04 novembre 2009
Les aigles de Rome, II
Les aigles de Rome, tome II, de Marini (Dargaud,
58 pages). Terminé le 30 octobre 2009.
Après avoir découvert cette bande dessinée il y a
maintenant presque deux ans au festival de la BD à Angoulême, je me demandais
si la suite allait tenir ses promesses. Aussitôt aperçue sur la devanture BD
d’une librairie, la voilà en ma possession. Et 45 minutes plus tard, le
verdict tombe : eh ben, euh, comment dire… j’en sais rien. ^^
Si je considère ma lecture sous le seul angle du
plaisir de lire, j’ai beaucoup apprécié. Quatre petits cœurs seraient donc
les bienvenus.
Sur le plan du dessin, c’est toujours aussi
superbe et époustouflant. Le grand art de Marini, quoi ! Cinq petits
cœurs seraient donc adéquats.
Sur le plan de l’histoire, ben, c’est toujours
un peu poussif je trouve. Bon, bien sûr, ça avance un peu, mais, dans
l’ensemble, c’est encore trop peu rythmé. Ou alors parfois ça l’est trop (ben,
oui. C’est vrai quoi. C’est quoi cette dispute à deux balles entre les deux
amis/frères qui les brouillent irrévocablement ? C’est à la limite du
crédible compte de tenu de l’amitié indéfectible qui est supposée les
lier…) Du coup, je mets péniblement 3 petits cœurs et demi.
Sur le plan de l’Histoire, avec un grand H, c’est plutôt
bien réussi dans les décors, l’ambiance, étouétou… Bon, on reste tout de même encore
dans le bon vieux cliché que Rome, c’est sexe, gloire et grands complots. Mais
que voulez-vous ma brave dame ! Les poncifs, c’est vendeur, et en plus, le
sexe antique fait toujours plus animal et plus sauvage (rrrhhh…) que le sexe
actuel (Ah, le bon vieux temps des orgies et du sexe à tout va… Mieux que dans
la faste période du peace and love…). Du coup, pour ça, je mettrais bien 3
petits cœurs.
Donc, au final, je mets tout de même quatre
petits cœurs, même si j’oscille un peu plus vers le 3 et demi, en fait. Mais
bon, je chipotte, là, non ? Ce qu’il faut retenir, c’est que je n’ai
pas boudé mon plaisir. Comment faire la tête quand ça parle de ce que
j’aimeuh ? (et quand en plus je réussi à récupérer auprès du libraire le
bac de promo avec le légionnaire tout en rouge, que ça fera trop classe dans ma
salle de cours… ^^) Et puis rien que pour le graphisme de Marini, ça se
laisse regarder avec de grands yeux ronds de lecteurs curieux et admiratifs.
Et n’empêche que tout ça, ça me rappelle que le
nouveau tome de Muréna ne va pas tarder à paraître… Hiiiiiiiiiiiiiiii ! J’ai
hââââââââââte !!!
Z’avez raison les dessinateurs, les producteurs de séries, de films, étouétou : Rome et l’antiquité, c’est le bien. :) )

Happy Sex
Happy Sex, de Zep (Delcourt,
61 pages). Terminé le 27 octobre 2009.
Repéré chez Leil, je n’ai pas pu m’empêcher de
l’acheter pendant les vacances, lors d’une petite virée entre filles avec ma
belle-sœur. Pourtant, je ne suis pas fan de Titeuf, mais après avoir visité le
site dédié à la BD et lu quelques planches, j’ai trouvé ça plutôt rigolo.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment,
et certaines planches m’ont fait franchement sourire, parfois rire.
Certaines sont cepedant parfois un peu limites (avis tout à fait
subjectif), mais sans non plus tomber dans une pornographie outrageuse ou
dans le trash.
En tout cas, ces quelques histoires de sexualité
sont bien d’aujourd’hui car des thèmes aussi variés que les sex-toys, ou
l’impact des films X, y sont abordés, qui montrent bien que de nos jours, on
peut rire de tout, y compris de situations sexuelles qu’on n’aurait jamais
osé aborder il y a quelques années.
Une BD sympa donc, et qui plaira à mon avis autant
aux hommes qu’aux femmes.
NB : si toutefois comme ma belle-sœur, vous
avez une petite fille (ou un petit garçon) qui lit et aime Titeuf, planquez la
BD en haut de l’armoire aussi : la signature du papa de Titeuf est bien
reconnaissable pour ces chères têtes blondes. Qui risquent toutefois de trouver
que leur héros favori a de drôles d’activités et qu’il a bien changé… ^^

14 avril 2009
La rose écarlate tome 5
La rose écarlate, tome 5 : Je serai toujours
avec toi, de Patricia Lyfoung
(Delcourt, 47 pages). Terminé le 11
avril 2009.
Genre : BD
Avis : 4/5
Nouveau tome de La Rose écarlate ! J’ai lu il y a peu les 4 premiers, de sorte que
mes souvenirs étaient encore assez frais.
Nous voilà en Turquie, et en Cappadoce
particulièrement. Décor soigné, dessins somptueux pour certains,
Patricia Lyfoung nous live là un album aussi éclatant que les premiers
au niveau esthétique.
En ce qui concerne l’histoire en revanche, j’ai
tendance à penser que nous sommes là dans un tome de transition. Peu
d’événements ont lieu, au final, même si l’on apprend beaucoup de choses
sur l’ascendance de la Rose écarlate… Les personnages semblent avoir mûri, ils
ont même un peu perdu de leur jeunesse de trait, me semble-t-il…
Le voile commence donc à se lever sur les liens
familiaux de l’héroïne, mais en ce qui concerne le fil rouge de
l’histoire, cette étrange découverte du père de la jeune fille… rien de
plus… Le mystère reste entier et il va falloir patienter encore un an
pour avoir la suite… Bouhouhou… C’est toujours la même chose avec les BD :
on met 30 minutes à les lire, et on doit
patienter 12 mois avant de lire la suite…
30 mars 2009
Ma vie est tout à fait fascinante
Ma vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu (Le livre de poche, 94 pages).
Terminé le 26 mars 2009.
Genre : BD
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Pénélope Bagieu
est une jeune illustratrice parisienne. Elle vit dans le plus petit appartement
du monde, sous les toits, en compagnie de son chat rose, de sa collection de
chaussures et de ses tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère
envahissante, son chéri qui ne l'écoute pas... Heureusement pour elle, il reste
ses copines langues de vipère, les soldes, les séries télé, la presse people et
les macarons ! L'auteur croque dans cette bande dessinée les petits riens du
quotidien avec beaucoup d'humour et un talent évident : à chaque page, elle
nous raconte ses petites histoires et péripéties, tour à tour drôles, justes et
émouvantes.
Les aventures de Pénélope Jolicoeur en
poche sont arrivées depuis 15 jours ! Plaisir à ne pas bouder, pour
cette somme modique, même si, il faut l’avouer, de nombreuses illustrations
sont reprises directement depuis son blog…
Mais bon, Pénélope Jolicoeur, c’est la jeune femme
des temps modernes, c’est vous, c’est moi, c’est nous ! Les situations
évoquées sont tellement criantes de vérité que c’est dur de résister et de ne
pas sourire à nos propres défauts ! ^^ Qui n’est jamais allé à Ikéa
avec une liste bien définie et n’en est jamais revenue avec mille autres
petites babioles ? Qui ne s’est jamais promenée avec son homme en
monopolisant la conversation ? Qui n’a jamais craqué pour un sac ou une
paire de chaussures dans un magasin, cédant aux murmures insidieux de ces
objets à nos oreilles ? Bref, cette édition sous format poche est une
petite friandise qui se dévore en 10 minutes montre en main, mais c’est
tellement bon… Un vrai remède à la morosité !
Si vous voulez suivre les (més)aventures de
Pénélope Jolicoeur, n’hésitez pas à aller visiter son blog : tous les
jours ou presque, un vrai petit moment d’humour… (cliquez sur l'illustration)
Et je profite d’ailleurs de cet article pour
remercier encore Pénélope Bagieu de m’avoir gentiment répondu par mail il y a
quelques semaines et m’avoir autorisée à utiliser l’une de ses illustrations
pour en faire mon avatar !
26 mars 2009
D, Lord Faureston
D, Lord Faureston, de Ayroles, Leprévost et Maïorana (Delcourt, 62 pages). Terminé le 25 mars 2009.
Genre : BD
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : De retour d’expédition, l’explorateur
Richard Drake hante clubs et salles de bal de la haute société victorienne. Il
s’éprend de Miss Catherine Lacombe, charmante lady au caractère bien trempé. Le
séduisant Lord Faureston a lui aussi jeté son dévolu sur la jeune femme. Mais
une aura de mystère entoure ce ténébreux dandy. Catherine serait-elle en danger ?
C’est en tout cas ce que prétend l’énigmatique Mister Jones, un obscur employé
de banque qui, la nuit venue, devient chasseur de vampires !
La folie vampires me poursuit toujours (je vais me
calmer, ne vous inquiétez pas, hein..) et c’est grâce à Fashion que j’avais
découvert l’existence de cette BD sobrement intitulée « D ». Quoi de
mieux que de lire donc cette très jolie production illustrée après ma
découverte de Stoker ?
J’ai beaucoup, beaucoup aimé cet album. Mention spéciale tout d’abord aux dialogues
dont la langue est franchement savoureuse et pleine de sens. Il n’y a rien
de pire pour moi que les BD qui sacrifient le dialogue au graphisme. Dans ce
« D », tout est parfait : l’ensemble est à la fois esthétique
et intelligent.
Les auteurs empruntent bien sûr beaucoup au
mythique Dracula de Stoker, mais c’est justement un plaisir de les
retrouver là, disséminés : le clin d’œil à la forme du journal intime, le
mystérieux Lord Faureston, qui parle à peine, à l’instar du Dracula de Stoker
ou encore le traditionnel chasseur de Vampire (Van Helsing doit se retourner
dans sa tombe, d’ailleurs ! Son avatar est ici pour le moins atypique…
mais très attachant ! ) Le personnage de Lord Faureston apparaît quant à lui comme un
séduisant dandy au charme sulfureux, laissant parfois transparaître sa nature
démoniaque dans une main gantée ou un visage sans doute un peu trop décharnés…
La société victorienne est en outre bien rendue : on passe des bals somptueux aux diners fins
en passant par les salons masculins, lourds des effluves des cigares et des
vapeurs de brandy, ou encore les rues sombres de Londres… Et le dessin fastueux
rend les atmosphères encore plus fortes… Certaines vignettes sont franchement
très belles.
L’intrigue manque peut-être encore un peu de
surprise (quoique...), mais je fais confiance aux auteurs pour renverser la vapeur au prochain
tome…
Bref, un vrai petit plaisir que ce D, Lord
Faureston, et j’attends désormais la suite avec impatience !
(En attendant, je vais peut-être me mettre à Garulfo, alors… car honte à moi, je ne les ai jamais lus encore…)
28 février 2009
De Gaulle à la plage et La chambre de Khéops
De Gaulle à la plage, de Jean-Yves Ferri (Dargaud, 48 pages). Terminé le 25 février 2009.
Genre : bande dessinée
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Eté 1956 : lassé de l’ingratitude
des Français et de la médiocrité de leurs dirigeants, le libérateur de la
France décide de prendre quelques vacances bien méritées…
« Ici le Général de Gaulle qui vous parle depuis le poste de secours […] Le singe se parfume à la naphtaline… Je répète… Le singe se parfume à la naphtaline… L’oncle Oscar est reparti à Bornéo… Je répète… »
Voilà, le ton est donné : c’est légèrement
déjanté, bourré d’humour, plein de références au grand homme d’état que fut
De Gaulle, et je me suis parfois bien marrée à la lecture de cette bande
dessinée…
Jean-Yves Ferri nous présente la vie cachée du grand De
Gaulle, représenté en grand dégingandé dont les traits à peine esquissés
fournissent pourtant une foultitude de détails sur ses réactions et sentiments.
C’est vraiment hilarant.
Chaque strip comporte 6 cases et suit pas à pas les (més)aventures d’un De Gaulle en tongs, tour à tour joueur, boudeur, philosophe… Grand moment que cette rencontre avec son vieux camarade Churchill ! L’alcool coule à flot et les mots s’échangent, comme entre potaches sur le retour ! ^^
L’homme d’état est secondé par son secrétaire Lebornec, et
il est accompagné de sa fidèle épouse Yvonne, bonne bourgeoise qui tricote…
Mais le must du must, le personnage avec lequel je
me suis le plus bidonné, c’est LUI (voir strip ci-dessous) : Wehrmacht, un rejeton du chien d’Hitler
offert à la femme de De Gaulle à la fin de la guerre. Complètement siphonné le
cabot, et un peu traumatisé, mais les gags en sa compagnie valent leur pesant
de cacahouètes ! (ou devrais-je dire de croquettes ? ^^) Je ne
résiste pas à l’envie que vous fassiez aussi sa rencontre :))
Bref, un bon moment. Je ne connaissais pas Ferri, j’en redemande !

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La chambre de Khéops, de Fabien
Vehlmann et Matthieu Bonhomme (Dargaud,
52 pages). Terminé le 25 février 2009.
Genre : bande dessinée
Avis : 2/5
RESUME EDITEUR : Nous savons des choses que beaucoup ont oubliées. Des choses qui peuvent remonter aux temps anciens, tels s mystères d'Isis et d'Osiris. Nous savons qu'il y a un monde caché sous la surface de la réalité.
Bande dessinée qui faisait partie de la sélection officielle du Festival d’Angoulême de cette année, mais à laquelle je suis restée totalement hermétique. Bon, il faut dire que c’est le tome 5 d’une série, Le Marquis d’Anaon, et que je n’ai pas lu les autres tomes… Ceci explique peut-être donc cela…
Mais je crois aussi que je n’ai pas accroché au style
du dessin, qui m’a semblé un peu trop « old school » :
un petit côté Blake et Mortimer pour l’intrigue, mais en moins fun, et un côté
Corto pâlot et fade pour le personnage principal. Bref, je n’ai pas
accroché. J’ai même été agacée par les nombreuses bulles en arabes,
supposées rendre la « couleur locale » du cadre, mais trop nombreuses
à mon goût. Et pourtant, ça ne gênait en rien la lecture puisque le dessin
aidait à comprendre l’intrigue…
Bon, ben, ça arrive. On ne peut pas être séduit à tous les
coups… :/
21 janvier 2009
La rose écarlate

La rose écarlate de Patricia Lyfoung
et Philippe Ogaki (Delcourt, 47 pages
chaque tome). Terminé le 20 janvier 2009.
Premier tome : Je savais que
je te rencontrerais
Deuxième tome : Je veux que
tu m’aimes !
Troisième tome : J’irai où tu
iras
Quatrième tome : J’irai voir Venise
Genre : bande-dessinée
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Maud une
jeune fille rêveuse et éprise de justice, vit en France au XVIIIe siècle. L’assassinat
incompréhensible de son père l’oblige à rejoindre Paris où vit son grand-père,
un noble dont elle ignorait jusqu’à l’existence. Elle y croise la route du
Renard, un brigand des grands chemins qu’elle admire. Mais elle ne sait encore
rien du secret que lui a légué son père et que convoite un mystérieux individu.
La rose écarlate comporte pour l’instant quatre
tomes et je suis bien contente que la fille d’une de mes amies me les ait
prêtés car j’ai dévoré ces quatre albums en moins de temps qu’il n’en
faut pour le dire…
C’est une BD pour la jeunesse
que j’aurais adoré découvrir ado ! Le dessin fait presque penser au manga,
avec les attitudes typiques et les mimiques faciales, souvent très
humoristiques ! Les couleurs sont
chaudes et les personnages vraiment attachants. Et ma préférence va évidemment
au jeune et bô Guilhem, bien sûr ! (Pfff… on se refait pas, hein… On est
midinette ou on ne l’est pas !)
L’histoire est une intrigue
de Cape et d’épées, pleine de rebondissements, de vengeance, de quête et
aussi d’amûûûûr… ^^ C’est frais et pétillant, et bourré d’humour
(les premières planches qui ouvrent chaque tome m’ont fait sourire à chaque fois…
avec le souvenir du bateau pirate des Astérix en arrière-pensée !)
Alors bien sûr, il y a parfois des
anachronismes, notamment dans les costumes qui font parfois davantage penser à
des costumes de la fin du XIXème siècle, et des petites licences par rapport à
l’histoire du XVIIIème siècle, mais on les pardonne trèèès facilement tant on
est vite pris dans cette histoire. Le fil rouge de l’histoire est un peu éculé
aussi, mais peu importe ! La rose écarlate est une très bonne série de BD
pour la jeunesse. C’est vraiment bon enfant !
Je sais que Manu trouve le costume
de la Rose écarlate un peu ridicule, mais je crois que l’auteur s’en amuse elle-même
(tu verras, Manu, c’est dans le tome 3 ou 4 je crois ;) )
Bref, si vous croisez la route de
la Rose écarlate, n’hésitez pas, un bon moment de divertissement vous attend !
07 janvier 2009
La ballade de la mer salée
La ballade de la mer salée de Hugo Pratt (Castermann, 169
pages). Terminé le 06 janvier 2009.
Genre : bande dessinée
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : « Je suis l’Océan Pacifique et je suis le
plus grand » : ainsi s’ouvre cette fantastique ballade, qui conduira
Corto Maltese jusqu’à Escondida, l’île mystérieuse. C’est de là que le Moine,
enfoui dans sa soutane comme un lépreux, règne sur « ses » pirates.
Sur ces mers mythiques, au-delà de la mort, de la
guerre et des intrigues, Corto nouera des amitiés hors du commun.
Je ne sais pas si c’est l’effet
Pirates de Caraïbes, dont j’ai regardé le 3ème
volet dimanche soir dernier, At world’s end, et pendant lequel j’ai fantasmé sur William
Turner, alias Orlando Bloom, ou bien encore si c’est d’avoir dans la tête
depuis lundi matin la chanson des Pirates qui apparaît dans la première
scène du film, mais mon esprit était si occupé par la mer et l’océan que j’ai
eu envie de me plonger dans les aventures de Corto Maltese.
D’ailleurs, si quelqu’un a un truc
pour s’enlever une chanson de la tête, ce serait sympa de me le donner. Je
n’arrive pas à m’en débarrasser et ça fait 3 jours que ça dure…:/
Bref, après la gueule d’ange
d’Orlando, me voilà face à la gueule d’ange de Corto. ^^
Il y a trèèès longtemps, profitant
d’un séjour chez ma tante, j’avais lu certains albums. Mais depuis, j’ai oublié
toutes les histoires et je n’avais pas les albums. Comment ? Pas
d’album de Corto Maltese dans ta bédéthèque ? Ben oui. Enfin
plutôt non, plus depuis cette semaine. J’ai profité de mon regain
d’enthousiasme pour les bad boys maritimes pour m’acheter –ENFIN- mon
premier album d’Hugo Pratt à moi.
Et quoi de mieux que de commencer
avec le premier, La ballade en mer salée ? Publié pour la première
fois en 1967 dans un magazine, c’est la première aventure au cours de
laquelle le lecteur fait connaissance avec Corto. Et le moins que l’on
puisse dire, c’est qu’on ne le découvre pas à son avantage : barbu,
attaché à un radeau de fortune et livré aux flots après la mutinerie de sa
goélette (à cause d’une histoire de femme !). C’est Raspoutine (brrr, il me fait froid ans le dos !) qui
le récupère à bord de son catamaran.
Le ton est donné : nous
sommes en 1913, et ces hommes-là ne font pas dans la dentelle. Ils travaillent
pour un mystérieux chef, « le moine », homme dont le visage est toujours
dissimulé sous l’ample capuchon de sa robe de bure, et qui dirige une organisation
secrète de piraterie et qui s’est mis au service des Allemands qui préparent la
guerre.
Et dans toute cette petite
compagnie, l’irruption inattendue de deux naufragés supplémentaires, Pandora
Groovesnore et son jeune cousin Caïn, va apporter son lot de retournements et
rebondissements.
Dévoiler le reste de l’histoire
serait gâcher la découverte de l’album pour ceux qui n’auraient pas encore fait
connaissance à l’univers de Pratt. J’ai adoré m’y replonger, et même si j’avais
dû probablement déjà lire cet album, j’ai eu l’impression de le lire pour la
première fois. Le synopsis est riche, et c’est un bonheur de voir
évoluer le personnage de Corto.
Les relations entre les différents
protagonistes sont loin d’être simples, d’autant que l’Histoire rattrape les
personnages à leur arrivée sur l’île d’Escondida puisque la première guerre
mondiale vient d’éclater : le prisme des sentiments se brise au travers
des camps qu’il faut choisir ou auquel on a prêté allégeance.
Corto, c’est donc de l’Aventure,
avec un grand A. C’est foisonnant et passionnant. Et l’humour n’est en reste,
avec quelques traits de temps en temps.
Bon, eh bien il ne va pas falloir
que je m’arrête en si bon chemin. Tous les autres albums m’attendent
maintenant, et il faudra bien qu’ils rejoignent les rangs des étagères…
En tout cas, le Corto, il a la
peau dure : avec tout ce qui lui arrive dans cet album, bien d’autres
auraient ployé. Mais Corto n’est pas tout le monde. La preuve, ça doit bien
être le seul personnage à avoir fait une pub pour le parfum de Dior :

Beau gosse, beau parleur, beau
joueur… il a taillé lui-même sa ligne de chance dans la paume de sa main. Eh
bien il ne s’est pas loupé !
30 novembre 2008
Lou ! Mortebouse-Cimetière des autobus-Idylles

Lou ! Tomes 2, 3, 4, de Julien Neel (Glenat, 48 pages). Terminé le 30 novembre 2008.
Genre : bande
dessinée.
Avis : 4/5
Après
avoir découvert Lou ! au Festival de la bande dessinée à Angoulême
l’an dernier, et lu le premier tome cet été, j’ai profité de ces
derniers jours gris de novembre pour me plonger dans l’univers coloré et
acidulé de la jeune blondinette de Julien Neel.
Tome
2 : Mortebouse.
Lou et
sa mère se rendent comme tous les ans à Mortebouse, petit village paumé au fin
fond de la campagne française, chez la grand-mère acariâtre, cuisinière de
choux de bruxelles devant l’éternel. La mère de Lou doit faire face à la
séparation estival d’avec Richard, son nouveau petit ami, aui est moniteur dans
une colo. Lou, quant à elle, essaie de se remettre du départ précipité et
inopiné de Tristan, dont elle était amoureuse. Les jours promettent donc d’être
trèèès longs et pénibles à Mortebouse. Heureusement, quelques rencontres
vont pimenter un peu ces vacances pour chacune des deux filles : la mère
de Lou va revoir une ancienne connaissance, Clément Fifrelin, et Lou va faire
la connaissance de Paul, un garçon charmant et original.
J’ai
bien aimé ce deuxième tome, où la vie à la campagne est joliment épinglée
par Julien Neel. Le personnage de la grand-mère, incorrigible tatie Danielle,
m’a beaucoup fait rire. En revanche, le personnage de Clément Fifrelin est tout
ce qu’il y a de plus crispant, mais quel plaisir machiavélique de le voir se
retrouver dans des situations délicates (ah… le coup de choux de
bruxelles !). Lou est toujours aussi mignonne, et son amitié avec Paul va
lui permettre de voir la vie sous un angle différent.
Tome 3 :
Le cimetière des autobus.
Des
quatre tomes de Lou ! c’est pour l’instant celui que j’aime le moins.
Sans doute parce que c’est le tome le plus gris, un peu à l’instar de la
couverture, et du titre. C’est un album qui fait la jonction entre la
« petite Lou » des deux premiers albums t la future jeune fille
qu’elle va devenir dans le quatrième tome. D’ailleurs, quand Lou tombe malade dans
ce tome, le verdict du médecin est sans appel : Lou fait une crise
d’adolescence.
Dans
cet album, Lou fait la connaissance de Marie-Emilie, fille des beaux quartiers
qui se la joue rebelle et gothique. Personnage détestable s’il en est. De son
côté, Mina, en froid avec Lou, se lie avec K.rine, qui elle se la joue
racaille. L’amitié est mise à mal, et il faudra toutes les ressources des
unes et des autres pour parvenir à trouver une harmonie entre elles quatre.
Julien
Neel a essayé de dessiner la période charnière qui bascule entre l’enfance et
l’adolescence, et qui occasionne souvent coup de blues, déprime et coups de
gueule. C’est sans doute l’album qui m’a le moins touchée car je pense que je
m’étais finalement habituée au personnage de Lou dans les deux premiers tomse,
la mignonne petite fille. Et la voir grandir oblige à l’accepter ave un
caractère différent, et finalement, ce n’est pas si évident que ça.
Tome 4 :
Idylles.
La mère
de Marie-Emilie a invité les quatre amies à passer des vacances dans leur
villa du Sud de la France. C’est la première fois que Lou et sa mère vont
être séparées. Lou, dans ce tome, a vraiment changé : elle a maintenant
la morphologie d’une vraie jeune fille, et les préoccupations aussi, autrement
dit les garçons et l’amûûûûûr !
J’ai
bien aimé ce tome 4. On retrouve les couleurs lumineuses du premier tome et la
séparation des aventures de Lou et de celle de sa mère permet une construction
originale de la bande dessinée. L’humour est de retour, après le dernier
tome un peu tristoune, et je me suis souvent surprise à sourire.
C’est
le tome des amours adolescentes, avec toute la palette des émotions qui
s’expriment à cet âge-là. Les personnages ont changé d’apparence et
je trouve que l’originalité de Neel réside bien dans cette décision de faire
grandir ses personnages au fur et à mesure des albums.
Bref,
ces aventures de Lou ! se laissent lire avec plaisir. C’est une bande
dessinée rafraîchissante, girly, et rigolote. Un bon moment pour oublier
les petits tracas. Et toujours cette mention spéciale aux pages intérieures
de couvertures qui sont toujours très riches en dessins et explications en tout
genre, en plongée directe dans le journal intime de Lou. Je les garde désormais
toujours pour la fin de ma lecture, car j’adore lire tout ce qui est écrit,
tourner l’album dans tous les sens pour faire ma curieuse.
Bon,
ben, il ne reste plus qu’à attendre la suite maintenant ! :)) Julien
Neel a prévu de décliner cette chronique adolescente en 8 tomes ! On a donc encore quelques années sympas à
passer en compagnie de la petite blondinette dans son univers coloré…

22 septembre 2008
Ils sont plus nuls que l'an dernier !
Ils sont plus nuls que l’an dernier !, de Marie et Soph’ (Magnard, 64 pages).
Terminé le 21 septembre 2008.
Genre : Album/bande dessinée
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : Quel professeur n'a pas croisé, au cours de sa carrière, quelques-uns de ces spécimens du règne élève : le fashion victim , le couineur, le pas d'amis ou le mollusque ? Voici un bref panorama au vitriol de la planète " élève " pour découvrir la face cachée de nos chers bambins.
Je connaissais bien sûr Soph’
depuis un petit bout de temps, grâce à son site internet des Toujours
ouvrables, que je donne en lien dans la colonne de droite. Prof de lettres,
elle croque avec un humour grinçant et toujours juste la vie des profs
aujourd’hui, dans une chronique très sympathique.
L’an dernier, elle a même gagné le deuxième prix révélation blog BD au Festival de la BD d’Angoulême (tiens, j’y reviens encore… comme c’est bizarre… ^^) Et voilà la renommée qui ouvre les bras à Soph’. Du coup, Magnard s’est intéressé à cette illustratrice de talent pour nous proposer des petits albums au format assez étrange : de petits livrets, fins, de forme carrée et aux couleurs pétulantes !
J’ai donc commencé cette série de
« Six petits guides déjantés à l’usage des profs » par Ils sont
plus nuls que l’an dernier ! On y trouve non seulement les fameuses
pages de bloc notes à petits carreaux où le personnage de Soph’ nous raconte
tout ce qui fait la déprimante trépidante vie d’un prof aujourd’hui,
mais en plus, elle s’est associée à Marie, décrite sur la quatrième de
couverture comme « l’écrivain » de l’aventure. C’est pour cette
raison que je ne classe pas ces livrets uniquement dans la Bande dessinée car
la forme se rapproche également de l’album grâce aux intermèdes de Marie
justement : de courts textes, incisifs, qui m’ont fait rire aux éclats
de nombreuses fois. C’est totalement réaliste et l’humour se glisse dans chaque
phrase !
Dans cet album, les deux filles
s’attaquent donc aux différents types d’élèves que le prof peut avoir dans sa
classe : et ils sont tous là ! (J’avais les noms de mes monstres en
tête pour chaque type décrit !). On découvre ainsi les particularités de l’amoureux,
le couineur, l’élève au QI d’huître, l’enfant-roi, le pas-d’amis, les fashion-victim,
le mollusque et son contraire, l’hyperactif, ou encore le bon élève ou le
pot-de-colle.
A chaque catégorie, on trouve donc
un texte au vitriol de Marie, et un strip bourré d’humour de Soph’. Du
bonheur en 64 pages ! Il ne me reste désormais plus qu’une seule chose à
faire : me procurer les 5 autres guides le plus rapidement possible !
Et même quand on n’est pas dans l’éduc nat’, je suis sûre qu’on peut trouver un
malin plaisir dans ces albums sans concession, à prendre, bien sûr, au 2ème
degré, au moins !
