Fabula Bovarya

A tous ceux qui sont atteints d'un incurable bovarysme...

30 mars 2009

What a terrible mess !

lost_in_austenGrâces soient rendues à chairi-chairi qui s’en est allé à Londres il y a une semaine, et qui m’a ramené THE dvd dans ses bagages ! A moi les quelques heures de béatitude devant les 4 épisodes de cette série complètement déjantée !

 

Je comptais ne regarder qu’un seul épisode cette après-midi, mais finalement, j’ai tout regardé et, franchement, c’est un vrai régal !

 

La jeune Amanda est une janéite pure et dure. Elle pense Austen, elle rêve Austen, elle vit Austen. Et quand Elizabeth Bennet elle-même arrive par une porte dérobée dans sa salle de bain, sa surprise est grande. Et non moins grande sa surprise de se retrouver plongée dans l’univers d’Orgueil et Préjugés, ayant échangé sa place avec celle de Lizzie !

 

A partir de là, il faut l’avouer, les quiproquos et les catastrophes s’enchaînent ! Ben oui, il ne faut pas se leurrer, arriver en pleine période georgienne alors que l’on n’a connu que la modernité du XXIème siècle provoque un certain jet-lag temporel… dont il faudra bien s’accommoder ! ^^ ( ah, la scène du « brossage de dents »… )

 

Tout dans cette série est sens dessus-dessous. Tel ou tel personnage que l’on croyait connaître se révèle bien différent (ah, cher Whickam… pas vilain à regarder en plus, contrairement à d’autres de ses avatars…) et les relations qu’Austen a bâties dans son roman sont totalement bouleversifiées ! Damn it Amanda ! You’re right ! We also can hear “Jane Austen spinning in her grave like a cat in a tumble dryer” !

 

Amanda nous met un joyeux bazar dans le monde austenien de P&P mais c’est véritablement jouissif. Je me suis marrée toute seule devant ma télé, allant même jusqu’à me repasser certaines scènes ! Une vraie cure d’humour !

 

Et puis les clins d’œil aux autres adaptations P&P, et bien sûr en particulier celle de 1995, sont légion. On ne peut donc pas passer à côté de CETTE scène ^^ :

Bon, je dois avouer que j’ai tout de même été moyennement convaincue par l’acteur qui joue Darcy, autant physiquement que par le jeu. Mais pour le reste du casting, c’est pas mal du tout. Très étrange au départ de retrouver un ancien médecin de la série d’Urgences (Alex Kingston) dans le rôle de Mrs Bennett, mais elle s’en sort vraiment très bien. Moins hystérique que les autres en plus. Ce qui soulage un peu nos oreilles.

 

Tout va plus loin que dans le roman, et parfois j’ai eu du mal à ne pas penser « how scandalous it is », tout en souriant de l’audace des scénaristes… Naaan, mais franchement, vous vous imaginez vous, un Bingley dépressif et alcoolique, une Caroline sapphiste, un Collins plus pervers que jamais ?… Allez, j’arrête, j’en dis déjà trop !

 

Ce dvd, c’est du bonheur sous jaquette. Il fallait oser, ils l’ont fait, j’ai adoré.

 

Et pour celles et ceux qui auraient peur de ne pas comprendre parce qu’il n’est pour l’instant disponible qu’en VO, c’est tout à fait accessible. Et c’est tellement plus savoureux ! Je me demande même si ce DVD ne va pas d’ailleurs me réconcilier avec la VO.

 

Rhââââ, que je puis-je être à mon tour Amanda Price pour tomber dans les bras de Darcy ! Je suis atteinte. Gravement. Et je suis comme Amanda, je le revendique ! ^^ Qui a dit que le swooooooon n’était plus de mon âge  ???

 

Lost in Austen, série réalisée par Dan Zeff, pour ITV / Mammoth screen production 2008
Avec Jemima Rooper, Elliot Cowan, Hugh Bonneville, Alex Kingstone, Lindsay Duncan, Gemma Arterton, etc.

logo_austen_challenge

 

La solitude des nombres premiers

giordanoLa solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano (Seuil, 328 pages). Terminé le 29 mars 2009.


Genre : roman


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

Voilà un joli premier roman
Cette histoire, racontée sur une vingtaine d’années, nous trace le récit de vie de deux personnages pour le moins attachants, Mattia et Alice. Deux écorchés de la vie, deux âmes tourmentées qu’une amitié aussi vive que compliquée va unir le temps de l’adolescence. Mais les vicissitudes de l’existence rattrape tout un chacun, et il est dur de naviguer dans les vents contraires. De leurs errances jusqu’à leur maigres ou provisoires réussites, Paolo Giordano brosse à grands traits simples un portrait croisé touchant.

 

J’avoue que parfois, j’ai eu peur que l’auteur tombe dans le misérabilisme. Mais s’il a su éviter cet écueil en redressant rapidement la barre, je n’ai pu m’empêcher parfois de me trouver très mal à l’aise face à ces deux personnages. La vérité est parfois crue, mais elle est aussi si réaliste. L’impression qu’une force d’inertie colossale empêche ces deux êtres de se mouvoir comme ils l’entendraient dans la vie, et que, quoiqu’ils fassent, le poids des erreurs passées viennent se rappeler à eux dans le ressac de leur mémoire et de leur chair-même.

 

Mattia et Alice (surtout elle d’ailleurs) sont englués dans les souvenirs ou dans les fardeaux qu’ils portent depuis l’enfance. Ils essaient, autant que faire se peut, de s’extirper des ombres qui s’échappent des placards familiaux, mais leur quête est âpre et violente, n’épargnant personne autour d’eux.

 

Et même si la fin est porteuse d’espoir, j’ai tout de même peine à croire en leur réussite dans ce combat. C’est peut-être après tout bien cela que cherche à nous dire Paolo Giordano : on n’oublie pas le passé, on apprend juste à vivre avec les fêlures qu’on en retire forcément.

Le style de Paolo Giordano n’est ni novateur ni éclatant , mais l’auteur sait tout simplement décrire les instantanés de la vie avec une acuité douloureuse (même si, parfois, le flux des détails insignifiants qui s’enchaînent a pu aussi freiner ma lecture…)

 

C’est donc un premier roman tout à fait encourageant et qui peut laisser augurer pour ce jeune italien d’une jolie percée dans le monde littéraire. (la quatrième de couverture précise que le livre a fait un tabac dans son pays). A confirmer par un futur roman ?

 

chez_les_fillesJe ne peux citer tous les lecteurs de la blogosphère qui ont lu ce roman, grâce souvent au site Chez les filles, que je remercie chaleureusement pour leur offre (merci Suzanne !) mais ils sont nombreux et les échos sont souvent très positifs.

 

200px_Paolo_GiordanoEt puisque l’engouement pour la gueule d’ange de Giordano sur vos blogs m’a bien fait marrer, je ne résiste pas à l’envie de mettre moi aussi la photo de ce jeune auteur italien ! (Spéciale dédicace pour vous les filles ! ^^) (mais il est tout jeunot quand même, hein…)

Ma vie est tout à fait fascinante

jolicoeurMa vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu (Le livre de poche, 94 pages). Terminé le 26 mars 2009.


Genre : BD


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice parisienne. Elle vit dans le plus petit appartement du monde, sous les toits, en compagnie de son chat rose, de sa collection de chaussures et de ses tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l'écoute pas... Heureusement pour elle, il reste ses copines langues de vipère, les soldes, les séries télé, la presse people et les macarons ! L'auteur croque dans cette bande dessinée les petits riens du quotidien avec beaucoup d'humour et un talent évident : à chaque page, elle nous raconte ses petites histoires et péripéties, tour à tour drôles, justes et émouvantes.

 

Les aventures de Pénélope Jolicoeur en poche sont arrivées depuis 15 jours ! Plaisir à ne pas bouder, pour cette somme modique, même si, il faut l’avouer, de nombreuses illustrations sont reprises directement depuis son blog

 

Mais bon, Pénélope Jolicoeur, c’est la jeune femme des temps modernes, c’est vous, c’est moi, c’est nous ! Les situations évoquées sont tellement criantes de vérité que c’est dur de résister et de ne pas sourire à nos propres défauts ! ^^ Qui n’est jamais allé à Ikéa avec une liste bien définie et n’en est jamais revenue avec mille autres petites babioles ? Qui ne s’est jamais promenée avec son homme en monopolisant la conversation ? Qui n’a jamais craqué pour un sac ou une paire de chaussures dans un magasin, cédant aux murmures insidieux de ces objets à nos oreilles ? Bref, cette édition sous format poche est une petite friandise qui se dévore en 10 minutes montre en main, mais c’est tellement bon… Un vrai remède à la morosité !

 

copineSi vous voulez suivre les (més)aventures de Pénélope Jolicoeur, n’hésitez pas à aller visiter son blog : tous les jours ou presque, un vrai petit moment d’humour… (cliquez sur l'illustration)

 

Et je profite d’ailleurs de cet article pour remercier encore Pénélope Bagieu de m’avoir gentiment répondu par mail il y a quelques semaines et m’avoir autorisée à utiliser l’une de ses illustrations pour en faire mon avatar !


26 mars 2009

D, Lord Faureston

DD, Lord Faureston, de Ayroles, Leprévost et Maïorana (Delcourt, 62 pages). Terminé le 25 mars 2009.


Genre : BD


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : De retour d’expédition, l’explorateur Richard Drake hante clubs et salles de bal de la haute société victorienne. Il s’éprend de Miss Catherine Lacombe, charmante lady au caractère bien trempé. Le séduisant Lord Faureston a lui aussi jeté son dévolu sur la jeune femme. Mais une aura de mystère entoure ce ténébreux dandy. Catherine serait-elle en danger ? C’est en tout cas ce que prétend l’énigmatique Mister Jones, un obscur employé de banque qui, la nuit venue, devient chasseur de vampires !

 

La folie vampires me poursuit toujours (je vais me calmer, ne vous inquiétez pas, hein..) et c’est grâce à Fashion que j’avais découvert l’existence de cette BD sobrement intitulée « D ». Quoi de mieux que de lire donc cette très jolie production illustrée après ma découverte de Stoker ?

 

J’ai beaucoup, beaucoup aimé cet album. Mention spéciale tout d’abord aux dialogues dont la langue est franchement savoureuse et pleine de sens. Il n’y a rien de pire pour moi que les BD qui sacrifient le dialogue au graphisme. Dans ce « D », tout est parfait : l’ensemble est à la fois esthétique et intelligent.

 

Les auteurs empruntent bien sûr beaucoup au mythique Dracula de Stoker, mais c’est justement un plaisir de les retrouver là, disséminés : le clin d’œil à la forme du journal intime, le mystérieux Lord Faureston, qui parle à peine, à l’instar du Dracula de Stoker ou encore le traditionnel chasseur de Vampire (Van Helsing doit se retourner dans sa tombe, d’ailleurs ! Son avatar est ici pour le moins atypique… mais très attachant ! ) Le personnage de Lord Faureston apparaît quant à lui comme un séduisant dandy au charme sulfureux, laissant parfois transparaître sa nature démoniaque dans une main gantée ou un visage sans doute un peu trop décharnés…

 

La société victorienne est en outre bien rendue : on passe des bals somptueux aux diners fins en passant par les salons masculins, lourds des effluves des cigares et des vapeurs de brandy, ou encore les rues sombres de Londres… Et le dessin fastueux rend les atmosphères encore plus fortes… Certaines vignettes sont franchement très belles.

 

L’intrigue manque peut-être encore un peu de surprise (quoique...), mais je fais confiance aux auteurs pour renverser la vapeur au prochain tome…

 

Bref, un vrai petit plaisir que ce D, Lord Faureston, et j’attends désormais la suite avec impatience !

(En attendant, je vais peut-être me mettre à Garulfo, alors… car honte à moi, je ne les ai jamais lus encore…)


23 mars 2009

Dracula de Bram Stoker

dracula_stokerDracula, de Bram Stoker (J’ai lu Fantastique, 574 pages). Terminé le 20 mars 2009.


Genre : roman


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l'auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d'un crucifix et de guirlandes d'ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable...

 

Les Vampires… Tout le monde connaît, bien sûr… Et depuis le phénomène Twilight, ils sont revenus en force ! : ) Je viens donc enfin de découvrir ce classique de la littérature fantastique qu’est le Dracula de Stoker !

 

Qu’ai-je retenu de cette lecture ? Tout d’abord, j’ai été complètement happée par les premières pages. Tout commence avec le journal de Jonathan Harker qui est en route pour la Transylvanie et le château du comte. Cette première partie de récit est tout simplement prenante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Stoker sait créer une ambiance. A le lire tard le soir, au chaud sous la couette, on frissonne avec ce pauvre Jonathan qui ne sait pas où il a mis les pieds.

 

La rencontre avec le comte est forte et puissante, car quand on connaît les codes qui régissent la mythologie vampirique, on a envie de crier au jeune Harker d’essayer de s’enfuir au plus vite. L’arrivée au château est en ce sens un grand moment. Dracula possède à ce moment-là une corporéité qui va peu à peu s’estomper au fil des pages. Il est le héros de ce roman, mais finalement, en tant que personnage, -mis à part dans cette première partie-, il n’apparaît plus en tant qu’individu mais en tant qu’ombre menaçante et dangereuse. C’est d’ailleurs très étrange car juste avant sa fuite, il lance une seule phrase au groupe qui désormais le pourchasse (Quincey, Van Helsing, Harker, Goldaming et Seward) et cette parole lancée sonne bizarrement : comme si le fait de replacer le Comte dans sa corporéité lui enlevait son aura maléfique…

 

La construction du roman est tout bonnement géniale quant à elle : les extraits des journaux intimes de différents protagonistes s’enchaînent, ménageant à chaque tournant de l’intrigue un suspens diabolique (oui, oui… même si on connaît tous l’histoire pour l’avoir souvent vue adaptée au cinéma notamment, on se laisse complètement emporter par le rythme du récit).

 

La partie consacrée au journal de Mina Harker, et à la lente agonie de Lucy est tout aussi prenante. Les atmosphères sont lourdes, pesantes. Tout concourt à plonger le lecteur dans un univers angoissant où le Comte tire les ficelles en main de maître.

 

Deux points uniquement m’ont gênée : la fin du roman, à partir de la traque du comte, que j’ai trouvée un plus longuette dans le rythme que le reste de l’intrigue. On sait comment ça doit se terminer, et quelque part, on a hâte d’arriver à cette fin inéluctable. Ensuite, c’est le côté parfois trop mièvre des relations qui s’emparent du groupe dès la mésaventure vampirique de Mina. Le fait d’avoir une femme, qui prend une place et une importance conséquente dans un roman où les hommes sont prédominants, est en soi une adjonction littéraire qui rajoute du poids et une force à l’histoire. Mais le groupe se soude autour d’une amitié qui pour moi se fond dans une espèce d’attirance ambiguë entre tous ces protagonistes. Chacun pour une raison différente, ils portent une indéfectible affection à Mina Harker, et Stoker en fait alors comme une Madone maudite que seule une quête sainte et expiatoire pourra sauver. J’ai trouvé ça un peu « too much » par endroits.

 

J’aimerais maintenant regarder à nouveau le Dracula de Coppola, qui, si je m’en souviens bien, est sans doute l’un des films les plus fidèles au roman. Si l’on excepte que le réalisateur a rajouté cette histoire d’amour de Dracula pour Mina… Mais il faudrait que je revoie le film pour pouvoir le comparer à cette récente lecture.

 

Un bon moment en tout cas, et un classique de la littérature fantastique à côté duquel il ne faut pas passer !

L’édition J’ai lu présente en plus un court dossier à la fin du livre, avec une biographie de l’écrivain et la genèse du roman. Les autres sources d’inspiration de l’écrivain sont également citées et l’on se rend compte que cette ambiance gothique est le fruit d’une lente maturation autour du personnage du vampire qu’avait déjà ébauché Polidori par exemple. C’est vraiment intéressant. J’avais d’ailleurs lu La villa des Mystères qui racontait cette histoire.

 

Alors, un seul mot d’ordre : après Edward Cullen, laissez-vous mordre par le maître en personne ! ^^ (mais n’oubliez pas le collier de fleurs d’ail ! )


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21 mars 2009

Austen et moi...

jane_austenEh oui ! J’en suis aussi !

Fashion a eu l’excellente idée de lancer le Challenge Jane Austen 2009 et étant tombée complètement  sous le charme d’Orgueil et Préjugés à la fin de l’année dernière, j’avais eu l’intention dès ce moment-là de me lancer dans la découverte du monde de Jane. Le challenge tombait donc à point !

Je rappelle donc les principes (fort souples, heureusement !) énoncés par Dame Fashion elle-même :

 
Il s'agit de :

* lire ou relire tous les romans de Jane Austen, y compris ses oeuvres de jeunesse, voire même ses lettres.
 
* voir toutes les adaptations possibles, films, téléfilms, séries télévisées.
 
* lire une biographie .
 
* lire un ouvrage critique de type universitaire sur son oeuvre (soit un ouvrage général, soit un ouvrage sur un de ses romans).

Alors, alors… comme les règles sont adaptables, cela me permet de faire le point sur ce que j’ai déjà vu ou lu :


LECTURES :

- Raison et sentiments en : billet ICI

- Orgueil et préjugés (un coup de cœur hénauuurme !) : billet ICI.

ADAPTATIONS :

- Raison et sentiments de Ang Lee 1995

- Raison et sentiments, BBC 2008.

- Orgueil et Préjugés, BBC 1995 . J’en parle ICI.

- Orgueil et Préjugés, film de Joe Wright 2005

- Emma 1996 (avec G. Paltrow)


J’ai déjà dans ma PAL Northanger Abbey, Jane Austen et moi de et dans les DVD qui m’attendent, Becoming Jane. Et je ne compte pas m’arrêter là ! (D’autant que si tout se passe bien, je devrais recevoir d’ici une dizaine de jours deux joulis cadeaux commandés à mon cher et tendre qui part une semaine à Londres…. ^^)


A l’occasion de ce challenge, Emjy a aussi publié un questionnaire auquel je m’empresse de répondre bien sûr !

1) Comment avez-vous découvert Jane Austen ?
Il y a un peu plus d'un an avec Raison et Sentiments. J’étais à l’époque en pleine confusion des sentiments, et j’avais envie de lire quelque chose en rapport avec l’éternelle bataille Raison contre Passion. J’avais déjà entendu parler de Jane Austen bien sûr, mais je croyais encore à l’époque que c’était une romancière romantique, avec des bluettes passionnées et guimauves. Quand j’ai commencé ce roman, j’ai donc d’abord été très décontenancée de voir le tour que prenait l’histoire. Et puis, très vite, j’ai adhéré à l’histoire, je me suis laissée bercer par le style Austen, et j’ai dévoré…


2) Avez-lu tous ses romans jusqu'ici ?
Je n’en ai lu que deux pour l’instant et j’ai désormais envie de tout découvrir d’elle. Mon homme est fasciné devant ma récente « Austen-mania »… ^^


3) Avez-vous un préféré ?
Et bien pour l’instant, sans conteste, Orgueil et Préjugés. J’ai été captivée dès le début, et je suis restée subjuguée par ce roman… A tel point que j’ai envie depuis de le relire. Et Dieu sait que je ne suis pas une relectrice, habituellement…


4) Combien d'adaptations avez-vous vues ?
Je les ai listées plus haut, ce qui me fait un malheureux total de 5 pour l’instant… :(


5) Lesquelles sont vos préférées ?
Hem… Au risque de me faire fouetter en place publique, j’avoue qu’en ce qui concerne Orgueil et Préjugés, je ne crache pas tout sur la version de Joe Wright (pas taper, pas taper…) mais la version 1995 est fort bonne aussi (sans compter cette cultissime scène de la chemise mouillée… Coliiiiin !^^)


6) et lesquelles aimez-vous le moins ?
A différent degrés, je les aime pour l’instant toutes les 5.


7) Avez-vous vu des films inspirés ou dérivés de son oeuvre ? (Becoming Jane, Miss Austen regrets, Coup de foudre à Bollywood, Clueless, Bridget Jones, The Jane Austen Book Club etc) Qu'en avez-vous pensé ?
J’ai lu et vu les deux Bridget Jones. J'ai lu les livres un été en Crète, il y a maintenant 6 ans. J'avais lu tous les livres que j'avais emportés avec moi et j'avais trouvé ces deux-là dans une librairie crétoise, en français ! Je les ai dévorés et je me souviens des crises de fou-rire qui me prenait à certains passages. J'ai beaucoup aimé les adaptations, surtout le un. Quoiqu'il y ait certaines scènes bien sympas dans le 2 aussi.. :)) Et pour l'instant, Becoming Jane m’attend sagement…


7) Qu'aimez-vous le plus chez Jane Austen ?
Pfff… Je crois que je ne vais pas être originale… J’aime ce style si particulier qu’elle a, d’épingler les petits travers humains, de décrire les sentiments et la psychologie humaine, le tout dans une envolée de mots tour à tour grinçants, touchants et sensibles. Bref, un pur régal, sur tous les plans.


8) Avez-vous ce qu'on peut appeler une collection Jane Austen ? (inclure photos si vous le souhaitez)
Mis à part les livres et les DVD cités, rien à signaler… Ah si ! Un marque-page P&P qu’Emjy avait proposé au Inn, et que j’ai imprimé et fabriqué avec mes petites mimines ! ^^

Bon, ben comme on dit, maintenant, YAPLUKA !


JAChallenge

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17 mars 2009

Quand la curieuse décide de me gâter...

mords_buchMo est une fille formidable ! Revenue d’Allemagne, elle m’a fait parvenir une petite enveloppe qui est arrivée dans ma boîte aux lettres le lendemain de mon anniversaire ! (Elle ne pouvait pas mieux tomber, hein ?^^)

 

Et dans cette petite enveloppe, il y avait 4 cadeaux formidables !

 

- Une carte mignonnette avec un petit mot adorable,

- Un petit magnet (qui a trouvé tout de suite sa place sur mon frigo !) qui représente les petits bonshommes des passages piétons en Allemagne

- Un marque-page qui représente un détail de la Porte d’Ishtar, du musée de Pergame à Berlin (et elle ne savait pas que j’étais prof de Lettres Classiques et folle d’archéologie… Mo, tu as tout de même un peu des dons de devin, dis-moi…)

- Un super sac noir avec la mention « Mords Buch » en belles lettres rouge-sang ! Il en jette. Et pour celles et ceux qui comme moi, n’auraient que de très vagues souvenirs de leurs cours d'allemand (oui, j'avoue, je n'ai reconnu que "buch" seulement… la honte…) c’est un petit sac « sans lequel l’Allemand n’est rien » dixit Mo, et qui est supposé accueillir des polars. J’adore les polars, mais croyez-moi, il en accueillera bien d’autres !

 

Bref, je suis aux anges, et, je vous assure, quand mon homme est revenu de la boîte aux lettres avec cette enveloppe, je me suis demandée ce que ça pouvait être. Et quand j’ai découvert ce qu’il y avait dedans, j’en suis restée baba, bouche bée, hallucinée. Tout me plaît et Mo a visé juste !

 

Alors, Mo, danke schön !!! (beaucoup, beaucoup, beaucoup !)


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12 mars 2009

Error 404 : the page cannot be found

erreur_404Je me suis amusée à regarder les mots-clé qui permettent d’arriver jusqu’à mon blog. Et le résultat est pour le moins… surprenant… Je vous laisse apprécier… ^^ (Je n'ai pas touché à l'orthographe de certains mots...)


 

Robert Pattinson aurait succombé à Kristen

Ah ? L’haleine ou le charme de la demoiselle en question ? (je ne suis pas jalouse, je ne suis pas jalouse… Répète encore : je ne suis pas jalouse…)

 

Les coupes (sic) qui font l’amour dans les bois

Euh… ça c’est à cause de mon billet sur L’amant de Lady Chatterley… J’espère que mon blog ne va pas devenir un repère à couples adultères friands de décors naturels…

 

Qui est Arthur Conan Doyle

Wikipédia renseignera beaucoup mieux que mon blog je pense. Mais quand même ! Ignorer qui est le papa de Sherlock Holmes…

 

Accro à Harry Potter

Oui, c’est mon cas aussi. Mais je n’ai encore créé d’association ou de cercle de désintoxication.

 

Cri de foule féminine

Est-ce que mon billet sur Rob et Twilight enverrait de manière subliminale les cris que mon esprit jette ? Mon hystérie individuelle serait donc aussi puissante ? Ouh… Faut que je me calme, alors…

 

Suicide époque victorienne

Ben… pas de grande différence avec les méthodes d’aujourd’hui je pense…

 

Tante Karine conte érotique

Euh… je ne connais pas… C’est encore la faute à Lady Chatterley, ça…

 

Bella Swan est trop belle

Je suis entièrement d’accord. Ça ne devrait d’ailleurs pas être permis.

 

Ombres mystérieuses et envoûtantes

Comment une recherche comme celle-là peut-elle aboutir à mon blog ??? Si encore on parlait de mon charme… Mystérieuse et envoûtante, c’est bien moi pourtant… ^^ (pfff… m’importe quoi mais la méthode Coué, ça peut marcher, non ?)

 

Vrai lit pour rat

Euuurk ? C’est quoi cette recherche ? Déjà avoir un rat, c’est assez terrifiant, mais le mettre dans un vrai lit…

 

Pourquoi peut-on nous mourir du coup du lapin

Hum… je n’ai pas la réponse à cette question, mais peut-être que mieux formulée, elle aurait plus de chance d’aboutir ailleurs que sur mon blog…

 

C’est mieux d’en avoir une petite

Ah bon ? C’est beau l’auto-persuasion. o_O

 

Je sais bien de quoi je parle

Tant mieux ! C’est vrai que c’est tellement dur aujourd’hui de rester maître de ses pensées et de ses paroles… ^^

 

Je n’aime pas Bella Swan

A vrai dire, moi non plus. Je suis jalouse. Mais je me soigne.

 

L’homme est en quête d’affection

Certes. De tout temps et pour longtemps encore.

 

Beatrice Potter le retour du roi

Aïe… ça fait beaucoup de choses en même temps ça : Beatrix Potter, Tolkien, et peut-être bien Rowling aussi. Coktail étonnant s’il en est…

 

Première fois spiritisme

Malheureux ! Ne te lance pas là-dedans ! Je suis encore traumatisée de la seule fois où je l’ai fait !

 

Je ne suis pas suicidaire

C’est une bonne nouvelle. Moi non plus. La fuite dans les livres, c’est tellement mieux !

 

08 mars 2009

Rumeurs

rumeursRumeurs, d’Anna Godbersen (Albin Michel, 460 pages). Terminé le 05 mars 2009.


Genre : roman (chick litt)


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Rien n'est plus dangereux qu'un secret...
Les amies d'hier sont devenues les rivales d'aujourd'hui. Coups bas à l'heure du thé, trahisons au cœur de la nuit, les bals somptueux bruissent des plus folles rumeurs. Retour à Manhattan... en 1899.

 

Cette fois-ci, je n’ai pas l’excuse de la fièvre de la dernière fois pour justifier cette lecture. Simplement l’envie de ne pas me prendre la tête et de me détendre à moindre neurones… ^^

 

Rumeurs est donc la suite de Rebelles (billet ICI sur mon blog) et il n’y a pas à dire, ça se laisse lire. Je ne referais pas le topo des défauts, car RIEN n’a changé par rapport à la dernière fois. C’est toujours autant bourré de poncifs et cousu de fils blancs, mais bon sang que ça fait du bien de lire ce genre d’histoires de temps en temps !

 

Je fais la vraie midinette, je me laisse prendre au jeu, et j’ai même eu une petite surprise à la fin (Ouais. J’avoue. Dans la pléthore de banalités dans les stratagèmes littéraires, il y a un des événements que je n’avais pas vu venir… Comme quoi, hein…)

 

J’ai dévoré les 400 pages et des poussières en une après-midi, et quand je suis arrivée à la fin, je me suis dit : « Quoi ? déjà ? Oh non… Vivement le prochain ! ». Rhâ, la, la… c’est vrai, quoi… Que va-t-il advenir de la passion de Diana ? Cette peste de Pénélope ne peut tout de même pas s’en sortir comme ça ! Le véritable équilibre, c’est quand ce sont les gentils qui gagnent à la fin, non ? … ^^

 

Bon, ben il ne me reste plus qu’à être patiente. Et puis y’a pas à dire, une lecture à deux neurones de temps en temps, ça vous requinque une lectrice ! Un peu comme la mousse au chocolat en pot achetée en supermarché : on sait très bien que ça ne vaut pas celle que l’on fait « maison », mais on ne peut pas s’empêcher d’éprouver tout de même du plaisir en la mangeant… :))

L'avis de Clarabel sur ce deuxième tome ICI.



05 mars 2009

La reine solitaire, tome 6 de l'Asassin royal

reine_solitaireLa reine solitaire, tome 6 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 380 pages). Terminé le 03 mars 2009.


Genre : roman fantasy


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique.

Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer. S'enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante habitée d'étranges présences, ils croisent peu à peu de gigantesques statues, jusqu'à voir bientôt se dresser devant eux une imposante carrière de pierre noire. Mais où se terre Vérité et... est-il seulement encore vivant ?

Bon, voilà, j’ai fini cette première partie de L’Assassin royal… Et ce n’est pas sans une petite pointe de nostalgie que je me dis que j’ai terminé cette lecture. On s’attache drôlement aux personnages créés par Robin Hobb…

 

Mais je dois dire avant toute chose que je ne suis pas entièrement satisfaite de cette finTrop d’éléments restent dans l’ombre pour moi : finalement, qu’a fait Umbre quand il est parti de Jhaampe ? Que deviennent Molly et Burrich ? Quelle doit être la finalité de la relation entre Fitz et le Fou ? Que va devenir le potentiel héritier de la lignée des Loinvoyant (conçu dans des conditions qui m’ont laissée sans voix…) ? Qui sont en fait ces Anciens légendaires ? D’où viennent-ils réellement ? Autant de question qui m’ont tiraillée après avoir tourné la dernière page de ce tome 6… J’entends déjà ceux qui ont lu la suite me dire de me jeter sur les tomes suivants, pour connaître le fin mot de l’histoire… Sans doute, mais j’aurais aimé une conclusion un peu plus tranchée sur certains points… Et puis, je dois l’avouer, ces Anciens ne m’ont pas forcément convaincue… On tombe un peu trop dans la Fantasy classique, chose que l’auteur avait su éviter selon moi jusqu’alors… Et puis la vengeance de Fitz à l’égard de Royal reste au final bien gentille non ? Je lui aurais bien arraché les yeux, moi à ce vil traître… Bon, la mort qu’il a connu n’est sans doute guère enviable. Mais encore une fois, Fitz révèle un caractère somme toute assez vélléitaire… Mais bon, je critique, je critique, mais il ne faut pas que je m’appesantisse sur les menus défauts qui ont pu m’agacer. Parce que l’ensemble demeure toutefois passionnant et intéressant !

 

J’ai ainsi savouré la révélation de la nature de certains personnages ou événements (la mystérieuse Caudron, la quête de Vérité, les noirs desseins de Royal etc.) mais j’ai trouvé parfois que certains personnages avaient pâti de l’éclairage forcé des autres : ainsi en va-t-il avec Astérie, reléguée au rang de personnage plus que secondaire, ou encore Kettricken, qui semble dans ce tome très effacée et pâlotte…

 

Stéphie, je dois t’avouer que je n’ai pas versé de larmes en revanche… Je sentais que ça devait arriver, et du coup, je m’étais sans doute préparée à cet événement presque final, qui était forcément inéluctable (on ne construit pas de grand esaga sans un brin de tragédie, n’est-ce pas ? ^^)

 

Enfin, c’est un bon tome, je l’admets, mais je reste un peu sur ma faim, comme vous l’aurez compris. Et même si je meurs d’envie de découvrir plus avant la suite, je sais qu’il faut que je passe d’abord pas Les Aventuriers de la mer (Brashen Trell, j’arriiiiiiiiive !). Et puis, il faut faire des pauses de temps en temps. Ne serait-ce que pour préserver le plaisir de découvrir encore Robin Hobb…

 

 

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