mais aussi de l'imaginaire séculaire : de Circé à Marie-Madeleine, de la Reine Margot à Vampirella, de Marilyn Monroe à Lilith, de la fée Morgane aux succubes les plus vénéneuses, la vamp, la sorcière, l'enchanteresse, la Belle Dame Sans Merci a toujours inspiré les artistes et les écrivains, mais aussi le commun des mortels. Aimée des uns, haïe des autres, elle peuple de ses courbes protéiformes les pages de la littérature. Estelle Valls de Gomis, écrivain et anthologiste, a rassemblé de jeunes auteurs et des plumes confirmées pour vous dévoiler les Salomé et les Iseult de la littérature fantastique et de fantasy.

Les dames baroques. Le  titre m'avait tout de suite tapé dans l'oeil lorsque je l'avais vu dans les choix de partenariats du forum Livraddict. Et la présentation de l'éditeur qui allait avec semblait tout aussi alléchante. Quant à la couverture, je l'ai immédiatement trouvée superbe. Malheureusement, ma rencontre avec les Belles Ténébreuses rassemblées dans cette anthologie par Estelle Valls de Gomis n'a pas eu lieu. Peut-être en attendais-je justement trop. Le concept de mêler à la fois auteurs « anciens » et écrivains nouveaux était plus que séduisant. Mais d'auteurs anciens, à peine dénombre-t-on cinq « plumes confirmées » : Barbey d'Aurevilly, le seul, l'unique, Petrus Borel, Huysmans, Madame d'Aulnoy, Jean Lorrain.

Le reste des auteurs m'étaient de parfaits inconnus. Non pas que la modernité soit gage de moindre talent, mais je dois avouer que sur ce terrain glissant qu'est ce qu'Estelle Valls de Gomis a appelé « Les dames baroques », il faut savoir innover, ne pas mettre simplement ses pas dans les pas des Grands qui nous ont précédés. Et je crois que malheureusement, j'ai mal commencé le recueil avec la première nouvelle, à laquelle je suis restée totalement hermétique, relevant avec une pointe d'agacement les poncifs utilisés en matière de description de la femme. Tout le monde n'est pas Baudelaire, malheureusement (ou heureusement ? Le maître en perdrait sans doute de son génie !) Je ne dis pas que j'ai trouvé toutes les nouvelles à l'identique de cette première (mauvaise) impression, puisque pour certaines, je me suis laissée doucement balader. Mais je n'ai pas eu de coup de coeur, pas de palpitement à la lecture, à la chute, au dénouement. D'ailleurs, j'ai mis du teeeeemps à lire ce livre, preuve s'il en est chez moi que j'ai dû me faire un peu violence. Finalement, les nouvelles qui m'ont le plus plu sont celles des « plumes confirmées ». Trop peu nombreuses à mon goût.

En somme, je salue l'initiative de vouloir thésauriser quelques textes modernes et classiques, autour de ce thème de la Belle Ténébreuse, mais j'en déplore les choix, tournés davantage vers des plumes modernes qui n'évitent pas pour autant les clichés que la littérature du XIXème siècle a fini quelque peu par épuiser. Peut-être qu'un peu plus de panachage avec les textes des maîtres aurait été intéressant. coeurardoise2Je ne sais donc pas si je me suis montrée trop exigeante, ou si j'en attendais autre chose, ou bien encore si je n'ai pas voulu faire de compromis avec la modernité sur un thème que j'affectionne, mais je suis bien obligée de reconnaître que je n'ai pas vraiment adhéré aux textes de cette anthologie. Je remercie toutefois vivement Livraddict pour ce premier partenariat et les Editions du Riez pour cette découverte.

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14 février 2011

Memento Mori

mementomoriMemento Mori, d'Hervé de Chalendar (Soleils Bleus). Terminé février 2011.

Genre :  roman

Résumé éditeur : Premières années du XXe siècle. Dans une ferme du cœur de la France, le jeune Anastase Odilon aperçoit un fantôme flottant au-dessus d’une vieille chatte, relié à elle comme une baudruche balancée par le vent. La chatte décède peu après. L’enfant vient de découvrir son effroyable don. 

Plus tard, dans les rues de Paris, les tranchées de la Grande Guerre ou les coulisses de la IIIe République, Anastase côtoiera la foule des fantômes de ceux qui vont mourir.  Il découvrira aussi les ivresses de l’amour et du pouvoir. Jusqu’au jour où il fera connaissance, dans le miroir, avec sa propre baudruche... 

Memento mori. Souviens-toi que tu vas mourir. Dans ce (très) court roman, il est question d'un homme, Anastase Odilon, qui a le don de percevoir le masque de la mort avant qu'elle ne s'abatte sur sa proie. Ce n'est rien de moins qu'une espèce de baudruche qui flotte au-dessus des têtes de condamnés. Il est le seul à les voir. Le seul à savoir que moins d'un an sépare ces êtres du trépas. Et il doit vivre avec ce spectre et apprendre à compter avec la Mort, à chaque seconde, chaque minute, quand elle se manifeste devant ses yeux.

J'ai trouvé l'idée de départ très intéressante, et c'est d'ailleurs ça qui m'a plu lorsque j'ai postulé pour ce partenariat. Vous imaginez, vous, avoir ce don maudit de savoir qui est sur le point de mourir ? Brrr. Quand j'y pense, personnellement, j'en ai des frissons. Mais rien de pire que de s'apercevoir qu'une baudruche flotte au-dessus de sa propre tête !

J'ai beaucoup aimé ce récit, qui s'apparente davantage à la nouvelle, ou bien au conte à la fable. L'intrusion du fantastique dans ce début du XXème siècle, qui va connaître la plus atroce des boucheries avec la première guerre mondiale, fournit un histoire légèrement inquiétante, doucement fantastique et gentiment  philosophique. Le texte se lit vraiment rapidement, et même si la fin ne m'a pas déçue, en ce sens où elle m'a rappelé le dénouement des récit dans la plus pure tradition fantastique du XIXème siècle, je lui ai tout de même trouvé un goût de trop peu. J'aurais aimé peut-être que l'histoire soit davantage développée. Une bonne découverte cela dit, à côté de laquelle je serais totalement passée à côté si je n'avais dû ne me fier qu'à la couverture, qui est bien terne, à mon sens.

4sur5memento

 

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15 janvier 2011

Prada et Préjugés

Prada_et_pr_jug_sPrada et préjugés, de Mandy  Hubbard (Albin Michel, Wiz, 313 pages). Terminé le 10  janvier  2011.

Genre :  roman (jeunesse)

Résumé éditeur : En voyage scolaire à Londres, Callie, quinze ans, tente une sortie clandestine en boîte de nuit, chaussée de magnifiques escarpins Prada acquis sur un coup de folie. Mais pas facile de garder son équilibre sur des talons vertigineux. Callie trébuche et reçoit un coup sur la tête. A son réveil, elle croit toujours rêver : la voici transportée dans l’Angleterre de 1815, dans la peau d’une cousine américaine éloignée d’une riche famille anglaise… Multipliant les faux-pas sociaux et les anachronismes, Callie doit trouver un moyen de revenir à son époque, tout en mouchant ce jeune comte arrogant et un peu trop beau à son goût !

Prada et Préjugés... Avec un titre comme celui-là, je ne pouvais que craquer !

[mode pensée profonde on]

Hmmm... Là, ma p'tite dame, y'a du Jane Austen là-d'ssous... Forcément. Ça peut être rigolo, ça. Un espèce de spin-off. Hin. Hin. Chouette-chouette. Cooool.

Hmmm... Cela dit, après réflexion, ça peut aussi être tout à fait nul, et complètement navrant. P&P, c'est intouchable, nan ?

[mode pensée profonde off]

Alors, qu'en dire après lecture ? Eh bien, pour être honnête, c'est tout ça à la fois : légèrement décevant, un brin caricatural, totalement rafraîchissant, et tout à fait charmant.

Soyons honnête tout de suite : derrière cette couverture acidulée, on ne peut s'attendre à la profondeur de nuance que recèlent les romans de Jane, la seule, l'unique, l'inégalée. De ce fait, on ne peut qu'en être un peu désappointé. D'autant que Callie, le personnage principal, est comme dirait... un chouïa agaçante. Un peu nunuche, mouton noir de son groupe, et le cliché-même, ringarde intello qui lorgne avec des yeux de chien battu vers un groupe de pimbêches qu'on imagine très bien fardées comme des cheerleaders, des filles tellement populaiiires (avec l'accent), dans un lycée bien américain. Oups. Dans les premières pages, j'ai cru que je m'étais totalement fourvoyée avec ce choix de lecture. Là, j'ai décidé de faire un truc qui étouffe mes remords à ne pas terminer un livre : j'ai entrepris de lire en diagonale. Vite fait. J'ai honteusement survolé les lignes.

Ce qui donnait donc, grosso modo :

Veut sortir en boîte de nuit avec THE filles en vue du groupe. Blablabla. Achète des fringues et des chaussures à 400 dollars (400 dollars ?!? Y'a vraiment des gens qui mettent si cher dans une paire de chaussures ???). Blablabla. Se casse la margoulette sur le trottoir. Se réveille dans une forêt. Blablabla. Ne comprend pas ce qui lui arrive et se pose des questions stupides. Blablabla. Tombe sur un château de la-mort-qui-tue dans lequel il y a des guignols en costumes d'époque. Blablabla. Se fait passer pour une lointaine amie américaine. Blablabla. Comprend toujours rien. Est vraiment cruche. Blablabla.

Bon, bref, z'avez compris, au début, je n'étais pas franchement convaincue... Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai peu à peu commencé à rentrer vraiment dans l'histoire et à me laisser tranquillement embarquer dans le roman. Je serais même incapable de dire à quel moment j'ai vraiment basculé de l'agacement à un élan de sympathie pour ce livre. Prada et Préjugés est clairement calqué sur P&P avec une bonne dose d'humour en supplément. C'est une histoire évidemment très fantaisiste, mais je me suis laissée prendre au jeu, et je n'en suis pas déçue. En refermant ce livre, j'avais une petite pointe de satisfaction : voilà un livre pour la jeunesse qui devrait beaucoup plaire aux midinettes. Et si ça peut les amener vers Orgueil et Préjugés, ça ne serait que du bonheur !

Le personnage de Callie gagne un certain capital sympathie au fur et à mesure de l'histoire, et le personnage d'Alex, so Darcy *soupir*, est tout à fait charmant. Et puis, vraiment, j'ai souri à de nombreuses reprises. Le coup de l'enlèvement pour éviter le mariage, par exemple, très Lydia pour le coup, est plutôt comique. Et il y a des quiproquos amusants. Quand le XXIème siècle rencontre le siècle Edwardien, ça ne peut faire que des étincelles. La bienséance et l'étiquette en prennent gracieusement pour leur grade !

Alors, je vais être honnête avec vous, si vous voulez lire ce livre pour la similitude avec Jane Austen, il vous faudra développer des trésors d'indulgence. C'est tout de même très ciblé ado. Et, autre point à ne pas négliger, si vous ne lisez jamais ce livre, vous n'amputerez pas votre culture  janéite, loin de là.

En revanche, comme je le dis plus haut, si vous voulez passer un petit moment agréable, sans prétention, juste pour vous faire plaisir, et vous dire que vous auriez adorer trouver un roman tel que celui-là quand vous aviez treize ans, alors ce livre est fait pour vous !

prada_avis

Merci beaucoup à Anne et au service jeunesse des Editions Albin Michel pour cette découverte !

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