28 février 2009
De Gaulle à la plage et La chambre de Khéops
De Gaulle à la plage, de Jean-Yves Ferri (Dargaud, 48 pages). Terminé le 25 février 2009.
Genre : bande dessinée
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Eté 1956 : lassé de l’ingratitude
des Français et de la médiocrité de leurs dirigeants, le libérateur de la
France décide de prendre quelques vacances bien méritées…
« Ici le Général de Gaulle qui vous parle depuis le poste de secours […] Le singe se parfume à la naphtaline… Je répète… Le singe se parfume à la naphtaline… L’oncle Oscar est reparti à Bornéo… Je répète… »
Voilà, le ton est donné : c’est légèrement
déjanté, bourré d’humour, plein de références au grand homme d’état que fut
De Gaulle, et je me suis parfois bien marrée à la lecture de cette bande
dessinée…
Jean-Yves Ferri nous présente la vie cachée du grand De
Gaulle, représenté en grand dégingandé dont les traits à peine esquissés
fournissent pourtant une foultitude de détails sur ses réactions et sentiments.
C’est vraiment hilarant.
Chaque strip comporte 6 cases et suit pas à pas les (més)aventures d’un De Gaulle en tongs, tour à tour joueur, boudeur, philosophe… Grand moment que cette rencontre avec son vieux camarade Churchill ! L’alcool coule à flot et les mots s’échangent, comme entre potaches sur le retour ! ^^
L’homme d’état est secondé par son secrétaire Lebornec, et
il est accompagné de sa fidèle épouse Yvonne, bonne bourgeoise qui tricote…
Mais le must du must, le personnage avec lequel je
me suis le plus bidonné, c’est LUI (voir strip ci-dessous) : Wehrmacht, un rejeton du chien d’Hitler
offert à la femme de De Gaulle à la fin de la guerre. Complètement siphonné le
cabot, et un peu traumatisé, mais les gags en sa compagnie valent leur pesant
de cacahouètes ! (ou devrais-je dire de croquettes ? ^^) Je ne
résiste pas à l’envie que vous fassiez aussi sa rencontre :))
Bref, un bon moment. Je ne connaissais pas Ferri, j’en redemande !

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La chambre de Khéops, de Fabien
Vehlmann et Matthieu Bonhomme (Dargaud,
52 pages). Terminé le 25 février 2009.
Genre : bande dessinée
Avis : 2/5
RESUME EDITEUR : Nous savons des choses que beaucoup ont oubliées. Des choses qui peuvent remonter aux temps anciens, tels s mystères d'Isis et d'Osiris. Nous savons qu'il y a un monde caché sous la surface de la réalité.
Bande dessinée qui faisait partie de la sélection officielle du Festival d’Angoulême de cette année, mais à laquelle je suis restée totalement hermétique. Bon, il faut dire que c’est le tome 5 d’une série, Le Marquis d’Anaon, et que je n’ai pas lu les autres tomes… Ceci explique peut-être donc cela…
Mais je crois aussi que je n’ai pas accroché au style
du dessin, qui m’a semblé un peu trop « old school » :
un petit côté Blake et Mortimer pour l’intrigue, mais en moins fun, et un côté
Corto pâlot et fade pour le personnage principal. Bref, je n’ai pas
accroché. J’ai même été agacée par les nombreuses bulles en arabes,
supposées rendre la « couleur locale » du cadre, mais trop nombreuses
à mon goût. Et pourtant, ça ne gênait en rien la lecture puisque le dessin
aidait à comprendre l’intrigue…
Bon, ben, ça arrive. On ne peut pas être séduit à tous les
coups… :/
25 février 2009
D'une pierre deux coups...
La vile traîtresse Leil a encore
frappé : elle me tague, comme le veut la coutume qui s’est insidieusement
et tacitement installée entre nous… ^^
Ce tag a déjà bien circulé dans la
blogosphère, donc je ne vais pas poursuivre plus loin la chaîne. J’ai ouvert le dossier IMAGES le plus récent de mon PC et j’ai pris la sixième
photo.
Elle date d’hier (et encore prise avec mon téléphone, j'ai oublié mon appareil...pffff... ) :

Y’a pas à dire, retrouver ses
racines et humer l’air de la mer pendant une semaine, ça fait du bien. Le
rythme de mes lectures en prend un sacré coup, mais ce n’est pas grave, je me
rattraperai la semaine prochaine ! Mens sana in corpore sano… Pour
l’instant, je m’aère la tête et les poumons !
21 février 2009
La voie magique, tome 5 de L'Assassin royal
La voie magique, tome 5 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 382
pages). Terminé le 18 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission
à Fitz : "Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà
du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à
l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les
forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres
alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d'autres forces sont en
marche... Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable
statut : c'est par lui que s'accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du
royaume des Six-Duchés, et c'est là une charge bien lourde à porter quand on
est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie...
Eh ben ! Que de découvertes
dans ce tome 5 ! Rebondissements et péripéties sont au rendez-vous,
et c’est le moins que l’on puisse dire !!! J’avais vu juste, certains
personnages rencontrés précédemment prennent une importance non négligeable
dans ce tome… D’ailleurs, je ne sais toujours pas qui est la mystérieuse
Caudron et il me tarde d’en découvrir encore plus sur elle…
Le pauvre Fitz essuie toujours
autant de déboires
(mais c’est pas Dieu possible tout de même de se mettre dans des situations
pareilles… Il a la scoumoune ou alors il le fait exprès… 0_O ). Mais pour le
coup, dans ce tome, je suis aussi révoltée que lui sur ce qu’envisagent de
faire Kettricken et Umbre… Nan, nan, nan… ça va pas du tout, ça… Accroche-toi,
mon Fitz, tu vas bien finir par sortir le nez de la mouise…
Il y a tout de même un truc dont
je voudrais parler ici, mais si vous n’avez pas lu encore la saga et que vous
comptez la lire, passez votre chemin sur la partie en bleu qui suit :
************** QUESTION
SPOILER ******************************
Dites, est-ce que c’est
moi qui suis une mauvaise lectrice et qui suis passée totalement à côté du
truc, ou bien vous aussi vous avez eu l’impression de vous faire flouer sur
l’âge du Fou ??? Depuis le début, je pensais que le Fou était plus âgé
que Fitz, et finalement, si j’ai bien compris, que nenni !!! D’accord, j’aurais
dû m’en douter, dans sa chambre à Cerf, il y avait une poupée dans un berceau…
mais je pensais que c’était davantage lié à sa nature un peu particulière et
étrange… Je suis tombée de c*l quand j’ai lu que le Fou avait lui aussi grandi
et qu’il avait désormais l’apparence plus adulte…
Et puis, Astérie vient
de balancer une bombe : le Fou serait une femme ??? Aaaargh…
Je n’en ai pas encore la confirmation, donc ne me dites-rien… mais là
aussi, quel coup de théâtre ! Quoique… je me suis bien posée la question
une ou deux fois, mais je m’étais dit que j’avais l’imagination trop fertile…
Bon, je suis lancée dans le 6, je pense que je vais avoir des explications,
mais je n’en suis pour l’instant qu’au tout début…
*************************************************************************
En tout cas, j’ai moins de
considération pour Sainte Kettricken (en même temps, elle apparaît d’autant
plus humaine et fragile dans ce tome…) et ça fait bizarre de voir évoluer Umbre
en dehors de son appartement secret de Cerf…
Et cette relation avec Œil-de-Nuit…
forte et attachante, non ? C’est à en envier de ne pas pouvoir développer
le Vif…
Que de mystères mystérieux, comme
dirait mon chéri, dans ce tome… D’ailleurs, faut que j’aille éclaircir tout ça…
Fitz, me voilà !
Rien que pour Capp !
Est-ce moi ou c’est la folie des
Tag en ce moment ?
Ma copine Capp’ m’a tagguée sur son blog. Même si ma vie est certainement moins fascinante que ne l’est celle de l’héroïne de la talentueuse Pénélope Bagieu, dont je vous invite à visiter le blog, je me prête volontiers au jeu… Allez, hop, c’est parti !
Diamants ou perles ?
Ben
euh… aucun des deux en fait… les pierres, ce n’est pas trop mon truc.
Quel était le
dernier film que tu as vu ? Au ciné ? Twilight !!!
Edwaaaaaaaaaard, je t’aimeuuuuh !
Petit déjeuner
préféré ? Celui du week-end : chocolat chaud, croissants, et verre de
jus de fruits rouges. Le tout avec un bon bouquin.
Deuxième prénom : pas de deuxième
prénom.
Quels aliments
n'aimes-tu pas manger du tout ? Tout un tas de trucs… Limite affligeant comment je suis
difficile…
Prénoms préférés du
moment : Edward ?
^^ Ok, je sors. Franchement ? Celui que de j’aimerais donner à mon fils si
j’en ai un jour (oui, je sais, ça fait beaucoup de choses au conditionnel, tout
ça…)
Quelle voiture
conduis-tu ? Une seat
Ibiza noire que j’appelle Bubulle. Et avec laquelle je fais trop souvent ma
Fangio selon mon cher et tendre… 0_O
Quels traits de
caractère n'aimes-tu pas ? Je
déteste les intolérants, les racistes, les égoïstes et les cons (trop grande
variété à mon goût…)
Habits préférés : Ceux pour lesquels j’ai des lubies
passagères. Je suis capable de porter le même style pendant trois mois, de m’en
lasser, et de changer du tout au tout.
Si tu pouvais partir
n'importe où en avion, où irais-tu ? Déjà, je ne prends pas l’avion sauf cas de force majeure
(trouille bleue + problèmes d’oreilles = horreur des avions). Mais si je
pouvais, j’irais en Grèce, sans nul doute.
Où veux-tu passer ta
retraite ? Dans
un pays méditerranéen. Je veux du soleiiil !
De quel anniversaire
te souviens-tu ? Celui
de mes proches. Mais ce n’est pas mon fort les dates. Je n’aime déjà pas qu’on
me souhaite le mien…
Ta date
d'anniversaire ? 13
mars.
Si tu étais une
couleur ? Noir.
Chocolat ou vanille
? Même réponse que Capp’ ! Vanille
pour les glaces, chocolat pour le reste !
Dernière personne au
téléphone ? Mon
chéri.
Sucré ou salé ? Définitivement salé !
Depuis combien
d'années travailles-tu au même endroit ? Depuis sept ans ! (mais c’est horriiible… je
n’ai pas vu le temps passer…)
Jour de la semaine
préféré ? Le
samedi !
N’hésitez pas à aller faire un
tour sur le blog de Cappuccinette ! Des recettes de cuisine top miam, des
lectures, et des tas d’idées formidables sur l’utilisation des bentô boxes vous
y attendent !
Et je laisse le tag à qui veut le prendre ! ^^
16 février 2009
Qui comme Ulysse
Qui comme Ulysse, de Georges
Flipo (Anne Carrière, 252 pages).
Terminé le 15 février 2009.
Genre : recueil de nouvelles
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : À ceux
dont le passeport n'a jamais le temps de moisir dans un tiroir cantine aux
sédentaires invétérés. Georges Flipo propose quatorze nouvelles de voyage, et
plus précisément de voyageurs : voyageurs en Asie, en Europe, en Afrique, en
Amérique du Sud, continents que l'auteur a souvent parcourus. Pas de
folklorisme ni de longues descriptions de panoramas, mais de prenantes
histoires qui emmènent le voyageur - et le lecteur - un peu plus loin que
prévu. Dans un cadre toujours différent, chaque personnage se révélera en
allant au-delà de ses limites. Limites de ses souvenirs pour l'une, de ses
préjugés pour l'autre. 'Telle autre ira aux confins de sa morale, de sa
méchanceté ou de son cynisme. Telle autre encore à la poursuite de son rêve
d'adolescente. Le style est fluide, le rythme enlevé, les portraits esquissés
en rapides petites touches. Le ton oscille entre l'émotion et l'humour parfois
acide. Quatorze nouvelles qui feront leur chemin dans la littérature de voyage.
Quand monsieur Flipo m’a proposé
de faire une escale dans les pages de son recueil, j’avoue que l’envie d’accoster
ne me tiraillait pas plus que ça. Je venais de lire chez Stéphie que ces
nouvelles n’avaient peut-être pas la fameuse « chute » après laquelle
est supposé courir un nouvelliste et un lecteur de nouvelles… Quoi ? Pas
vraiment de chute ? Ta, ta, ta… ce recueil n’est pas pour moi, me suis-je
dit !
Et puis, cédant à l’appel de Sirène de l’auteur lui-même, (je suis une incorrigible curieuse, derrière mes
prises de position apparemment tranchées) me voilà attendant qu’Ulysse débarque
chez moi.
Un week-end de lecture plus tard,
je jette l’ancre pour livrer mes impressions de lecture… Tout d’abord, sachez
que je suis, comme le décrit Georges Flipo dans la nouvelle éponyme, une
incorrigible française… ^^ J’aime les chutes percutantes qui vous
retournent l’esprit et qui vous laissent pantois de n’avoir rien vu venir…
« (…) elle explique, en
secouant ses longs cheveux raides, qu’il manque une chute dans les nouvelles
d’Ulises. Il répond que les chutes, c’est une obsession bien française ;
en Amérique du Nord ou du Sud, la chute, on s’en passe très bien, il donne en
exemple Scott Fitzgerald, ou Cortazar. Et d’bord, pourquoi une chute quand
l’histoire doit finir sur un goût d’inachevé ? Elle n’en démord pas, on
est en France, elle veut une chute. » (p. 70)
De ce fait, les deux premières
nouvelles « Nocturne » et « Les sources froides » ne
m’ont guère touchée. L’écriture fluide facilite pourtant la lecture
et on est vite, il est vrai, emporté dans le rythme du court récit. Mais
ces fins avaient justement trop pour moi un goût d’inachevé.
Mais si je suis d’esprit bien
français, je n’en suis pas pour autant béotienne, et je ne suis pas obtuse. Ainsi,
même si mes convictions littéraires toute françaises empêchaient un
enthousiasme débordant, j’ai tout de suite reconnu un talent certain dans la
narration et dans l’évasion que procuraient ces deux premières histoires.
Et le déclic a alors eu lieu avec
la troisième nouvelle, « L’île Sainte-Absence »… Empreinte de
tendre poésie et d’une délicate retenue, cette histoire a touché en moi une
corde sensible. La fin ne m’a pas non plus étonnée, mais parce que dès le début
–ou presque-, j’ai reconnu ces crabes, pour en côtoyer malheureusement de
trop près –chez l’un de mes proches- l’un de son espèce… J’ai reconnu presque
immédiatement le chemin sur lequel m’emmenait l’auteur, mais je me suis
laissée prendre la main, et conduire vers le bout de la route, devant cette
Saint-Absence, chimérique île des derniers espoirs.
Dès les derniers mots lus, je
n’avais qu’une envie, relire l’histoire, et la graver en moi tant elle m’a
parlée, tant l’écho qu’elle créait dans mon cœur apportait un baume à une
douleur et une angoisse qui sont devenue pour moi compagnes trop familières.
J’ai été dès lors entièrement conquise par le style de l’auteur, qui sait en
quelques mots et touches, brosser une histoire comme on brosse un tableau qui
happe votre regard.
J’ai donc lu les autres nouvelles
avec un regard nouveau, sans me soucier de cette histoire de chute (belle
victoire pour vous, monsieur Flipo, n’est-ce pas ? ^^) et en me laissant
juste porter par le flot des mots, et en m’immergeant à chaque fois dans un
décor et des horizons neufs, préludes à chaque incipit à une plongée dans un
univers fait de saveurs étrangères et dépaysantes.
Certaines nouvelles m’ont trouvée
plus en retrait et moins impliquée, presque distante, comme « La marche dans le
désert », « Le voyage vers le frère » (très étrange
nouvelle) ou « Une incartade », mais toutes apportent à ce Qui
comme Ulysse les ingrédients nécessaires et variés pour en faire un
parfait viatique aux explorations les plus étonnantes et les plus intimes.
C’est parfois grinçant, un peu
acide, parfois déconcertant ou embarrassant (délicat sujet que celui évoqué
dans Un éléphant de Pattaya…), toujours troublant.
J’ai en outre une affection
particulière pour la nouvelle éponyme, Qui comme Ulysse, qui n’a pas
été sans me rappeler Les liaisons culinaires d’Andreas Staïkos, dans sa
manière de glisser des recettes d’empanadas au sein même de l’histoire, La
partie des Petits Saints (gros coup de cœur pour cette histoire d’Echecs,
de lutte entre le Bien et le Mal, avec ce personnage attachant de
cabaretier-champion) ou encore Rapace. Sans oublier A l’heure de
notre mort, dont la fin est d’une ironie forte et mordante.
Bref, Ulysse est un parfait
voyageur qui a su me guider vers un style de nouvelles auquel je n’aurais pas
pensé adhérer. Des nouvelles sans chute ? Ben oui, ça existe. Parce que
les chutes, ce ne sont pas forcément ces traits qui vous retournent la tête. Ce
sont aussi ces fins qui n’ont d’inachevées que le qualificatif. La liberté
du voyageur des mots que sont les lecteurs, c’est aussi de donner le sens et
les émotions que l’on veut à ces courts périples imaginaires. Et de les
terminer en nous comme on souhaite choisir un itinéraire.
Je remercie donc chaleureusement
Georges Flipo de m’avoir fait parvenir ce livre-voyageur, car sans sa curiosité à savoir
ce qu’une lectrice comme moi, qui partait peu convaincue, pourrait bien penser
de son recueil, je ne serais jamais allée spontanément vers ce livre.
Bon, il vaut mieux que je l’avoue
tout de suite : je persiste à préférer « mes » chutes françaises
(qui sont aussi un peu anglaises, parfois, non ? Aaah, tout l'art des short stories...) mais je suis ravie
d’avoir découvert que mon esprit pouvait s’ouvrir à ces histoires esquissées à
grands traits, qui ne sombrent jamais pour autant dans la facilité. Peut-on
jouer les indifférents face à ces nouvelles ? J’en doute.
Et puis, comme le souligne si bien
l’exergue qui ouvre ce recueil, « Ne demande pas ton chemin à
quelqu’un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre… » (Rabbi
Nachman de Breslau). C’est toujours dans les errances que l’on fait les plus
jolies découvertes…
Le blog de l’auteur : ICI. Son site ICI.
Le livre part pour sa prochaine
destination dès demain ! Bon vent à Ulysse ! Puisse-t-il aborder en
de nombreux autres rivages accueillants…
12 février 2009
Alwenn's way of life
Décidément, que de tags en ce
moment… Et c’est encore à mon tour… Hambre me demande de dévoiler six petites
choses qui n'ont pas vraiment d'intérêt mais qui font partie de mes journées
et de mes habitudes quotidiennes...
Alors c’est parti :
1. Je mets mon réveil cinq minutes
plus tôt pour pouvoir paresser au chaud sous la couette un peu plus
longtemps.
2. Même quand je n’ai pas envie
d’aller au boulot, j’adore prendre ma voiture et conduire. C’est un de
mes petits péchés mignons : conduire. Et chanter très fort quand je
suis toute seule.
3. La première chose que je fais
en arrivant au travail est de démarrer internet sur mon ordinateur
portable. Parfois, je n’ai même pas le temps d’aller y faire un tour, mais
c’est un rituel.
4. Pas une seule journée sans aller
sur mon forum préféré retrouver mes coupines de web…. (bisous les
filles !) Une vraie drogue.
5. J’aime savoir que le soir passe
telle ou telle série à laquelle je suis accro. (ça me met même en joie
certains jours dès le matin ! Ouais. Je sais. Je suis grave. ). Et j’aime
me coller dans le canapé le soir en tenue doudou pour les regarder.
6. Je ne peux pas m’endormir si je
n’ai pas lu au moins une ou deux pages d’un livre (bon, je déborde
souvent d’une ou deux pages… c’est dur, la vie d’une LCA… ^^)
Et prend la suite qui veut !
(Image prise sur Petits gribouillages)
11 février 2009
Le poison de la vengeance (tome 4 de L'Assassin royal)
Le poison de la vengeance, tome 4 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 349
pages). Terminé le 09 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Royal,
l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que
Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de
la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…
Pour l’instant, ce n’est pas
mon préféré de la saga, car la fin a justement un peu manqué de ce peps que
je décrivais dans le billet précédent comme la marque de fabrique de Robin Hobb
(mais peut-être est-ce dû là au découpage artificiel effectué par l’Edition
française par rapport à l’édition originale…)
Cependant, Le poison de la
vengeance est intéressant car il lance Fitz dans une nouvelle époque de
sa vie. Je ne vous cache rien, il est encore très misérabiliste dans
ce tome, mais les événements le poussent à agir comme tel.
De bons passages encore dans ce
tome : la description de Gué-de-Négoce (euh… je suis presque obligée de le
dire : je comprends presque pourquoi Royal la préfère à Cerf…), la
rencontre avec certains membres du Lignage (on en apprend beaucoup sur le Vif),
et l’épisode final dans le palais de Royal…
Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine
de plus en plus Royal sous les traits de Joaquin Phoenix dans son rôle de
Commode dans Gladiator (sa cruauté ? son histoire torturée avec son
père ? son goûts pour les cirques et les mise à morts ? Un peu de
tout cela sans doute…)
La relation entre Œil-de-Nuit et
Fitz s’approfondit et se nuance. Les rencontres se succèdent au cours du périple que Fitz
entreprend jusqu’à Gué-de-Négoce, et m’est avis que certains personnages
risquent de prendre une certaine importance par la suite…
C’est davantage un livre de
transition : on sent que les choses bougent, les pièces du jeu se
mettent en place… Quelle va en être l’issue ?
Bref, je ne vais pas m’attarder
davantage, pour ne rien dévoiler de l’intrigue, mais je suis vraiment accro à
cette saga. Je veuuuux savoir la suite ! (et d’autant que c’est un tome
très centré sur Fitz et que certains personnages manquent dans ce tome 4 !
Je veux les retrouver et savoir ce qu’ils deviennent !).
07 février 2009
La nef du crépuscule (Tome 3 de L'Assassin royal)
La nef du crépuscule, tome 3 de L’Assassin
royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 413 pages). Terminé le
07 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Ravagé,
pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les
navires de guerre ne parviennent plus à tenir les pirates rouges en respect.
Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent
supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se
désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé
par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le
soupçon, la traîtrise et le mensonge. Aussi le prince Vérité décide-t-il
d'entreprendre une quête insensée : aller trouver les Anciens, par-delà les
montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses
heures les plus sombres...
Il y a quelque chose de pourri au
royaume des Six-Duchés… (toute ressemblance avec une phrase célèbre d’un auteur mort de
langue anglaise est totalement fortuite…).
Rien ne va plus mesdames et
messieurs… Les Six-Duchés sont en proie à tous les maux : Pirates rouges,
étrange maladie du Roi régnant Subtil, crise profonde du Roi-servant Vérité qui
s’en va battre les Montagnes à la recherche d’hypothétiques sauveurs,
Reine-servante menacée… J’en passe et des meilleures !
Royal est plus abominable que
jamais, secondé par le vil Murfès. Et ce Fitz… Rhâ, la, la… Il a le chic
pour se mettre dans des situations impossibles ! Quel torturé ! (tout jeu de mots que
seraient capables de (re)connaître les lecteurs de ce tome 3 est également
involontaire… Quoi que… ^^)
J’appelle désormais Fitz « le
miséroïde »…
Ben oui. Il ne lui arrive que des malheurs à ce pauvre garçon. Le sort
s’acharne contre lui et Dieu sait que de surcroît, il aime bien se faire
prendre en pitié par le lecteur… Parfois, c’est un peu too much quand même.
Pire que lorsque je regardais Princesse Sarah à la télé… c’est dire…
Mais qu’est-ce qu’on suit avec
avidité les péripéties et les retournements de situations dans cette saga ! (oui, ça y est, j’avoue humblement : je
suis accro… ) Royal est toujours aussi détestable (on a vraiment envie de lui
cracher à la figure, ce misérable) et ce n’est pas dans ce tome que ça
s’arrange ! Mais par Eda ! ça craint vraiment ce qui se passe… On
sent que les choses changent, et que les difficultés ne sont pas prêtes de
trouver une solution…
Qu’est-ce que Vérité m’a manqué
dans ce tome ! Je suis de plus en plus en train de m’attacher à ces
personnages : Œil-de-Nuit, Le Fou, bien sûr, Umbre, évidemment, mais
aussi Burrich, le dur au cœur tendre…
Je me suis déjà lancée dans le 4. Je n’ai pas voulu faire de pause
cette fois-ci, il me tardait trop de connaître la suite (et mama mia… quelle
suite pour ce début de tome 4…)
Bref, Robin Hobb m’a forgisée : je serais presque capable de ne
pas boire et manger pour pouvoir poursuivre tranquillement les aventures du
Fitz ! ça valait vraiment le coup que je m’accroche après le premier
livre, que j’avais trouvé laborieux.
Une chose est sûre, la griffe de
Robin Hobb, ce sont ses fins renversantes : elle met patiemment en route son intrigue,
toutes les pièces s’emboîtent petit à petit et les dernières pages s’avalent
fébrilement tant les événements s’accélèrent… Elle est incroyable à ce
niveau-là ! C’est palpitant ! Et tout semble toujours plus complexe
que ce que l’on avait cru percevoir de prime abord…
Allez, je file retrouver Fitz…
(comme je l’écris dans le blog-it, il vire parfois tellement martyre qu’on
aurait envie de lui donner des claques, mais c’est tellement bon de se demander
ce qui va encore lui arriver…)
