Fabula Bovarya

A tous ceux qui sont atteints d'un incurable bovarysme...

05 janvier 2011

Maman.

MamanMaman., d'Isabelle Alonso (Héloïse d'Ormesson, 247 pages). Terminé le 31 décembre 2010.

Genre :  roman

Résumé éditeur : "Ce matin, j'ai tapé "maman est morte" sur Google. En un dixième de seconde, le moteur de recherche affiche un million trois cent mille réponses ". La mort, on se l'imagine comme dans les films : tirs de mitraillettes, cow-boy fauché par une flèche, et un mot d'esprit qui s'échappe au moment du dernier soupir. Mais en fait la mort d'une mère, c'est insidieux et ça vous prend par surprise. Malgré les signes avant-coureurs, en dépit des diagnostics médicaux, on refuse l'inéluctable. Entre fêtes et larmes, malheur et douceur, Isabelle Alonso ose parler de la perte la plus intime qui soit : celle de sa mère.

Je n'ai pas pour habitude de prendre des notes lorsque je lis, car je n'aime pas ce ralentissement forcé dans mon immersion dans l'univers du roman. Mais là, avec ce livre, j'éprouvais un besoin presque viscéral de noter toutes ces phrases que j'aurais pu écrire moi-même. Je ne l'ai pas fait. Peut-être aussi parce que j'aurais pu recopier les deux tiers du livre...

Je ne crois pas arriver à vous parler de ce livre de manière satisfaisante. Peut-être parce qu'en plus de vouloir recopier tous les passages, j'ai pleuré. Enormément pleuré. Dès la première phrase : "Ce matin, j'ai tapé "maman est morte" sur Google. En un dixième de seconde, le moteur de recherche affiche un million trois cent mille réponses ". Parce que moi aussi je l'ai faite, cette requête totalement idiote. Je ne sais même pas pourquoi. L'hébétement qui suit l'annonce de la mort nous fait faire des choses complètement absurdes. Ou nous amène à penser des trucs absolument idiots. Comme lorsque je me suis dit, dans la journée qui a suivi le décès de ma mère, qu'il fallait que « je téléphone à maman pour lui dire que ma mère est morte ». Oui. On pense, on dit, et on fait des choses insensées.

Je n'ai pas le même parcours qu'Isabelle Alonso avec ma mère. Je n'ai pas pu la connaître jusqu'à l'âge avancé de la maman d'I. Alonso.  Mais j'ai connu l'angoisse de la laisser seule chez elle, l'organisation pour l'aider dans ses démarches médicales, le temps passé à ses côtés -pour notre plus grand plaisir à toutes les deux-, les conseils d'une fille à sa mère, l'impression d'avoir substitué nos places respectives, la nervosité de chaque bilan médical. J'ai connu tout ça. Alors forcément, quand on lit les mots qu'Isabelle Alonso pose sur toutes ces choses, on sent son vécu, mais on revit le nôtre également. Je sais que ceux qui me connaissent vont penser que je nourris mon masochisme latent en flirtant aussi ostensiblement avec mes démons. Sans doute. Mais si ce livre m'a fait une peine profonde, il a aussi été d'un grand réconfort. Réconfort de lire, par exemple, que nous sommes au moins deux à avoir gardé des vêtements de notre mère et à les porter parfois à la maison, dans l'intimité, pour avoir l'impression qu'elle est encore là, avec nous. Et tous ces autres rituels que l'on instaure après la perte d'un être aussi cher, et dont parfois, personnellement, j'avais honte, parce que j'avais l'impression que ce n'était pas normal. Le texte d'Isabelle Alonso est désarmant de simplicité, de sincérité et de tendresse. Aucun pathos artificiellement larmoyant, aucune velléité de confession geignarde. C'est tout en finesse. De la dentelle de sentiments. Une ode à l'amour fille-mère, un chant en l'honneur de l'amour maternel. Poignant, beau et fort.

Là où j'ai eu plus de mal en revanche, c'est avec l'histoire du père de Lee. J'ai bien conscience qu'Isabelle Alonso a essayé d'écrire la chronique des dernières années de sa mère, et donc, des dernières années qu'elle, Isabelle, a vécues. Et dans sa vie, il y a ce père d'adoption américain, Will. Qui va connaître les affres du cancer. Et ça, le cancer, je sais ce que c'est puisque c'est ce contre quoi on s'est battues, ma maman et moi. Et comme la lente descente de la mère de l'auteur est déjà bien pénible, j'ai trouvé que cette tragédie supplémentaire faisait un peu déborder la coupe... Mes émotions me chaviraient déjà, j'ai frôlé la noyade. Parce qu'outre le récit du long cheminement qui prive peu à peu sa mère de sa santé, de ses capacités, on découvre l'univers des maisons de retraite. Et là, c'est un véritable haut-le coeur que j'ai eu. On sait que dans certaines maisons de retraite, nos vieux sont maltraités, mais découvrir le quotidien d'une personne âgée, qui plus est dans un établissement qui n'est certainement pas dans les pires, au travers de celui de cette femme, entourée pourtant par une famille soudée qui ne la lâche pas, est tout bonnement ahurissant. Dans ces moments-là, on sent l'Isabelle Alonso revendicatrice, animée de la fièvre dénonciatrice qu'on lui connaît... et il y a de quoi ! Le constat est effrayant. 

Et tout ça forcément nourrit la culpabilité inconsciente qui pousse à toujours se demander si on fait les bons choix, si on a raison d'entamer telle ou telle démarche, si on passe assez de temps, si on ne modifie pas trop nos comportements pour ne pas non plus déstabiliser les rites du quotidiens, les habitudes, si... et si... et encore si... Dans ces moments-là, on est en perpétuel questionnement. Et puis il y a l'après. Cet après qui, mille fois envisagé, ne ressemble pourtant à rien de tout ce qu'on a pu imaginer. C'est à la fois en-deça et au-delà de tout. Mais malgré tout, il y a la famille. Cette famille autour de laquelle et dans laquelle se construit le souvenir, et l'hommage intime et personnel que chacun rend, en son coeur.  Et puis l'espoir. L'espoir que la vie, qui ne sera plus jamais pareille, peut encore nous apporter. Qu'elle DOIT nous apporter, et qu'on se doit d'avancer, pour que notre mère soit fière de nous. La fin du roman est terriblement émouvante. C'est sans doute là que j'ai le plus pleuré. J'ai pleuré pour ma mère que je ne verrai jamais vieillir, et qui n'avait pas mérité que la vie se montre parfois si injuste envers elle. J'ai pleuré pour Isabelle Alonso, consoeur de peine et de douleur. J'ai pleuré pour les Vieux, qu'au lieu de préserver, on abandonne, cachés dans des établissements qui n'ont de retraite que le nom. J'ai pleuré pour tous ces mots qui auraient pu être les miens, toutes ces phrases que mon coeur murmurent sans cesse, sans vouloir s'en échapper autrement qu'en plaintes furtives et esseulées, au gré de mes larmes. J'ai pleuré pour toutes ces filles unies comme moi et l'auteur à leur mère, et qui ont connu la perte de ce refuge de consolation. Quand une mère s'en va, on se sent orphelins, certes, mais on se sent aussi misérablement adulte. Adulte parce qu'on va devoir apprendre à se consoler tout seul. Il n'y aura plus jamais la main maternelle protectrice pour nous apaiser.

Je ne sais même pas quelle note donner à ce livre. Il m'a personnellement bouleversée. Brassant dans mon coeur des émotions connues. Il m'a en même temps écoeurée. Chargeant mon esprit des peines de la décrépitude puis de la mort des deux personnages vieillissants, héros malgré eux de cette histoire. Et il m'a enfin aidée. Me consolant dans une certaine mesure des mes souffrances par la vertu cathartique du spectacle de la souffrance d'une autre.

Pourra-t-il parler à un lecteur qui n'a pas connu cette perte ? Sans doute. Il faut, quoiqu'il en soit, qu'on ait perdu sa mère, son père ou n'importe qui d'autre à qui on tenait, avoir les tripes bien accrochées, et peut-être aussi ne pas avoir peur de faire tourner ses glandes lacrymales à plein régime. Mais sans artificialité. Il y a dans ce livre une sincérité touchante, bouleversante. A l'image de ce simple mot, et pourtant si fort, qui donne son titre au roman : Maman. Il y a-t-il seulement d'autres mots dans toutes les langues du monde qui ne recèlent autant de force, de pouvoir et d'amour ?

Je n'ai donc pu qu'être touchée par ce livre, me sentant terriblement proche d'Isabelle Alonso. On a perdu nos mères respectives à quelques semaines d'intervalle. En revanche, je m'étonne qu'elle ait pu en parler si lucidement aussi peu de temps après. Sa catharsis probablement. Et celle de lecteurs comme moi, sans nul doute. J'en suis ressortie le coeur abîmé, à l'image de cette couverture : un coeur crayonné, dont les hachures marquent peut être les griffures profondes d'une perte insondable.

maman_avis
Merci aux éditions Héloïse d'Ormesson et à BOB pour cette lecture.

 

On peut lire actuellement 30 billets doux sur cette chronique rédigée et publiée par Alwenn ©
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Ce que vous en dites :

    Ton billet m'a beaucoup émue, parce que, même si j'ai toujours ma maman, l'angoisse de sa mort me taraude bien souvent, je me sens tellement incapable de vivre sans elle ! ce dont tu parles (le coup de téléphone, le fait de porter ses vêtements), je le comprends tellement bien, j'ai porté les vêtements de mon père à mon adolescence comme pour me dire que qu'il était toujours un peu là. Les livres qui parlent de notre douleur sont effectivement impossible à chroniquer, celui d'isabelle Monnin m'a fait cet effet !

    Ecrit par George, 05 janvier 2011 à 20:05
  • ce genre de livre m'attire et me fait peur en meme temps, et pourtant j'ai encore ma maman .... le ferais tu voyager ?

    Ecrit par Sandrine(SD49), 05 janvier 2011 à 20:08
  • A George : Je ne connais pas le livre d'Isabelle Monin. Je vais aller voir. Et, tu vois, ça me rassure de lire aussi que tu as porté les vêtements de ton père. Je me trouvais vraiment anormale, et finalement, c'est qu'on doit tous l'être un peu alors ! Je me sentais incapable aussi de vivre sans ma maman, et pourtant je continue. Mais c'est une douleur de chaque seconde...

    A Sandrine : je comprends ta réaction ! J'ai par exemple toujours refusé de lire "La dernière leçon" de N. Châtelet, que ma maman voulait à tout prix me faire lire... Je l'ai encore dans ma bibliothèque, mais je ne me résouds toujours pas à le lire... Je peux tout à fait faire voyager le livre d'Isabelle Alonso jusqu'à toi, si tu le veux...

    Ecrit par Alwenn, 05 janvier 2011 à 20:18
  • tu es un amour je t'envoie mes coordonnées !

    Ecrit par Sandrine(SD49), 05 janvier 2011 à 20:28
  • Ton billet m'a profondément touchée.
    A vrai dire, je ne sais même plus trop quoi écrire suite à ce billet, un peu comme si ma gorge serrée se répercutait dans mes doigts.
    Je t'embrasse fort, et surtout ne laisse personne te dire comment tu dois faire ton deuil. Le faire est déjà une chose immensément douloureux. Alors si cela doit te prendre du temps, prends-le.

    Ecrit par Leiloona, 05 janvier 2011 à 21:46
  • Je suis comme Leil, assez bouleversée par ce que tu as écrit. Et j'ai envie de te dire comme elle, qu'il n'y a plus aucune règle ni aucune loi quand on souffre, et que tu as bien le droit de faire et de penser ce que tu veux, si ça peut t'aider, ou en tout cas si ça te semble simplement nécessaire. Je ne peux que déposer un petit baiser sur tes deux joues, te glisser à l'oreille que je pense à toi, que je te comprends, et que tu es normale.

    Ecrit par Lolli, 05 janvier 2011 à 21:54
  • Je suis également très émue parce que tu écris, mais je n'irai pas plus loin, je pense que ce livre me bouleverserait trop même si j'ai encore ma maman...

    Ecrit par irrégulière, 06 janvier 2011 à 11:03
  • Si tu as aimé, tu peux lire ces deux autres autobiographies. Les sujets sont un peu moins durs semble-t-il.

    Il y a d'abord L'exil est mon pays qui parle de ce sentiment d'être nulle part chez soi quand on est émigré et puis "Fille de rouge" qui narre le passage de petite fille à femme.

    Je sens que je vais rapidement me procurer celui-ci.

    Ecrit par Iluze, 06 janvier 2011 à 13:34
  • Je suis ravie de voir que ce livre plait tant. Je l'ai adoré, j'y ai retrouvé le calvaire que vit ma mère avec la sienne, cette culpabilité constante dans la recherche de ce qui est mieux. Je l'ai offert à ma mère, en espérant qu'il ne soit pas trop dur pour elle mais j'ai pensé que ça lui ferait du bien de lire tout ce qu'elle a vécu, de voir qu'elle n'est pas la seule. Je comprends que la maladie de Will t'ait été insupportable mais quel superbe "personnage"! Courage à toi.

    Ecrit par Valérie, 06 janvier 2011 à 14:51
  • Moi aussi je suis très émue par tes mots à toi, ta tristesse et ton deuil que tu fais encore...
    J'ai perdu, récemment, une amie de mon âge, dans des circonstances atroces et, j'ai appris, non j'apprends petit à petit, à vivre avec cette idée de la mort.
    Et une maman... tu as raison, quels sens à ce mot! Et quand on est maman soi-même, le bonheur d'entendre son enfant prononcer pour la première fois ces deux syllables est unique.

    Je me suis aussi retrouvée dans tes dires : tiens si j'appelais mon amie pour lui raconter l'affreuse nouvelle que je viens d'apprendre... Ben non.

    Je te trouve très courageuse d'avoir lu ce livre. Ton billet m'a vraiment remuée.

    Ecrit par Violette, 06 janvier 2011 à 22:44
  • Ton billet est très émouvant et je ne crois pas que je pourrais me risquer lire ce livre, même si j'ai ma maman pourtant.

    Ecrit par Sabbio, 07 janvier 2011 à 06:30
  • Je ne lirai pas ce livre car je n'ai qu'une peur - et cela depuis 31 ans- celle de perdre un jour ma mère. Je ne sais pas quoi dire d'autre si ce n'est que ton billet est tout simplement magnifique.

    Ecrit par Sara, 07 janvier 2011 à 15:01
  • moi aussi j'ai été très émue par ton billet, il a réveillé ce sentiment de peur profonde de perdre cet être si précieux. comme l'émotion est palpable dans les commentaires aussi! j'ai juste envie de prendre le téléphone maintenant et de l'appeller..

    Ecrit par faelys, 07 janvier 2011 à 19:04
  • Tes mots sont terriblement touchants, et j'ai la gorge serrée rien qu'à te lire. Difficile d'ajouter quoi que ce soit. Alors juste des bises et des pensées bourrées d'affection.

    Ecrit par anne, 08 janvier 2011 à 10:38
  • Ton billet est très touchant, vraiment. Pour ma part, je pense que c'est tellement quelque chose qui m'effraie que je préfère ne pas y penser ou lire à ce sujet. Call me autruche!

    Ecrit par Karine:), 08 janvier 2011 à 13:30
  • A Sandrine : le colis part bientôt !

    A Leiloona : merci. Je t'embrasse fort aussi ma belle, parce que je sais que tu ne comprends que trop bien ce que je dis...

    A Lolli : merci, ma Lolli... Je prends tous tes bisous... Je t'embrasse aussi bien fort...

    A Irrégulière : je comprends tout à fait...

    A Iluze : c'est surtout le sujet ici qui me parlait. Je ne suis pas sûre d'aller plus loin...

    A Valérie : courage à ta maman.

    A Violette : la mort est un concept qu'il est difficile d'appréhender parfois. D'où ces réactions un peu étranges. Courage à toi aussi.

    A Sabbio : je comprends tout à fait...

    A Sara : merci. Je n'aurais jamais lu ce livre avant, quand ma maman était encore là...

    A Faelys : fais-le, dis-lui que tu l'aimes, ça n'a pas de prix...

    A Anne : merci. Tout simplement.

    A Karine : ne t'inquiète pas, j'ai souvent fais l'autruche moi aussi ! C'est tout à fait normal...

    Ecrit par Alwenn, 08 janvier 2011 à 21:25
  • Ton billet est vraiment très émouvant, et j'aimerais bien lire ce livre, si tu acceptes également de le faire voyager jusqu'à moi.

    Ecrit par Liliba, 09 janvier 2011 à 14:02
  • Bon je viens de finir "Des étoiles au plafond" sur une ado dont la mère a un cancer en phase avancée et j'ai chouiné comme une madeleine, donc je vais éviter d'enchainer avec celui-ci, mais ton billet donne envie et est très touchant. Bon dimanche.

    Ecrit par Radicale, 09 janvier 2011 à 15:06
  • Tu as vraiment beaucoup de courage d'avoir lu ce roman. Je t'embrasse bien fort!

    Ecrit par Edelwe, 09 janvier 2011 à 19:34
  • A Liliba : Pas de souci. Fais-moi passer ton adresse par mail, et Sandrine te le fera suivre quand elle l'aura fini.

    A Radicale : je suis vraiment indécrottable. Je note le titre que tu me donnes... Bonne fin de week-end à toi !

    A Edelwe : Merci beaucoup. Bises à toi aussi.

    Ecrit par Alwenn, 09 janvier 2011 à 19:49
  • alwenn, 3 ans, le 20 janvier 2011, que maman est morte elle aussi d'un cancer. Je sais le besoin de lire des livres sur la mort d'une mère, je l'ai fait aussi et le fait encore, comme de porter quelques uns de ses vêtements. Le manque est terrible, malgré le temps qui passe et se fait criant quand on traverse des moments difficiles ou de joie immense que l'on voudrait partager avec elle, l'absente. On est seule oui. On ne peut pas regarder vieillir cette maman et s'en servir de repère. Merci pour ton billet qui me parle évidemment, je vais essayer de trouver ce roman.

    Ecrit par lucie, 09 janvier 2011 à 21:48
  • A Lucie : c'est une blessure que l'on vit en solitaire, c'est sûr... Et qui ne guérit jamais vraiment jamais... Je t'embrasse aussi bien fort... Je fais voyer le livre. Si tu es intéressée, fais-moi passer un mail...

    Ecrit par Alwenn, 09 janvier 2011 à 23:28
  • *voyager ! j'ai écrit trop vite ! ^^

    Ecrit par Alwenn, 09 janvier 2011 à 23:31
  • Très beau billet, très fort... Un billet écrit avec le cœur, et ça se voit... J'avais repéré ce livre déjà, je le lirai je pense même si le thème me fait peur.

    Ecrit par Noukette, 10 janvier 2011 à 01:00
  • A Noukette : oh que oui, mon coeur a parlé, tout comme le livre à parlé à mon coeur... Je dois avouer que vous avez du courage de lire ce genre de livres si vous avez encore votre maman. A l'époque, quand elle était là encore, ce genre de bouquins me terrifiait, et par une espèce de crainte superstitieuse, je n'aurais jamais voulu en lire... Le thème fait peur, c'est évident... Je serais cela dit curieuse de lire quel ressenti peuvent avoir les lecteurs qui n'ont pas connu ce deuil. La seule fois où j'ai dérogé à ma règle, c'est pour lire "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi', et j'en avais eu les tripes retournées.

    Ecrit par Alwenn, 10 janvier 2011 à 13:38
  • C'est terrible, Alwenn, ton billet.
    J'ai toujours ma maman (pour le plus longtemps possible s'il vous plait...) et pourtant j'ai les larmes qui coulent en te lisant, et maintenant en rédigeant le commentaire.

    Je me sens bien incapable de lire ce genre d'ouvrage...

    Mais ta chronique est magnifique, et même en pleurant je suis heureuse de l'avoir lue.

    Merci pour toutes nos mamans, qu'elles soient toujours là ou pas.

    Ecrit par Lalou, 19 janvier 2011 à 08:44
  • Superbe billet, puissant comme tout.
    Mais j'ai beau lire des tragédies et des livres psychologiquement durs en général, celui-là est au-delà de mes forces. Je ne pense pas pouvoir jamais l'ouvrir... Lire 200 pages avec un noeud dans la gorge, ça doit être littéralement insoutenable...

    Ecrit par Reka, 19 janvier 2011 à 09:53
  • A Lalou : j'ai beaucoup pleuré moi aussi à cette lecture, et je pleure tous les jours la perte de ma maman. Je pense que c'est tout cela qui transparaît dans mon billet... Et oui, profitez de vos mamans, dites-leur que vous les aimez, on ne le dit jamais assez...

    A Reka : je crois que si je n'avais pas moi-même perdu ma maman l'an dernier, je n'aurais jamais lu ce livre. Je crois qu'on cherche aussi du réconfort dans ce genre de livres, en espérant pouvoir y partager en quelque sorte son chagrin. Mais il est vrai qu'il faut avoir le coeur bien accroché puisque ça remue tant de choses en nous. Qu'on ait toujours notre maman ou pas, d'ailleurs... Contente de faire ta connaissance en tout cas !

    Ecrit par Alwenn, 19 janvier 2011 à 19:21
  • je ne l'ai pas lu mais je le ferai.dans le même registre, le livre de sophie fontanel, "grandir", que j'ai bien aimé, et clui de chritine orban qui vient de sortir.Moi aussi quand ma mère est décédée(embolie foudroyante), les jours suivants j'avais tout le temps la pensée idiote de lui téléphoner pour lui dire:"maman, tu ne devineras jamais qui est morte" je vois que je ne suis pas la seule...Amicalement.

    Ecrit par sophie57, 29 janvier 2011 à 22:53
  • A Sophie : oui, nous sommes nombreux je crois à avoir eu ce genre de réactions... étranges, mais tellement en rapport avec le choc vécu... Amicalement.

    Ecrit par Alwenn, 31 janvier 2011 à 19:51

A votre tour de déposer un billet doux...








 

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