31 octobre 2009
Une (irrésistible) envie de sucré

Une (irrésistible) envie de sucré, de Meg Cabot (Albin Michel Wiz, 426 pages). Terminé le 29 octobre 2009.
RESUME EDITEUR : Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être
victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d'avant, les
paillettes et les larmes, non merci. Elle décroche un job dans une résidence
d'étudiants où l'on ne s'ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur
coup. Heather est persuadée qu'il s'agit de meurtres. Ça tombe bien, le sublime
garçon qui l'héberge dans sa sublime maison - Cooper est détective. En plus, il
se fiche qu'elle fasse du 46 ! Une nouvelle vie commence pour Heather ! Pour un
peu, elle porterait même une robe...
Je me souviens avoir repéré ce
titre chez Clarabel, et l’avoir vu ensuite chez d’autres blogueuses, qui
avaient l’air tout aussi enthousiastes… J’avais eu un peu de mal à me décider,
n’étant pas très emballée par la quatrième de couverture, qui laissait
présager de la chick-litt jeunesse assez conventionnelle… Et puis, comme en ce
moment j’ai absolument besoin de me détendre les neurones et de ne lire que du
léger, j’ai fini par me laisser tenter ! Et je suis RA-VIE ! J’ai
passé un excellent moment avec ce roman, me surprenant à rire parfois de très
bon cœur grâce à la plume alerte de Meg Cabot.
Le personnage principal, Heather
Wells, est pour moi la parfaite jeune jumelle de Bridget Jones. J’ai lu
il y a quelques années les aventures de la plus célèbre des célibataires
londonienne, et j’avais beaucoup ri. J’ai retrouvé les mêmes émotions avec ce livre.
C’est un roman qui fait partie de ces lectures décérébrées comme je les
aime, bourré d’humour, avec un brin de romantisme, et une bonne dose d’enquête
policière.
C’est un roman destiné à un public
jeunesse (c’est la collection Wiz de chez Albin Michel, hein !) mais c’est
tout sauf neuneu ! Il y a même parfois quelques petites scènes spicy-spicy…
^^ Mais le tout enrobé (sans mauvais jeu de mot) d’une désinvolte bonne humeur.
Bref, je suis absolument
conquise par ce livre, et cette après-midi, en allant faire un rapide tour
à la librairie, je me suis jetée sur le tome 2, que j’ai hâte de découvrir !!!

17 décembre 2008
Cathy's book
Cathy’s book, de Sean Stewart et Jordan Weisman (Bayard Jeunesse,
191 pages). Terminé le 15 décembre 2008.
Genre : roman jeunesse (spécial filles)
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : « Si tu n’es pas Emma, REPOSE immédiatement
ce carnet ! Emma, je sais que cette histoire paraît dingue. Maman et toi,
vous devez vous demander où je suis passée et quand je reviendrai. Voilà
pourquoi je te laisse ce carnet –au cas où il m’arriverait quelque chose et
qu’on ne me revoie plus jamais. Regarde bien tout ce qu’il y a dedans. Appelle
les numéros de téléphone. Va sur les sites internet. Mais surtout pas un mot à
PERSONNE, sauf si tu as envie de finir impliquée jusqu’au cou, comme moi. Ne
t’en fais pas, je m’en sortirai (enfin j’espère). Après tout, c’est peut-être
le début d’une nouvelle vie pour moi. Ce qui est sûr, c’est que plus rien se
sera comme avant. Appelle-moi. Bisous, Cathy. »
Le
moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau concept que développe ce
livre pour la jeunesse est original. Quand je suis tombée pour la première
fois sur ce livre à la librairie, j’ai tout de suite était attirée par la
couverture qui imite parfaitement un vrai journal intime, avec son petit
élastique de fermeture et la pochette intérieure contenant divers papiers.
Quand
je suis passée à la quatrième de couverture (que j’ai recopiée ici car le
résumé éditeur sur les sites dévoile beaucoup trop d’éléments de l’intrigue),
ma curiosité s’est trouvée d’autant plus aiguisée. Je ne suis évidemment pas
Emma, mais je suis en revanche une vilaine curieuse, et j’avais donc
furieusement envie de lire un journal intime qui ne m’appartient pas (oui,
je sais, je brise le mythe : j’ai moi aussi mon côté voyeur… ^^)
J’ai
donc cédé à la tentation, et dès que j’ai pu, je me suis procuré cet
objet-livre énigmatique. Au final, je suis plutôt séduite. J’apprécie vraiment
cet effort de renouvellement dans l’univers du livre jeunesse qui passe
désormais à l’ère de la (presque) interactivité. En effet, tous les numéros
que l’on trouve dans le carnet, y compris celui qui figure sur la première de
couverture (« Si vous trouvez ce carnet, merci
d'appeler le 0 800 300 015. » sont accessibles et gratuits
depuis une ligne fixe. Je ne les ai pas personnellement testés, mais
visiblement, après un tour rapide sur le net, l’idée emballe complètement
toutes les petites jeunes filles auxquelles le livre est destiné.
On
trouve aussi des adresses de site internet, qui prolongent le plaisir de la
lecture. Ainsi en va-t-il avec le site d’Emma http://www.doubletalkwireless.net/
où l’on trouve même un forum où les lectrices (puisque ce sont essentiellement
des filles) peuvent parler du livre, demander des codes d’accès etc. Encore une
fois, je n’ai pas testé mais une brève visite m’a prouvé que ce livre provoque
une vague d’enthousiasme.
De quoi
ravir le public jeunesse qui peut lier au plaisir de la lecture l’une de leurs
addictions favorites : le chat sur internet.
En ce
qui concerne le livre en lui-même, là aussi l’innovation est au rendez-vous
puisque sur les pages tapuscrites se glissent des dessins et des notes
manuscrites de la main de Cathy (en réalité les dessins de l’illustrateur
Jordan Weisman) qui viennent rajouter des informations sur l’histoire et
nourrir le texte. Personnage intéressant que cette Cathy d’ailleurs, qui
dessine, comme le faisait son père, et qui, quand elle fait le portrait de
quelqu’un, ne le dessine jamais au moment présent, mais souvent vieilli. Elle
est intrépide et bornée, a de la suite dans les idées, et visiblement, suit les
élans de son cœur pour savoir pourquoi Victor a décidé de la fuir (pour ne pas
dire la larguer, hein… ^^)
Pour
l’intrigue maintenant, rien de follement original. Cependant, on se
laisse très facilement prendre au jeu et c’est là une agréable lecture.
D’autant que tous les papiers que l’on trouve dans la pochette intérieure du
carnet jouent un double rôle : nous fournir des indices sur l’intrigue qui
se déroule mais aussi nous pousser plus avant dans notre curiosité et notre
envie de connaître la fin de l’histoire. Car sous l’apparent fouillis du
contenu de ces papiers se cachent une vraie cohérence par rapport à l’histoire.
Bon, comme je viens de le dire plus haut, il ne faut pas s’attendre à une
révélation stylistique et/ou une histoire profondément originale, mais l’ensemble
fait son petit effet, il n’y a pas à dire.
Et le
détail dans les reproductions des pièces de l’enquête est assez bluffant :
on trouve ainsi une serviette en papier avec une trace de rouge à lèvres, des
fac-similés d’actes de naissance ou de journaux, des lettres vieillies, ou
encore, des photos, dont la fameuse photo déchirée de Victor…
Bref,
pour moi, ce livre est une réussite pour la forme. C’est vraiment un bel
objet, avec des potentialités novatrices et intéressantes. L’histoire ne me
laissera pas un souvenir formidable mais elle a le mérite de délivrer à la fin
un nouveau mystère, qui me fera sans doute acheter la suite Cathy’s key, qui
est prévue pour l’an prochain !
Si vous
voulez découvrir le livre, n’hésitez pas à aller voir le très beau site de
Bayard jeunesse : http://www.cathysbook.fr/
Vous
pourrez y découvrir les 8 premières pages du livre, que l’on tourne comme des
vraies pages de livre, avec la souris (très bien conçu encore une fois ! )
Si vous avez des adolescentes dans votre entourage et que vous cherchez encore un cadeau de noël, n’hésitez plus !
Elles l’ont
lu aussi : Clarabel et Lilly
30 août 2008
Cherry, les secrets d'une perdante, gagnante
Cherry, les secrets
d’une perdante, gagnante, de
Echo Freer (Bayard Jeunesse, 260 pages). Terminé le 30 août 2008.
Genre : jeunesse, spécial filles
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : Amour : Dur. Daniel vous trompe avec Samantha, Darien vous
ignore superbement, et il reste bien Ryan, mais il fait trop bien du skate, et
vous non. Travail : Nul. Votre prof d'arts plastiques vit une idylle avec votre
père, vous repassez vos examens une deuxième fois, vous n'êtes pas retenue pour
la comédie musicale du collège. Sociabilité : Relations tendues avec entourage,
et pourtant vous faites des efforts. Un conseil : arrêtez les efforts. Bilan :
Bof. Mais ne paniquez pas, votre cas n'est pas désespéré. Du moins, pas encore.
Amis, amours, embrouilles, rien n'a changé dans la vie de Cherry !
Deuxième
tome des aventures de la désastreuses Cherry Orange. J’avoue que je ne me
souviens plus très bien de ce que j’avais pensé du premier livre et des
aventures de cette adolescente, reine des catastrophes, mais l’été est pour moi
propice à ce genre de lectures un peu décérébrées et naïves. D’où mon achat
récent.
Toutefois, je dois avouer que je n’ai été que très peu emballée par ce roman. Le changement des points de vue entre les différents personnages peut être intéressant, surtout quand l’auteur donne la parole à Daniel, le garçon de l’histoire, mais l’ensemble est demeuré tout au long de ma lecture (réalisée sans grand enthousiasme) terne et sans originalité.
Miss catastrophe enchaîne les déboires jusqu’au traditionnel et convenu happy end final. L’humour de certains épisodes reste tout relatif, et les sentiments décrits paraissent bien caricaturaux…
Ce livre
conviendra probablement très bien à de jeunes adolescentes de 12 ou 13 ans,
mais pour les âges au-delà, ce roman reste plat et sans profondeur.
Une critique peu amène, j’en conviens, mais l’âge que j’ai ne facilite sans doute pas toujours une adhésion pleine et entière à ce genre de littérature…
13 novembre 2006
Les confidences de Calypso
Les confidences de Calypso, Tome
2 : Trahison royale, de Tyne O’Connel (Gallimard Scripto, 318 pages). Terminé en
novembre 2006.
Genre : Littérature jeunesse
(spécial filles…)
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Tout a changé cette
année à Saint-Augustin, le pensionnat pour jeunes filles le plus huppé
d'Angleterre. Calypso partage la chambre de Honey, la plus terrible garce de
l'établissement. Star et Georgina, ses meilleures amies, n'ont plus qu'un
prénom à la bouche : Indie, la nouvelle. Et pourquoi les textos si prometteurs
que lui envoyaient le prince Freddie et Billy, le capitaine de l'équipe de
sabre, s'arrêtent-ils brutalement ? Calypso ne sait plus trop où elle en est.
Serait-ce sa jalousie maladive qui lui joue des tours ou a-t-elle de bonnes
raisons de s'inquiéter ? Amitiés, rivalités, séduction... Calypso nous confie
tout dans ce deuxième tome, dénonce les outrances de cet univers de paillettes,
sans indulgence pour ses propres défauts et avec un humour irrésistible.
Voilà
bien un bouquin d’adolescente : les amies, les amours, les emmerdes… Tyne
O’Connel nous livre ici la suite des aventures de Calypso avec toujours autant
d’humour et de mordant. C’est british à souhait : ambiance internat de
filles huppées, pour ne pas dire friquées, amours et coup bas, blues adolescent
et jalousies… Bref, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment
de lecture, même quand on a passé l’âge, comme moi…
Ce
deuxième volet est sans doute moins enlevé que le précédent mais le conte de
fée se poursuit, lentement mais sûrement, et nul doute que je me jetterai sur
le volume numéro trois pour savoir comment vont évoluer les amours de Calypso
et de son fiancé, héritier du trône… D’ailleurs, quand j’imagine ce personnage,
j’ai toujours l’image du prince William qui me vient en tête… On ne se demande
pas pourquoi !...
29 mai 2006
Escale au pays du nougat en folie
Escale au Pays du Nougat en folie,
de Louise
Rennison, (Gallimard, pages). Terminé le 29 mai 2006.
Genre : journal intime ado
Avis : 3/5
Sixième
opus des aventures Georgia Nicholson. Beaucoup moins « sehr le riant »
que les autres, je dois avouer, pour parler comme le Top Gang. On retrouve pourtant
tous les ingrédients qui ont fait le succès des journaux intimes de Georgia
Nicholson : les amies, les préoccupations hautement superficielles, les
relations avec la famille et bien sûr, les petits copains et l’amuuuuuur…
Cependant,
j’ai trouvé l’épisode du voyage au Pays-du-Hamburger-en-Folie un peu lent,
peu de choses s’y déroulent en définitive. Quant aux clichés ironiques relatifs
au Etats-Unis, ils sont peu convaincants (même si très marrants parfois).
Evidemment,
il y a tout de même quelques épisodes tordants (on retiendra les frasques de Mini-Bigleux
et son père de chat, Libby la petite sœur déjantée et le Seigneur Sandra ou
autres joyeusetés délirantes), mais ces épisodes sont moins présents que dans les
autres tomes. On a l’impression que Louise Rennison s’essouffle. Alors l’auteur
se rattrape probablement sur le langage de l’ado. Alors là, traduction abusive
ou pas (je suis incapable d’en juger) je trouve que c’est un peu
« trop » : c’est parfois difficile de suivre les expressions
plus que fleuries ou imagées de l’adolescente. C’est d’une originalité
parfaite, c’est sûr, mais il faut s’accrocher pour comprendre la
« siphonnitude attitude » de Georgia…
Et puis,
il faut avouer que je regrette l’époque Super Canon… Je ne suis pas absolument
convaincue par le transalpin Massimo… Cela dit, il faut aussi que j’avoue que
s’il y a une suite (et je pense qu’il y en aura une, vu le teasing final), je
me jetterai tout de même dessus pour connaître la suite des aventures de cette
allumée grande-britonne…

