05 mars 2009
La reine solitaire, tome 6 de l'Asassin royal
La reine solitaire, tome 6 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 380
pages). Terminé le 03 mars 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : A la tête d'une déroutante procession - la reine
Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la
lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la
ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique.
Une
quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son
ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver
et les tuer. S'enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante habitée
d'étranges présences, ils croisent peu à peu de gigantesques statues, jusqu'à
voir bientôt se dresser devant eux une imposante carrière de pierre noire. Mais
où se terre Vérité et... est-il seulement encore vivant ?
Bon, voilà, j’ai fini cette
première partie de L’Assassin royal… Et ce n’est pas sans une petite
pointe de nostalgie que je me dis que j’ai terminé cette lecture. On
s’attache drôlement aux personnages créés par Robin Hobb…
Mais je dois dire avant toute
chose que je ne suis pas entièrement satisfaite de cette fin… Trop
d’éléments restent dans l’ombre pour moi : finalement, qu’a fait Umbre
quand il est parti de Jhaampe ? Que deviennent Molly et Burrich ?
Quelle doit être la finalité de la relation entre Fitz et le Fou ? Que va
devenir le potentiel héritier de la lignée des Loinvoyant (conçu dans des
conditions qui m’ont laissée sans voix…) ? Qui sont en fait ces Anciens
légendaires ? D’où viennent-ils réellement ? Autant de question qui
m’ont tiraillée après avoir tourné la dernière page de ce tome 6… J’entends
déjà ceux qui ont lu la suite me dire de me jeter sur les tomes suivants, pour
connaître le fin mot de l’histoire… Sans doute, mais j’aurais aimé une
conclusion un peu plus tranchée sur certains points… Et puis, je dois
l’avouer, ces Anciens ne m’ont pas forcément convaincue… On tombe un peu trop
dans la Fantasy classique, chose que l’auteur avait su éviter selon moi
jusqu’alors… Et puis la vengeance de Fitz à l’égard de Royal reste au final
bien gentille non ? Je lui aurais bien arraché les yeux, moi à ce vil traître…
Bon, la mort qu’il a connu n’est sans doute guère enviable. Mais encore une
fois, Fitz révèle un caractère somme toute assez vélléitaire… Mais bon, je
critique, je critique, mais il ne faut pas que je m’appesantisse sur les menus
défauts qui ont pu m’agacer. Parce que l’ensemble demeure toutefois
passionnant et intéressant !
J’ai ainsi savouré la révélation
de la nature de certains personnages ou événements (la mystérieuse Caudron, la quête
de Vérité, les noirs desseins de Royal etc.) mais j’ai trouvé parfois que
certains personnages avaient pâti de l’éclairage forcé des autres : ainsi
en va-t-il avec Astérie, reléguée au rang de personnage plus que secondaire, ou
encore Kettricken, qui semble dans ce tome très effacée et pâlotte…
Stéphie, je dois t’avouer que je
n’ai pas versé de larmes en revanche… Je sentais que ça devait arriver, et du
coup, je m’étais sans doute préparée à cet événement presque final, qui était
forcément inéluctable (on ne construit pas de grand esaga sans un brin de tragédie,
n’est-ce pas ? ^^)
Enfin, c’est un bon tome, je l’admets, mais je reste un
peu sur ma faim, comme vous l’aurez compris. Et même si je meurs d’envie de
découvrir plus avant la suite, je sais qu’il faut que je passe d’abord pas Les
Aventuriers de la mer (Brashen Trell, j’arriiiiiiiiive !). Et puis, il
faut faire des pauses de temps en temps. Ne serait-ce que pour préserver le
plaisir de découvrir encore Robin Hobb…
21 février 2009
La voie magique, tome 5 de L'Assassin royal
La voie magique, tome 5 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 382
pages). Terminé le 18 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission
à Fitz : "Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà
du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à
l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les
forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres
alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d'autres forces sont en
marche... Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable
statut : c'est par lui que s'accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du
royaume des Six-Duchés, et c'est là une charge bien lourde à porter quand on
est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie...
Eh ben ! Que de découvertes
dans ce tome 5 ! Rebondissements et péripéties sont au rendez-vous,
et c’est le moins que l’on puisse dire !!! J’avais vu juste, certains
personnages rencontrés précédemment prennent une importance non négligeable
dans ce tome… D’ailleurs, je ne sais toujours pas qui est la mystérieuse
Caudron et il me tarde d’en découvrir encore plus sur elle…
Le pauvre Fitz essuie toujours
autant de déboires
(mais c’est pas Dieu possible tout de même de se mettre dans des situations
pareilles… Il a la scoumoune ou alors il le fait exprès… 0_O ). Mais pour le
coup, dans ce tome, je suis aussi révoltée que lui sur ce qu’envisagent de
faire Kettricken et Umbre… Nan, nan, nan… ça va pas du tout, ça… Accroche-toi,
mon Fitz, tu vas bien finir par sortir le nez de la mouise…
Il y a tout de même un truc dont
je voudrais parler ici, mais si vous n’avez pas lu encore la saga et que vous
comptez la lire, passez votre chemin sur la partie en bleu qui suit :
************** QUESTION
SPOILER ******************************
Dites, est-ce que c’est
moi qui suis une mauvaise lectrice et qui suis passée totalement à côté du
truc, ou bien vous aussi vous avez eu l’impression de vous faire flouer sur
l’âge du Fou ??? Depuis le début, je pensais que le Fou était plus âgé
que Fitz, et finalement, si j’ai bien compris, que nenni !!! D’accord, j’aurais
dû m’en douter, dans sa chambre à Cerf, il y avait une poupée dans un berceau…
mais je pensais que c’était davantage lié à sa nature un peu particulière et
étrange… Je suis tombée de c*l quand j’ai lu que le Fou avait lui aussi grandi
et qu’il avait désormais l’apparence plus adulte…
Et puis, Astérie vient
de balancer une bombe : le Fou serait une femme ??? Aaaargh…
Je n’en ai pas encore la confirmation, donc ne me dites-rien… mais là
aussi, quel coup de théâtre ! Quoique… je me suis bien posée la question
une ou deux fois, mais je m’étais dit que j’avais l’imagination trop fertile…
Bon, je suis lancée dans le 6, je pense que je vais avoir des explications,
mais je n’en suis pour l’instant qu’au tout début…
*************************************************************************
En tout cas, j’ai moins de
considération pour Sainte Kettricken (en même temps, elle apparaît d’autant
plus humaine et fragile dans ce tome…) et ça fait bizarre de voir évoluer Umbre
en dehors de son appartement secret de Cerf…
Et cette relation avec Œil-de-Nuit…
forte et attachante, non ? C’est à en envier de ne pas pouvoir développer
le Vif…
Que de mystères mystérieux, comme
dirait mon chéri, dans ce tome… D’ailleurs, faut que j’aille éclaircir tout ça…
Fitz, me voilà !
11 février 2009
Le poison de la vengeance (tome 4 de L'Assassin royal)
Le poison de la vengeance, tome 4 de L’Assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 349
pages). Terminé le 09 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Royal,
l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que
Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de
la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…
Pour l’instant, ce n’est pas
mon préféré de la saga, car la fin a justement un peu manqué de ce peps que
je décrivais dans le billet précédent comme la marque de fabrique de Robin Hobb
(mais peut-être est-ce dû là au découpage artificiel effectué par l’Edition
française par rapport à l’édition originale…)
Cependant, Le poison de la
vengeance est intéressant car il lance Fitz dans une nouvelle époque de
sa vie. Je ne vous cache rien, il est encore très misérabiliste dans
ce tome, mais les événements le poussent à agir comme tel.
De bons passages encore dans ce
tome : la description de Gué-de-Négoce (euh… je suis presque obligée de le
dire : je comprends presque pourquoi Royal la préfère à Cerf…), la
rencontre avec certains membres du Lignage (on en apprend beaucoup sur le Vif),
et l’épisode final dans le palais de Royal…
Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine
de plus en plus Royal sous les traits de Joaquin Phoenix dans son rôle de
Commode dans Gladiator (sa cruauté ? son histoire torturée avec son
père ? son goûts pour les cirques et les mise à morts ? Un peu de
tout cela sans doute…)
La relation entre Œil-de-Nuit et
Fitz s’approfondit et se nuance. Les rencontres se succèdent au cours du périple que Fitz
entreprend jusqu’à Gué-de-Négoce, et m’est avis que certains personnages
risquent de prendre une certaine importance par la suite…
C’est davantage un livre de
transition : on sent que les choses bougent, les pièces du jeu se
mettent en place… Quelle va en être l’issue ?
Bref, je ne vais pas m’attarder
davantage, pour ne rien dévoiler de l’intrigue, mais je suis vraiment accro à
cette saga. Je veuuuux savoir la suite ! (et d’autant que c’est un tome
très centré sur Fitz et que certains personnages manquent dans ce tome 4 !
Je veux les retrouver et savoir ce qu’ils deviennent !).
07 février 2009
La nef du crépuscule (Tome 3 de L'Assassin royal)
La nef du crépuscule, tome 3 de L’Assassin
royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 413 pages). Terminé le
07 février 2009.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Ravagé,
pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les
navires de guerre ne parviennent plus à tenir les pirates rouges en respect.
Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent
supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se
désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé
par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le
soupçon, la traîtrise et le mensonge. Aussi le prince Vérité décide-t-il
d'entreprendre une quête insensée : aller trouver les Anciens, par-delà les
montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses
heures les plus sombres...
Il y a quelque chose de pourri au
royaume des Six-Duchés… (toute ressemblance avec une phrase célèbre d’un auteur mort de
langue anglaise est totalement fortuite…).
Rien ne va plus mesdames et
messieurs… Les Six-Duchés sont en proie à tous les maux : Pirates rouges,
étrange maladie du Roi régnant Subtil, crise profonde du Roi-servant Vérité qui
s’en va battre les Montagnes à la recherche d’hypothétiques sauveurs,
Reine-servante menacée… J’en passe et des meilleures !
Royal est plus abominable que
jamais, secondé par le vil Murfès. Et ce Fitz… Rhâ, la, la… Il a le chic
pour se mettre dans des situations impossibles ! Quel torturé ! (tout jeu de mots que
seraient capables de (re)connaître les lecteurs de ce tome 3 est également
involontaire… Quoi que… ^^)
J’appelle désormais Fitz « le
miséroïde »…
Ben oui. Il ne lui arrive que des malheurs à ce pauvre garçon. Le sort
s’acharne contre lui et Dieu sait que de surcroît, il aime bien se faire
prendre en pitié par le lecteur… Parfois, c’est un peu too much quand même.
Pire que lorsque je regardais Princesse Sarah à la télé… c’est dire…
Mais qu’est-ce qu’on suit avec
avidité les péripéties et les retournements de situations dans cette saga ! (oui, ça y est, j’avoue humblement : je
suis accro… ) Royal est toujours aussi détestable (on a vraiment envie de lui
cracher à la figure, ce misérable) et ce n’est pas dans ce tome que ça
s’arrange ! Mais par Eda ! ça craint vraiment ce qui se passe… On
sent que les choses changent, et que les difficultés ne sont pas prêtes de
trouver une solution…
Qu’est-ce que Vérité m’a manqué
dans ce tome ! Je suis de plus en plus en train de m’attacher à ces
personnages : Œil-de-Nuit, Le Fou, bien sûr, Umbre, évidemment, mais
aussi Burrich, le dur au cœur tendre…
Je me suis déjà lancée dans le 4. Je n’ai pas voulu faire de pause
cette fois-ci, il me tardait trop de connaître la suite (et mama mia… quelle
suite pour ce début de tome 4…)
Bref, Robin Hobb m’a forgisée : je serais presque capable de ne
pas boire et manger pour pouvoir poursuivre tranquillement les aventures du
Fitz ! ça valait vraiment le coup que je m’accroche après le premier
livre, que j’avais trouvé laborieux.
Une chose est sûre, la griffe de
Robin Hobb, ce sont ses fins renversantes : elle met patiemment en route son intrigue,
toutes les pièces s’emboîtent petit à petit et les dernières pages s’avalent
fébrilement tant les événements s’accélèrent… Elle est incroyable à ce
niveau-là ! C’est palpitant ! Et tout semble toujours plus complexe
que ce que l’on avait cru percevoir de prime abord…
Allez, je file retrouver Fitz…
(comme je l’écris dans le blog-it, il vire parfois tellement martyre qu’on
aurait envie de lui donner des claques, mais c’est tellement bon de se demander
ce qui va encore lui arriver…)
20 octobre 2008
L'assassin du roi (L'assasin royal, tome 2)
L’assassin du roi, tome 2 de L’assassin royal, de Robin Hobb (J’ai lu, 414 pages). Terminé le 20 octobre 2008.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Fitz, le bâtard royal, a survécu à
sa première mission meurtrière, mais son contact avec la mort lui a laissé
d’inaltérables séquelles. Revenu à Castelcerf, il retrouve celle qu’il a aimée,
mais ne peut lui déclarer sa flamme sous peine de la condamner
irrémédiablement. Car autour de lui, la Cour fourmille d’intrigue, les menaces
se resserrent, la mort rôde. Il a pourtant quelques alliés dans la place : un
prince qui lui fait découvrir les mystères d’une magie toute puissante, un
maître assassin qui lui veut malgré tout du bien, et un loup, avec qui il
partage lien étrange et périlleux...
Hum, hum… je n’aurais donc pas tenu bien longtemps
avant de me plonger dans la suite des aventures de Fitz. Tout le monde m’avait
tellement dit que l’action décollait à partir de ce deuxième opus, que j’ai
cédé à la tentation. Juste pour voir, hein. Comme ça, quoi.
Et alors, et alors ? entends-je déjà la foule en délire… Eh bien… je
me suis complètement laissée prendre… Oui, oui, z’avez bien lu, j’ai
accroché et même pire, j’ai dévoré.
Bon, je suis obligée de dire que Fitz est
parfois d’une candeur complètement hallucinante. Et que j’ai encore eu
envie de lui filer une bonne paire de claques, parfois. Surtout en ce qui
concerne Molly. Naaan, mais franchement, il est idiot sur ce coup-là… Quoiqu’en
même temps, cette histoire d’atteinte à la réputation de Molly m’a paru bien
tirée par les cheveux, alors qu’il ne s’est rien passé ! M’enfin, bon, il
est encore un peu jeune, notre Fitz. C’est aussi pour ça qu’il retombe dans les
mêmes travers contre lesquels Burrich l’avait naguère mis en garde… Oui, oui,
cette fameuse utilisation du Vif…
Mais si Fitz n’avait pas retrouvé ses vieux démons,
nous n’aurions pas pu faire la connaissance d’Oeil-de-nuit… auquel je me suis
très vite attachée d’ailleurs ! J’ai tout de suite aimé son caractère
violent et méfiant dès sa première rencontre avec Fitz et j’ai suivi avec
attention sa « ré-éducation ».
Dans ce tome, on ne peut pas dire que l’action
prenne vraiment son envol, mais comme les personnages, les lieux et les
intrigues ont été largement brossés dans le premier tome, on sent s’épaissir
et s’approfondir l’histoire. Certains personnages deviennent plus
attachants (Vérité, Kettricken ou le Fou), ou au contraire plus répulsifs
(Royal, bien sûr, mais aussi Murfès, le sadique serviteur de Subtil…). Du coup,
les chapitres s’enchaînent sans que l’on s’en rende compte, et on avale 400
pages et des poussières, juste pour pouvoir connaître la suite.
Allez, allez, je me rends, et je m’avoue vaincue : je me suis fait piéger et je crois que
c’est une série qui peut se laisser lire… Robin Hobb joue sur la vilaine
curiosité qui peut tirailler les lecteurs et avec moi, elle a tiré le gros lot.
Car oui, je suis une vilaine curieuse. Et j’ai envie de savoir ce qui va se
passer dans ce royaume des Six-duchés… J’ai envie de savoir comment va évoluer
ce jeune Fitz. J’ai envie de connaître le plan des forgisés, si plan il y a. Et
j’ai envie de savoir si l’histoire d’amûûûûûûûr de Fitz peut continuer. Et
puis, plus que tout, je voudrais comprendre en quoi je vis une expérience
similaire à la relation entre Fitz et le Fou… Ben, oui, je ne vois toujours pas
en quoi cela me concerne… Je suis donc bien obligée de continuer, non ?
(Comment ça j’essaie de trouver des prétextes au fait que j’ai bien envie de
continuer la série ???)
Maintenant, il faut juste prendre une inspiration
devant l’ampleur des tomes restants : 11 ! Et, euh, là, je crois qu’en
fait je vais me contenter du premier cycle et lire les 6 premiers tome. Ça sera
déjà pas mal, non ?
10 octobre 2008
L'apprenti assassin, L'assassin royal, tome 1
L’apprenti assassin, L’assassin royal tome 1, de Robin Hobb (J’ai
lu fantasy, 510 pages). Terminé le 08 octobre 2008.
Genre : roman fantasy
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la
famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit
modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir
roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune
bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le
roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation
princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est
autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates
rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa
vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...
Ce livre m’avait été conseillé il
y a pas mal de temps par l’un de mes amis, qui, pour me remercier de l’avoir
converti aux livres de Stephenie Meyer, m’avait donné son coup de cœur de
l’époque. Mais devant l’ampleur de la lecture qui m’attendait devant tous les
tomes de L’assassin royal, j’avoue avoir longtemps repoussé le moment où
je me saisirais du premier tome… Et puis la fantasy, ce n’est pas forcément mon
truc.
Et puis finalement, poussée par
la curiosité (on m’a dit il y a peu de temps que je vivais une histoire
similaire à celle que vivent Fitz et le Fou…), je me suis donc lancée dans
cette lecture. Et là, comme je sais que quelqu’un attend impatiemment mon
verdict après ce premier tome…(roulement de tambour)… eh bien… je n’en
sais rien ! Je suis mi-figue, mi-raisin. J’ai tout de même mis un
4/5, mais même après avoir dépassé 300 pages, je n’étais pas emballée et
incertaine sur mon sentiment de lecture.
Alors je m’essssplique :
comme il s’agit d’une trèèès longue série, l’auteur, Robin Hobb, prend tout
son temps pour poser le cadre de l’histoire dans ce premier tome :
lieux, personnages, intrigue principale. Et j’ai trouvé ça d’une lenteur
abominable. Je ne cessais de me poser la question : « mais quand
est-ce que ça bouge ??? ». (Bon, et puis, ce qui m’intéressait,
c’était la relation Fitz/Fou, et il a bien tardé à arriver ce Fou bizarre et
impénétrable…)
Au départ, j’ai trouvé en outre l’univers
créé par Robin Hobb un peu enfantin. Un peu comme un conte de fée pour adultes
attardés. On trouve tous les éléments communs à toute création d’univers de
fantasy : une carte (comme dans Le Seigneur des Anneaux), des noms
aux consonances parfois un peu ridicules (Chevalerie, Vérité, Patience, Subtil.
Un peu comme lorsque j’ai découvert Harry Potter la première fois :
je suis restée dubitative ou rigolarde…) et un décor médiéval propre à
l’héroïc-fantasy. Bon, jusque là, pas de quoi casser trois pattes à un canard.
On découvre donc le jeune Fitz,
bâtard royal, dont la famille des Loinvoyant ne sait que faire… jusqu’au jour
où le roi régnant, Subtil, lui trouve l’emploi qui le servirait au mieux :
assassin royal. Une sorte de diplomate de l’ombre, en quelque sorte, qui
n’intervient que lorsque la situation l’exige. Là, déjà, ça devient plus
intéressant : politique, intrigue de cour et meurtres, on entre dans un
univers plus mature et plus profond que le simple récit de fantasy. J’ai
d’ailleurs beaucoup apprécié les pages qui ont trait à l’éducation du jeune
Fitz par Umbre, assassin royal lui aussi.
Mais régulièrement, Robin Hobb
arrête l’impulsion rythmique qu’elle insuffle à son roman pour
s’arrêter : c’est alors le récit des raids des pirates rouges, des forgisations
et leurs conséquences, ou c’est l’amour naissant entre Fitz et Molly. C’est
aussi la rivalité fraternelle entre les enfants du roi régnant, ou encore la
relation entre Fitz et son premier mentor Burrich. Bien sûr, tous ces éléments
ont un lien et une importance pour la suite du récit. Mais parfois, le style
est lent et l’action fait défaut.
Le deuxième épisode marquant de ce
premier tome est l’apprentissage de l’Art par Fitz. Je ne peux dévoiler ici de
quoi il s’agit sans gâcher le plaisir de lecture de ceux qui n’ont pas lu le
roman mais la tension ici se fait sentir à nouveau, et le rythme repart.
Je n’ai toutefois pas pu m’empêcher d’y voir une petite ressemblance avec un
épisode que les fans d’Harry Potter connaissent : l’apprentissage par Harry
auprès de Rogue du contrôle de ses pensées pour éviter les incursions de
Voldemort… et la fameuse pensine.) Et malheureusement, comme ça semble être la
manie de l’auteur, l’histoire retombe peu après comme un soufflé. Fitz se meut
en martyre et grande a été l’envie de lui donner une bonne paire de claques
pour lui redonner l’envie de se battre.
Et puis, finalement, Robin Hobb finit
par nous emporter dans un tourbillon sur les 150 dernières pages. C’est à
ce moment-là que j’ai poussé un râle de contentement : « Rhâââââ…
ayé ! ça bouuuuuge ! ». Et quand je dis que ça bouge, ça bouge
vraiment. C’est haletant et on dévore les dernières pages tant le sort
de Fitz cheville la peur à notre cœur de lecteur (quelle coquine, cette Robin
Hobb… nous faire mariner comme ça avant de nous jeter en pâture un suspens
palpable et intenable…).
Bon, il faut reconnaître que certains
points de l’intrigue sont assez attendus, prévisibles, voire parfois un peu
niais (je suis désolée, je suis un peu dure, mais ça a été mon ressenti à
d’assez nombreuses reprises) mais j’en suis venue à pardonner cette fragilité
compte tenu de l’ambiance que l’auteur parvient à créer sur la fin.
Bon, mais avec tout ça, cette
fameuse relation de Fitz et du fou que j’attendais tant n’a pas vraiment
démarré… Mais m’intrigue fortement ! Quel drôle de personnage
ce Fou… Et puis cette phrase mystérieuse qu’il a livrée à Fitz, (« Fitz
débouche la bouche du bichon, du beurre et sa biche »)… que peut-elle
vouloir dire ??? Je suis donc forcée de l’admettre : j’aurais bien
envie de connaître la suite. Mais j’ai peur d’être de nouveau enlisée dans les
lenteurs. Alors si des lecteurs de cette série passent par là, qu’ils
n’hésitent pas à me donner leur avis… Je sais l’engouement que les aventures du
jeune Fitz suscitent auprès des amateurs du genre, mais je suis encore un peu
sceptique… Ou plutôt écartelé entre ma vilaine curiosité de savoir ce qui va
se passer et mon appréhension de me sentir de nouveau engluée dans un rythme
qui manque de peps.
En attendant, je vais me tourner vers d’autres lectures et peut-être y reviendrai-je plus tard… Parce que finalement, je n’ai toujours pas compris en quoi mon histoire personnelle se rapprochait de la relation du Fitz et du Fou (et ça, c’est franchement vilain de m’appâter ainsi pour que je lise la suite… et je ne vise personne, hein…)

