22 juin 2009
Un siècle de novembre
Un siècle de novembre, de Walter D. Wetherell (Livre de Poche, 217 pages).
Terminé le 22 juin 2009.
RESUME EDITEUR : A l'automne 1918, le magistrat Charles Marden juge les
hommes et cultive ses pommes parmi les Indiens et les pionniers de l'île de
Vancouver. Mais les grands maux de l'humanité le frappent de plein fouet : sa
femme, Laura, est emportée par la grippe espagnole et son fils, le caporal
William C. Marden, disparaît dans la mêlée des Flandres. Désormais seul au
monde, Charles Marden entreprend un périple fou pour trouver l'endroit où la
mort a fauché son fils. Dans sa quête, il apprend qu'une jeune femme le devance
de peu sur les routes. W. D. Wetherell, qui vit au New Hampshire, signe ici un
roman d'une beauté terrifiante, entre songe et réalité.
1918. La première guerre mondiale
arrive à son terme, mais pour Charles Marden, un long et poignant cauchemar
commence. Juge mais aussi arboriculteur, il vient de perdre son épouse de la
grippe espagnole. Puis arrive la lettre. Sèche. Administrative. La lettre qui
lui annonce que son fils, William, a « disparu » sur le front.
Accablé, désorienté par ces deux
pertes successives, il va se lancer dans un pélérinage : celui qui le
mènera sur l’ancien continent, là où son fils, parmi des milliers d’autres jeunes
hommes, a trouvé la mort.
Mais dans sa quête de vérité,
l’homme suit aussi les traces d’une jeune fille qui semble avoir entrepris le même
parcours que lui. Et pour William aussi.
Dans ce court roman, W. Wetherell
livre une plongée dans l’horreur de cette année 1918. Désespoir d’un
père qui se retrouve seul au monde et qui veut comprendre où son fils est tombé
et pourquoi il a sacrifié sa vie. Chagrin incommensurable d’une jeune
fille pour un jeune soldat à qui elle avait tout donné. Tristesse noire et
sans fond d’une génération de parents et d’épouses qui ont perdu les leurs
dans la boue, le gaz et l’immensité des ces champs de douleurs qu’était le
Front.
C’est avec une acuité perçante et une sensibilité profonde que l’auteur nous livre des pages saississantes sur la fin de cette année 1918.
La proclamation de l’armistice
donne lieu à des scènes de liesse aussi débridées que fantasques. Mais dans
cette joie européenne, des âmes en pleurs errent à la recherche des réponses
qui les hantent. Charles Marsden fait partie de ceux-là. Et le suivre sur les
champs de bataille, là où des millions d’hommes ont donné leur vie, c’est
effectuer une plongée dans la réalité de ce que fut cette guerre. Bien sûr, on
a tous vu les images de la Grande Guerre. Ces tranchées. Ces morts qui tombent
à peine montés à l’assaut. Ces hommes masqués qui se fraient un chemin dans l’horreur.
W. Wetherell a simplement le pouvoir démiurge de faire porter à ces mots des
images saisissantes du front. Il n’y a qu’à fermer les yeux, il est là. Ce
territoire immense troué des obus qui l’ont défoncé, saigné par les barbelés,
hérissé d’une nature fossilisée, veiné d’ossements blanchis par les gaz. C’est terriblement
poignant.
Et malgré tout, un immense
appel à l’espoir. A la renaissance des forces, de l’amour, des liens. Parce que
derrière l’horreur se cache encore un peu de l’humanité et de sa beauté.
Difficile de parler de ce beau
roman sans trop en dire. L’écriture est fine et simple. Oscillant entre une vue
extérieure et le regard de Charles Marsden qui se confie à son carnet de voyage.
C’est à la fois sombre et et
nourri d’une promesse d’avenir. Un roman au charme certain, malgré le sujet
noir qu’il aborde, et les pages remplies de l’amer constat destructeur de la
guerre.
Je
remercie l’équipe de choc de BOB
et les éditions du Livre de Poche pour m’avoir
proposé ce roman.

Ces petits plaisirs minuscules...
Le blog de Gio,
(clic sur la bannière) fait référence à SEI SHONAGON et à Ses Notes de Chevet.
Ainsi, Gio a crée un nouveau tag,
poétique, auquel je me fais une joie de répondre.
1. Choses qui font battre le cœur : l’attente d’un
moment de bonheur tant espéré.
2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé : une voix, une
odeur, un goût, la vision d’un lieu d’autrefois. Toutes ces petites madeleines
qui nous rattrapent le temps, l’éclair de quelques secondes.
3. Choses qui ont
une grâce raffinée : des mains qui courent de notes
en notes sur un piano.
4. Choses qui
gagnent à être peintes : le regard d’une
maman sur son enfant.
5. Choses qui
donnent une impression de chaleur : Les liens qui
se tissent.
6. Choses
embarrassantes : Les erreurs de jugement.
7. Choses qui
emplissent l'âme de tristesse : La souffrance des êtres chers.
8. Choses qui sont
les plus belles du monde : Toutes ces choses qui font de la vie un bonheur.
9. Choses qui
semblent pures : La nature au lever du soleil.
10. Choses que
l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre : Les mots d’amour.
11. Choses qui
donnent confiance : La main qui se serre autour de la nôtre, encouragement
silencieux.
12. Choses
vénérables et précieuses : La sagesse des anciens d’une famille, que dément
parfois l’éclair pétillant et malicieux de leurs yeux.
Pour voir les
réponses de Gio, cliquez ICI.
(et n’oubliez pas d’avertir Gio de votre billet, qu’elle puisse collecter toutes ces précieuses réponses…)
09 juin 2009
Je jette l'éponge !
Ça ne m’arrive vraiment pas souvent, car je suis
plutôt du genre bonne pâte avec les livres, mais là, non, je ne peux plus.
Ça fait presque 15 jours que j’essaie tous les soirs de lire un peu, mais ce
roman a un effet soporifique sur moi. L’action se traîne en longueur, le
personnage principal est falot, et même si l’idée de départ (élucider le
mystère de la mort de Poe) était vraiment intéressant, je n’accroche pas du
tout. Je déteste laisser comme ça un livre en souffrance, mais si je
continue, j’y serai encore fin juin…
Et pourtant, j’avais plutôt bien apprécié son
précédent roman Le cercle de Dante. Tant pis. Je laisse L’ombre
d’Edgar Poe retourner à la poussière de ma bibliothèque. Et pour un petit
bout de temps à mon avis…
J’ai une PAL gigantesque de toute façon, alors ce ne seront pas les remplaçants qui vont manquer ! ^^
07 juin 2009
Bonne fête maman !
Comme je sais que tu viens
régulièrement ici… Pour toi, maman : la chanson que je te chantais quand j’étais
petite… Tu te souviens ?
Ecoute-là, elle est pour toi, ma
mamounette ! Bonne fête et… je t’aime !!!
03 juin 2009
Fais un voeu !
J’avoue
que je ne suis pas une fanatique des tags, mais comme en ce moment je peine sur
L’ombre d’Edgar Poe de Matthew Pearl, ça vous fera un peu de lecture !
^^ C’est à donc Tiphanya que je dois cet intermède bloguesque !
La règle du jeu: 1/ Ecrire 8 souhaits; 2/ Dire à quoi font penser les 10 mots donnés; 3/ Dire un mot sur sa tagueuse; 4/ Taguer 8 personnes et les prévenir
Première
étape, donner 8 voeux :
Wahou ! Rien que 8 vœux… Déjà deux, moi ça me suffirait. Mais
puisque je dois en faire 8… allons-y… Mais ça ne va pas être facile car j’ai
toujours de vaines superstitions qui m’empêchent souvent de livrer mes souhaits
les plus profonds…:/
1-Que ma maman aille
mieux. Et que tout aille pour le mieux pour ma famille.
2- Un vœu très
personnel et pour lequel je préfère ne rien dire pour la raison évoquée plus
haut !
3- Trouver enfin la
motivation pour passer l’agrégation.
4- Gagner au loto pour pouvoir faire tout ce que je veux
dans la déco de ma maisonacheter une
nouvelle voiture, me vautrer dans les livres et les fringues… (mais comme je ne
joue jamais, ça risque d’être difficile…^^)
5- Trouver du temps (ce
qui revient à mieux organiser ma vie, il faut que je l’avoue) pour faire ce qui
me tient à cœur.
6- Avoir la volonté d’arrêter
de fumer.
7- Avoir un bon emploi
du temps l’an prochain
8- avoir enfin une ou deux poules bientôt ! ^^ (faut
bien terminer sur une note humoristique !)
Deuxième étape, dire à quoi me font
penser les mots qui suivent
:
Message :
mail
Blog :
chronophage
(depuis que je vais sur les vôtres ! ^^)
Prix du livre : trèèès mal au portefeuille !
Croix :
du Christ (celle
qui me faisait peur quand j’étais petite, chez ma grand-mère… ^^)
Scrap : mako moulage (mon chéri comprendra ! :) )
Création : artiste
Bonheur :
se niche dans les
détails
Vie : angoisse (oui, je suis bourrée d’angoisses existentielles…:/ )
Enfant :
candeur
Passion :
devrait être au
pluriel
Troisième étape : présentation de ma tagueuse. Il s’agit de Tiphanya !
Elle a un blog de lectures ICI, et un blog bazar (c’est elle qui le dit !)
ICI. Je connais son blog depuis peu, mais j’aime bien m’y rendre (merci google
reader !)
Maintenant je dois à mon tour taguer 8 personnes (8 personnes qui vont me haïr !!!)
et les prévenir. Mes victimes sont donc…. (roulement de tambour…) : Leil
(hi, hi !), Stéphie, Gio, Capp’, Eloah, Melmélie, Neph et Pimprenelle !
( Ne me
remerciez pas les filles… C’est de bon cœur. Vraiment ! ^^)

