Fabula Bovarya

A tous ceux qui sont atteints d'un incurable bovarysme...

05 août 2009

Midnighters

midnightersMidnighters, de Scott Westerfeld (Pocket Jeunesse, 335 pages). Terminé le 01 août 2009.

 

RESUME EDITEUR : Il existe une ville, aux Etats-Unis, où le temps s'arrête à minuit. Plus un être ne bouge, tout semble figé... S'ouvre alors l'heure secrète. Le monde appartient aux darklings, des créatures maléfiques qui rodent dans les ténèbres. Seuls quelques ados, nés à minuit pile, sont capables d'évoluer dans cet espace-temps. Ils se surnomment entre eux les midnighters. Tous ont des pouvoirs spéciaux. Tous, sauf Jessica Day. Pourtant, les créatures de l'ombre sentent en elle un danger redoutable et sont prêtes à l'éliminer...

 

Offert par Virginie, du blog Chrestomanci, lors du dernier swap jeunesse, je découvre cet auteur dont j’ai beaucoup lu de bonnes critiques dernièrement sur les blogs, notamment avec sa série Uglies.

De ce fait, j’attendais peut-être trop de cette lecture, et j’ai été passablement déçue. Bon, je ne peux pas avouer que je me suis ennuyée, parce qu’au final, c’était une lecture plutôt agréable, mais je n’ai pas trouvé dans le scénario de grandes originalités. Le canevas est au contraire plutôt classique : des ados aux pouvoirs spéciaux, qui se retrouvent dans un espace-temps à part, dont ils ne maîtrisent pas encore les tenants et les aboutissements, et qui doivent combattre des créatures antédiluviennes et maléfiques, dont les desseins peinent à percer…

Les relations entre les jeunes ne béneficie pas de traitement particulier ou différent de ce type de littérature. On part d’un mystère, pour l’éclaircir, et le transformer en quête (probablement initiatique) tout en maintenant une part de mystère. Bref, selon moi, rien de très ingénieux ou novateur. Mais, je le répète, j’ai tout de même passé un moment agréable. Peut-être pas de quoi me faire acheter la suite cependant… A moins que des avis enthousiastes m’y incitent. ;)

Merci encore Virginie !

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05 avril 2009

Le palais des mirages

palais_des_miragesLe palais des mirages, d’Hervé Jubert (Albin Michel (Wiz), 357 pages). Terminé le 04 mars 2009.


Genre : roman jeunesse


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Clara Charpentier joue la fée danse palais des Mirages, une illusion optique créée par son père, lorsqu'un accident manque de lui coûter la vie. Accident ou sabotage ? Avec les palais de l'Exposition universelle comme toile de fond, Clara, Lukas, des industriels de la guerre et une bande d'illuminés russes vont être entraînés dans un tourbillon d'événements dont l'issue décidera de la couleur du xxe siècle. Sera-t-il blanc comme la paix ou rouge du sang de la guerre ? Bienvenue à Paris en 1900.

 

Quel plaisir de retrouver la plume d’Hervé Jubert ! Avec ce nouveau roman, il sait encore une fois nous emporter dans une histoire fantastique, dans les deux sens du terme !

 

Après Blanche, voici Clara. Une héroïne à laquelle je me suis attachée bien plus vite. Clara est une jeune fille vive, un peu espiègle, un peu risque-tout qui arpente déjà le nouveau siècle avec toute la force d’une jeune femme libérée. Son jeune acolyte est un séduisant suédois, Lukas Sandstrom, dont la quête va faire plonger Clara dans un univers secret et magique dont elle ne soupçonnait pas l’existence…

 

Exposition_universelle_1900Le décor à cette nouvelle intrigue est tout bonnement somptueux : il s’agit de l’exposition universelle de 1900 qui se tint dans la capitale. Les descriptions de cet évènement et des diverses attractions qui étaient proposées sont à la fois intéressantes et brillantes : le lecteur a ainsi l’impression de voyager dans un monde de féerie, d’illusions et d’exotisme. Et Hervé Jubert rehausse cette immersion dans le temps par des détails foisonnants et précis.

 

Très vite, le récit va se teinter de deux thèmes : celui de la politique, avec en particulier, le poids des tendances anarchistes qui sévissaient à l’époque, mais aussi l’émergence de ces nouveaux dirigeants mondiaux que seront les industriels. Et, deuxième thème très inattendu pour moi, celui de… la mythologie nordique ! Voilà quelque chose a qui a su capter mon attention immédiatement. Je ne connais que très peu les mythes scandinaves, et la tournure que prennent alors les événements pousse le récit -et le lecteur du même coup-, vers un périple bigrement palpitant.

 

Hervé Jubert réussit l’exploit de mêler habilement ces deux thèmes apparemment incompatibles dans une aventure qui s’orchestre avec maestria autour du personnage de Clara. Les éléments d’apparence d’abord disparates vont peu à peu s’imbriquer telles les pièces d’un immense puzzle, dont le but final pourrait bien échapper à ceux-là même qui l’ont conçu… Le mélange peut apparaître un peu déroutant de prime abord, mais l'alchimie se crée finalement.

 

Paris en 1900, en pleine exposition universelle : le monde s’apprête à entrer dans l’ère de la modernité, mais ce sont peut-être bien d’antiques et magiques légendes qui livreront à notre jeune héroïne les arcanes de la grande ambition humaine, oscillant entre paix et destruction… Une belle bataille se prépare à coup sûr… un Ragnarok séculaire… Difficile de résister au charme de cette nouvelle aventure, menée tambour battant !

 

Lecture réjouissante, donc, et dont l’auteur, comme je l’avais remarqué dans un précédent billet, propose des ouvrages de jeunesse de qualité, et ne cède en rien à la facilité en nous livrant une histoire corsée, intelligente, au rythme soutenu, et le tout livré dans une écriture fluide mais fine et enlevée.

 

L’épisode des rêves de Clara a pu parfois me faire un peu penser au troisième tome de la trilogie Pullman, Le miroir d’ambre, notamment dans le traitement fait au monde souterrain… Mais bon, on peut aussi y voir un peu de Dante, et pourquoi pas, un syncrétisme de toutes les influences mythiques et mythologiques des descriptions infernales… Difficile de faire original sur un thème aussi largement exploité… Quoique la rencontre avec Hel et la découverte de son intérieur soit à mon sens particulièrement réussie…

 

Tout cela me donne d’ailleurs très envie de combler mes lacunes en matière de mythologie nordique. Ça  me semble passionnant.

 Ratatoskr  

Il me semble que ce Palais des mirages aurait toutefois pu bénéficier d'une suite (parce que si j'ai bien tout compris, ce roman ne s'inscrit pas cette fois-ci dans une saga): l'écheveau de l'intrigue est si touffu et si étroitement tissé qu'on aurait pu imaginer des trames secondaires. D’autant que je me dis que ce qui s’est passé à la s’est fait un peu trop aisément… (trop facile, non ? Et puis, et puis… je ne veux pas croire à la disparation d’un certain personnage… Nan, spa possible… Et puis c’était qui d’abord cette Angèle ?)

Enfin, il ne faut pas que j’oublie de signaler que je suis complètement tombée sous le charme de… Ratatosk ! (pfff... faut toujours que je craque pour les mignonnes bêtes à poil, moi...) Et d'ailleurs, j'en veux un tout pareil dans mon jardin ! ^^ (Ce n'est pas possible ? Ah bon ? Bon, ben tant pis... )


L'avis de Clarabel, charmée elle aussi, ICI.

Le site de l'auteur ICI. (merci à lui d'ailleurs (ou à son équipe de com ?) de m'avoir envoyé un mail pour me prévenir de la parution de ce nouveau roman. Mais je n'aurais pas pu passer à côté de toute façon ! :) Depuis la trilogie Morgenstern, je le suis à la trace ! )

Et une interview de l'auteur au musée Grévin : 


Interview Hervé Jubert - Le Palais des Mirages


 

20 novembre 2008

La résistance-L'histoire de Peter

la_resistanceLa résistance, l’histoire de Peter de Gemma Maley (Naïve, 288 pages). Terminé le 19 novembre 2008.


Genre : roman jeunesse (anticipation)


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Angleterre, 2150. La mort n'existe plus. Les hommes vivent à l'ère de la Longévité : pas de morts... mais, pour éviter le surpeuplement, pas de naissances non plus. Peter et Anna ont un point commun: ils n'auraient jamais dû naître. Parce qu'une vie éternelle leur semble contre nature, parce que le système de la Longévité a gâché leur enfance, parce qu'il menace leurs rêves, ils ont décidé d'entrer en lutte. Pour sa suppression. Au sein du Réseau souterrain, la résistance s'organise: Peter a pour mission d'infiltrer le plus grand des laboratoires, le centre névralgique du système, Pincent Pharma... dirigé par son grand-père, Richard Pincent. Un homme puissant et influent, bien décidé à faire plier les rebelles; une présence troublante pour Peter: quand les liens du sang s'en mêlent, tout se complique... La Résistance est la suite de La Déclaration, L'Histoire d'Anna (naïve, 2007), le premier roman de Gemma Malley. L'Histoire de Peter - personnage terriblement attachant - donne lieu à un récit haletant, qui aborde des questions essentielles. Que devient une société qui refuse la mort?

 

La résistance est donc la suite de La déclaration de Gemma Maley, que j’avais particulièrement apprécié.

 

Imaginez…

 

Imaginez un monde où l’homme a cessé de mourir grâce à une pilule miracle « La longévité ».

 

Imaginez un monde où les enfants qui naissent, en dehors du contrôle régulé de la population par les Autorités se nomment des Surplus et sont parqués dans des établissements dignes d’orphelinats carcéraux.

 

Imaginez un monde où la règle pour être Légal, est que l’un de vos parents se sacrifie pour vous offrir sa place dans ce monde étriqué, censuré et à la dérive.

 

C’est le monde dans lequel Anna et Peter ont vécu. Dans ce deuxième volet, l’heure n’est plus à l’obéissance muette et aveugle à des règles que d’autres ont édictées, et que l’on doit suivre sans se poser de questions. L’heure est à la rébellion, et cette « histoire de Peter » est l’histoire d’une résistance qui s’organise dans l’ombre, pour contrer le système absurde dans lequel les humains se sont enferrés, et pour abolir le système de la Longévité.

 

Et pour cela, Peter va infiltrer l’usine de son grand-père, Pincent Pharma, qui fabrique les petites pilules blanches de la Vie éternelle.

 

J’ai trouvé cette suite très inégale : centrée sur Peter, je dois avouer que le personnage d’Anna m’a beaucoup manqué. Peter a moins de présence que n’en avait la jeune fille, à mon avis.

 

De plus, la première partie du livre (une bonne moitié du roman en gros) est très introspective, et le manque de dialogue ralentit parfois le rythme du récit. Cette partie n’en est pas moins intéressante cela dit, car elle pose des questions essentielles par rapport au problème soulevé par Gemma Malley : jusqu’où l’homme a-t-il le droit d’aller pour battre la Nature sur certains terrains ?

 

C’est donc avec simplicité et assez philosophiquement que l’auteur interpelle le lecteur, à travers Peter, sur des questions qui sont aujourd’hui d’actualité. Et dont certaines réponses, imaginées dans cet univers d’anticipation, font froid dans le dos à vrai dire…

 

La deuxième partie du roman, en revanche, est beaucoup plus enlevée : le rythme s’accélère et les choix se font  plus cruciaux. Tout se précipite et à travers les dialogues qui fleurissent à nouveau, on lit de manière haletante ce qui arrive à Peter et Anna en une journée. Une sorte de 24 heures chrono dans le temple de la Longévité.

 

Cependant, Gemma Malley n’a pas su à mon avis s’interdire de tomber dans le manichéisme et certains points de vue ou certaines résolutions sont marqués de ce fait d’une certaine artificialité.

 

Certains passages sont malgré tout particulièrement bien réussis, durs parfois aussi, quand on pense notamment que ce livre est proposé dans la littérature jeunesse. (un petit côté Matrix un peu flippant parfois…)

 

Je dois avouer aussi que j’ai trouvé que le dénouement n’était pas assez tranché (à moins que Gemma Malley ne souhaite faire un troisième tome ???). C’est un livre de l’hésitation perpétuelle, des certitudes qui s’envolent, des choix qui s’ouvrent et qui se font. Des liens qui se nouent, se défont, ou se renforcent.

 

La résistance demeure donc tout de même une bonne suite. Mais comme souvent avec les suites, on ne parvient pas forcément toujours à retrouver le souffle qui nous avait tant plu lors de la lecture du premier opus. Mais on est heureux de retrouver un univers qui nous avait séduit la fois précédente.

 

15 novembre 2008

L’île du destin, tome 3 de La quête d’Ewilan

ewilan3L’île du destin, tome 3 de La quête d’Ewilan de Pierre Bottero (Rageot, 288 pages). Terminé le 15 novembre 2008.


Genre : roman fantasy jeunesse


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : " Il s'agissait d'un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu'à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s'immobilisa. Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s'accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux. "

 

Aaaaaaah… Voilà enfin du suspens, de l’aventure, de l’héroïque et du sentiment ! Ce troisième tome de La quête d’Ewilan est pour moi le meilleur.

 

Alors de deux choses l’une : soit je me suis habituée au style de l’auteur, je me suis prise d’affection pour les personnages, et ce troisième tome est beaucoup mieux passé que les deux précédents, soit l’auteur parvient enfin à faire décoller son histoire et on se laisse prendre au jeu, avec plaisir.

 

L’histoire prend enfin son envol dans cette Ile du destin : tout s’accélère pour Ewilan et ses compagnons de quête, ils doivent absolument trouver les parents de la jeune dessinatrice. Et pour les aider, Akiro, le frère d’Ewilan prend part à l’aventure, ainsi que Siam, la jeune sœur du valeureux Edwin.

 

Les obstacles vont être légions, mais les alliés –attendus ou non- vont peu à peu se manifester et permettre à la petite troupe de mener à bien leur mission (je ne dévoile rien, hein… on peut se douter quand même que dans un roman pour la jeunesse, le happy end est de rigueur, comme bien souvent…)

 

Mais les retournements de situation sont bel et bien là aussi. Ainsi en va-t-il avec le personnage de Salim, qui nous fait un petit épisode à la Jacob et où Ewilan peut utiliser le Vif pour communiquer avec lui… (ah, mince, non. Le Vif c’est l’Assassin Royal. Quelqu’un pour me donner une claque encore ? ^^)

 

Trève de plaisanterie, j’ai beaucoup aimé ce troisième tome, et je pense que je lirai la suite. Oui, oui. Bon, peut-être pas tout de suite. Aux vacances de Noël par exemple. Mais j’ai bien envie de poursuivre un peu l’aventure avec cette troupe hétéroclite mais attachante.

 

Et puis je me suis surtout attachée au personnage d’Ellana, et comme Anne m’a dit qu’elle avait sa trilogie rien que pour elle, je serais bête de bouder mon plaisir…

 

Donc verdict final : Pierre Bottero met du temps à nous embarquer avec lui, mais quand il nous embarque, il nous emporte loin dans son univers. Je n’irais pas jusqu’à ranger Ewilan dans mes meilleures lectures jeunesse, mais on passe un bon moment de lecture, selon l’expression consacrée…^^


12 novembre 2008

Les frontières de glace, La quête d'Ewilan, tome 2

ewilan2Les frontières de glace, tome 2 de La quête d’Ewilan de Pierre Bottero (Rageot, 288 pages). Terminé le 11 novembre 2008.


Genre : roman fantasy jeunesse


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Revenus dans l’Empire de Gwendalavir, Ewilan et Salim partent avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles. Ils repoussent en chemin les attaques de guerriers cochons, d’ogres et de mercenaires du Chaos, alliés des Ts’liches résolus à tuer Ewilan, mais se découvrent un peuple allié : les Faëls. Salim se lie d’amitié avec une marchombre, dont les pouvoirs le fascinent ; tandis que face au maître d’armes, Ewilan assoit son autorité et affermit son Don. Malgré les attaques d’une goule, la petite troupe parvient à destination. Là Ewilan découvre le secret du Dragon et libère les Sentinelles. Désormais, elle peut se consacrer à sa quête : la recherche de ses parents.

 

 Je poursuis donc mon petit bonhomme de chemin en compagnie d’Ewilan.

 

Premier constat : j’ai plus apprécié cette deuxième lecture que le premier tome. Mais bon, il faut que je sois honnête, je n’ai pas dévoré non plus.

 

Il est clair que les relations entre les personnages s’approfondissent, et que la quête d’Ewilan prend de l’ampleur. Mais il n’en reste pas moins que je trouve que l’intrigue est un peu simple, le récit trop linéaire, et les événements trop attendus.

 

Encore une fois, je ne doute pas que les adolescents y trouvent leur compte, mais j’ai le sentiment de me balader dans un monde trop enfantin. Et peut-être tout simplement que ce n’est pas ce que je cherche –ou ce dont j’ai besoin- en ce moment.

 

En revanche, je dois avouer que je suis assez sensible à l’humour que Pierre Bottero a pris soin de glisser dans le personnage de Salim, et ce jusque dans ses relations avec les autres personnages, notamment Maniel et Bjorn. Je me suis surprise à sourire plusieurs fois.

 

De ce tome, je retiendrai aussi la très belle description de la ville d’Al-Jeit, et de son Arche qui surplombe magiquement le fleuve Pollimage, ou encore de la cité enfouie dans laquelle les Sentinelles sont enfermées (mais encore une fois, je n’ai pu m’empêcher d’y voir des ressemblances avec certaines descriptions de Tolkien… et d’établir notamment un parallèle avec Minas Thirit ou encore le gouffre de Helm… je sais, je sais, je suis incorrigible…)

 

Pierre Bottero sait aussi rendre ses personnages attachants, il faut le reconnaître. J’ai donc par exemple beaucoup aimé le personnage de Chiam Vite, le Faël. Et Ellana impose une présence forte. Le petit groupe composé par l’auteur s’en sort bien, il est vrai (mais bon sang, pourquoi je n’arrête pas d’y voir le groupe de Frodon, lié par l’envie commune d’aider à la libération du Mal… Ok, je me mets une claque.)

 

Allez, je vais aller jusqu’au bout de cette trilogie tout de même. Je ne suis pas sûre par contre de lire les autres. A moins que ce tome trois ne me surprenne et me ravisse ? Qui sait ?

 

To be continued…


09 novembre 2008

D'un monde à l'autre (La quête d'Ewilan, tome 1)

quete_ewilanLa quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre, de Pierre Bottero (Rageot, 281 pages). Terminé le 09 novembre 2008.


Genre : roman fantasy jeunesse


Avis : 3/5


RESUME EDITEUR : " Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier...Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. -te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable... "

 

Depuis que le temps que j’entendais parler de Pierre Bottero et de sa saga ! Mais je n’avais pas le courage de m’y mettre. Vendredi, la fille d’une amie (à qui j’ai prêté tous les tomes de la saga Meyer, et qui les a dévorés en 4 jours !) m’a apporté les trois premiers tomes de cette série. C’était son dernier coup de cœur et elle voulait me le faire partager.

 

J’ai donc lu hier le premier tome de cette série, et je dois dire que, même si j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Camille/Ewilan, Salim, Edwin et les autres, je ne suis pour l’instant que moyennement emballée.

 

J’avais tellement lu de billets débordant d’enthousiasme sur les blogs ou les forums que peut-être, encore une fois, je m’attendais à quelque chose de plus original. Alors, certes, Pierre Bottero a su créer un univers de fantasy intéressant, dans lequel on se glisse avec facilité, mais je dois avouer aussi que je n’ai pu m’empêcher à chaque fois d’achopper sur des comparaisons avec ce qui s’est déjà fait dans le genre

 

En vrac, j’ai donc pensé au Livre des étoiles d’Erik L’Homme, et à son personnage Guillemot, pour le passage dans un autre monde, mais aussi pour la magie que les Dessinateurs développent grâce à leur imagination (un peu à l’instar des graphèmes du Livre des étoiles), mais aussi à ma lecture récente de L’assassin royal de Robin Hobb, pour les pirates qui infestent la mer du Sud et mettent en péril L’empire, et la venue d’une personne qui peut faire basculer le cours des choses. Pour les relations qui existent entre les deux personnages principaux, je n’ai pas pu m’empêcher non plus de penser au Grimoire d’Arkandias d’Eric Boisset. Et puis, bien sûr, comme dans tout univers de fantasy qui se respecte, comment ne pas voir de temps en temps des références au Seigneur des Anneaux, mais aussi parfois un peu au Monde de Narnia ? Il est évident que pour faire émerger son propre univers de fantasy, l’imagination de l’auteur se nourrit des ces références -ou d'autres encore-, et que son livre en devient un palimpseste plus ou moins original.

 

L’univers de Pierre Bottero n’a pas selon moi de grande originalité, mais il possède en revanche une présence presque tangible. Je pense que c’est la fluidité de son écriture qui permet de donner corps à ce monde parallèle, de lui donner une force qui en facilite l’entrée pour le lecteur.

 

D’autre part, même si le livre est pour moi nourri de références plus ou moins facilement repérables, je comprends tout à fait que les jeunes lecteurs, auquel cette série est destinée, y trouvent parfaitement leur compte. J’ai presque envie de dire que finalement, trop de références tue l’approche d’un livre. Partir vierge de tout a priori est souvent la meilleure chose qui puisse arriver à un roman et à son auteur.

 

Je n’ai donc pas détesté ma lecture, au contraire, comme je le disais plus haut, j’ai passé un agréable moment de lecture, rapide, et enjoué. Mais je n’ai pas non plus été touchée ou envoûtée au point de me jeter sur les deux tomes suivants qui m’attendent pourtant bien sagement sur mes étagères. C’est plaisant, avec quelques touches d’humour bienvenues, mais, pour ce tome tout au moins, peu palpitant.

 

Mais peut-être me faut-il pousser plus avant dans cette quête justement, à l’instar de ce qui s’est qui s’est passé pour L’assassin royal, où le deuxième tome m’a définitivement convaincue. J’ai l’impression parfois de faire figure de vieille rétrograde cherchant à tout prix l’originalité dans la fantasy. Alors que le plaisir vient peut-être davantage de l’habitude de cheminer aux côtés des personnages, avec la curiosité toujours pressante de savoir ce qui va se passer et comment ça va se passer… puisqu’après tout, le principe fondamental de nombres d’aventures de fantasy réside dans la quête initiatique que mènent les héros…

 

A voir donc… mais j’ai tellement de livres qui m’attendent dans ma PAL que je ne sais pas… Quelqu’un pour me convaincre ?


28 octobre 2008

Révélation

revelationRévélation, de Stephenie Meyer (Hachette Black Moon, 696 pages). Terminé le 28 octobre 2008.


Genre : roman (jeunesse)


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : « N’aie pas peur, murmurais-je. Nous sommes faits l’un pour l’autre. » L’instant était si parfait, si juste qu’il était impossible d’en douter. Ses bras se refermèrent autour de moi, me pressant contre lui…

« A jamais », renchérit-il.

Bella a fait son choix, et plus rien ne semble l’empêcher de vivre ses rêves. Mais si ce choix s’avérait bien plus dangereux qu’il n’y paraît ? Et si Bella risquait de perdre la vie ?

 

Avertissement : si vous n’avez pas lu le roman, mieux vaut ne pas lire encore cette critique qui est bourrée de spoilers (faut bien que je justifie mon point de vue…)

 

Depuis le temps que je l’attendais ce quatrième tome… Toutefois, je dois avouer que j’ai eu (un peu) de mal à ouvrir les premières pages tant la confrontation avec de dernier opus me terrifiait… Oui. La peur d’être déçue. Ou alors la peur de se dire qu’après celui-là, tout est fini. Comme le dernier tome d’Harry Potter l’an dernier… Ce petit pincement au cœur qui vous serre à la pensée que vous n’attendrez plus les aventures de vos héros préférés pour partager avec eux des instants de bonheur… La peur de se dire que l’on a déjà profité de ce que le livre pouvait nous offrir et que tous les sentiments naissant à la première lecture ont disparu avec la dernière page que l’on a tournée…

 

Et voilà. Trois jours pour 700 pages. Et si pour les autres tomes j’avais dû me freiner un peu dans ma lecture pour profiter au maximum, je dois dire que je n’en ai pas ressenti le besoin avec Révélation. Alors, oui, j’ose le dire, c’est le tome que j’ai le moins aimé. Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’ai pas accroché à l’histoire puisque j’ai déjà fini le roman, mais il a tout un tas de choses que je reprocherais à Meyer…

 

Tout d’abord, la tournure que prennent les événements, avec la conception de ce bébé « mutant » m’a un peu échaudée… Je reconnais bien là le politiquement correct de S. Meyer : un mariage, la consommation du mariage, et un beau bébé avec ! Je ne savais pas si elle allait s’attaquer à ce pan qui occupait tant l’esprit d’Edward et Bella, à savoir l’assouvissement de leurs désirs. Même si les passages sont passés sous silence, elle ose le faire, à grands renforts d’ellipses suggestives. Bon, jusque là, ça me va, je sais que c’est un roman destiné à la jeunesse. Et pis je n’ai pas l’âme d’une voyeuse ! ^^

 

Mais cette conception hors-norme m’a un peu déstabilisée… je ne m’étais pas attendue à ça ! D’autant que toute la partie consacrée à la grossesse de Bella m’a semblé un peu trop trash, comme si S. Meyer se dédouanait de nous offrir une suite somme toute convenue en la maquillant sous des descriptions proches d’un épisode sanguinolent d’Urgences mâtinées de scènes dignes d’Alien. Enfin bref, je ne suis pas non plus une petite nature, mais j’ai été mal à l’aise avec certaines descriptions. (Y’aurait pas de la psychanalyse à faire sur la vision de la grossesse par l’auteur, là ?)

 

J’ai toutefois trouvé intéressant le changement de point de vue à l’un  des points culminants de l’histoire : lire l’approche des événements par Jacob a été en définitive une bonne surprise. J’ai été plus sensible que dans les tomes précédents au caractère de ce personnage, et plus réceptive aussi à sa forme d’humour un peu potache. Cependant, le clan Cullen vu à travers les yeux du loup m’en est apparu aussi que plus tangent : Rosalie devient franchement énervante, voire détestable par certains côtés, et Bella dans son éternel rôle de martyre ne m’est apparue que plus agaçante. Edward semble désemparé, ce qui ne lui convient guère et Carlisle déboussolé, chose à laquelle je n’avais pas non plus été habituée…

En revanche, l’imprégnation de Jacob pour la petite Renesmé (dites, rassurez-moi, je ne suis pas la seule à trouver ce prénom ridicule ?) était attendue… Trop attendue.

 

Enfin, le plus gros reproche que je ferais à S. Meyer, c’est de nous donner une fin consensuelle : pas un mort, pas de bataille grandiose opposant des forces surnaturelles, pas de trahisons… Au moment où on croit que ça va partir en étincelles, Bella, qui, croyez-le ou non, se débrouille magnifiquement bien avec ses pouvoirs de nouveaux-né, protège sa famille et empêche le sang de couler. Quelle maitrise de ses nouveaux talents ! Ben, non, je suis désolée, c’est trop. Ou pas assez. Quelle bataille aurait pu avoir lieu avec les Volturi ! J’avais tout de suite aimé ce clan d'anciens assoiffés de pouvoir et finalement, les pages où j’ai le plus frémi sont celles de la confrontation avec  ces vampires italiens. Mais quand j’ai compris que rien ne se passerait… pfff, quelle déception ! Je sais, je sais, c’est un roman pour ados, mais zut… où est passée la flamme de peur qui vacillait dans mon esprit pour savoir si l’amour de Bella et Edward allait advenir ? Maintenant que tout est consommé, établi, prévu, ça en devient plat. Cette image trop lisse, trop parfaite possède un arôme d’artificialité dont je n’ai pas réussi à me départir. Tout est trop parfait.

 

J’avais déjà été déçue par la fin d’Harry Potter, beaucoup trop consensuelle à mon goût aussi. Et je vais finir par croire que je suis une sadique dans l’âme qui aimerait voir un peu plus de morts. Mais non, je crois juste que j’aurais voulu un peu moins partialité dans l’approche que S. Meyer a fait de ses personnages et de leur histoire.

 

Bon, j’ai tout de même mis un 4 sur 5, parce qu’il faut avouer que l’histoire se laisse lire, y’a pas photo. S. Meyer a le don rare des conteuses, celui de nous plonger dans le roman et de nous faire avaler les pages sans qu’on s’en rende compte. Mais je n’ai pas réussi à trouver autant de piquant, de mordant devrais-je dire, sans mauvais jeu de mots, dans ce tome que dans les précédents… Encore une fois, je m’attendais peut-être à trop… A part l’éternité, que pouvait-elle offrir à ses personnages ?

 

 

12 octobre 2008

Les cavaliers de Rome

cavaliers_de_romeLes cavaliers de Rome, tome 12, de Caroline Lawrence (Milan Poche, 330 pages). Terminé le 12 octobre 2008.


Genre : roman jeunesse (spécial Antiquité)


Avis : 4/5


RESUME EDITEUR : Ils sont quatre: Flavia, la fille d'un armateur romain, Jonathan le jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine affranchie, et Lupus, le petit Grec muet. Scopas, un ami de Lupus, les appelle au secours: l'un des chevaux vedettes du Circus Maximus a disparu. Un nouveau mystère pour Flavia et ses amis, dans les coulisses des courses de chars, le plus grand spectacle de l'Empire !

 

 

Eh bien, douze tome déjà, que les quatre amis mènent l’enquête et voguent d’aventures en aventures… Douze tomes que je suis, pas à pas, les intrigues dans lesquelles ils ont le chic de se retrouver, à tous les coups…

 

En douze tomes, Caroline Lawrence n’avait pas encore évoqué ce divertissement mythique que sont les courses de chars : eh bien c’est désormais chose faite avec ces Cavaliers de Rome !  Je dois reconnaître que ses sources historiques sont minutieusement vérifiées et qu’elle parvient à nous dresser un tableau extrêmement réaliste de ce qu’étaient les courses de chars dans la Rome antique : factiones, avec la signification des 4 couleurs utilisées, écuries et entraîneurs, chevaux et place qu’ils occupent de part de d’autre du timon, et bien sûr, déroulement des courses dans ce temple du turfiste antique qu’était le Circus Maximus.

 

Tout est vraiment très détaillé. A l’excès, presque parfois, j’ai envie de dire : cet opus recèle peut-être trop de digressions didactiques. Cependant, cela ne gêne en rien la progression de l’intrigue, heureusement. Mais c’est vrai que s’attaquer à ce monument des jeux antiques qu’étaient les courses nécessitait sans doute un effort d’explications et une insertions de passages documentés pour compléter l’image cinématographique laissée par le non moins mythique Ben Hur

 

Le récit renoue ici avec les péripéties et les rebondissements auxquels l’auteur nous avait habitués depuis le début de la série, avant de nous proposer un avant-dernier tome davantage centré sur la psychologie. J’ai tout de même un peu regretté la maturité que certains personnages avaient justement pris dans cet avnt-dernier tome, Les espions de Surrentum. Ici, les quatre détectives en herbe retrouvent leur naïveté enfantine. Mais c’est vrai qu’ils n’ont, dans les faits, que onze ou douze ans, treize tout au plus… Mais j’avais bien aimé les amours naissants ou déçus évoqués dans Les espions de Surrentum.

 

C’est toujours un plaisir de lire ces Mystères romains, cela dit… Caroline Lawrence a un don indéniable pour nous brosser une Rome vivante, avec des personnages haut en couleurs. Elle fait revivre l’Antiquité avec une profusion de détails historiques véridiques qui se glissent à chaque ligne (elle prend toujours soin par exemple d’insérer un ou plusieurs personnages historiques dans chacun des tomes : ici Sporcus, notamment, le nom d’un aurige que le poète Martial nous a laissé). Et puis comment ne pas s’attacher à ces quatre petits amis, dont la curiosité, la vivacité d’esprit et l’énergie nous fournissent des aventures palpitantes ?

 

Je suppose que Caroline Lawrence ne va pas s’arrêter en si bon chemin… j’espère même qu’elle nous concocte pur bientôt un tome supplémentaire ! Que, bien sûr, je lirai encore une fois avec mes yeux d’ados…

 

27 septembre 2008

3 mètres au-dessus du ciel

troism_trescielTrois mètres au-dessus du ciel, de Federico Moccia (Gallimard, 381 pages). Terminé le 22 septembre 2008.


Genre : roman (littérature jeunesse) 


Avis : 5/5     Livre coup de coeur


RESUME EDITEUR : Jeunes et déchaînés, ils s'aiment jusqu'à décoller de terre, jusqu'à toucher le ciel. Plus que ça. Au moins... trois mètres au-dessus du ciel ! Mais ils ne sont pas seuls : il y a le lycée, les parents, la bande copains qui dérape et franchit les limites... Une histoire d'amour haletante. Le livre culte de la jeunesse italienne.

 


Deux ans que j’attendais de lire ce roman ! Je l’avais repéré dès sa sortie dans une librairie, mais je m’étais dit que je le prendrais plus tard… Et deux ans se sont écoulés avant que je puisse remettre la main dessus ! Deux ans d’attente et je l’ai dévoré en moins de deux jours !

 

Rome. An 2000. Ambiance italienne moderne. Le livre s’ouvre sur une écriture presque filmique. Lui est l’avatar d’un James Dean insolent et violent. Elle est une Audrey Hepburn blonde dans Vacances romaines, encore ingénue mais au caractère néanmoins bien trempé. Le ton est donné : ils ont la jeunesse dans les veines, et la passion qui va bientôt les enflammer va donner une dimension nouvelle et inattendue à leur vie. Pour les changer. A tout jamais.

 

Babi fait partie de la bourgeoisie romaine. Step est un petit délinquant qui arpente les rues de Rome avec sa bande, à moto, et aime se battre. Tout les sépare. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer… Et pourtant… Cette histoire d’amour improbable – et pourtant dans le fond si classique- m’a complètement transportée.

 

La plume de Federico Moccia glisse et emporte son lecteur dans cette Rome moderne dans laquelle on ne pourra s’empêcher de trouver une atmosphère à la Fellini ou à la Visconti. C’est la Dolce Vita, ou c’est Rocco et ses frères. Ce sont les Vespa qui sillonnent les Via entre les voitures. Ce sont des jeunes qui se retrouvent aux cafés ou aux fontaines. Ce sont des ragazzi e ragazza di oggi qui cherchent les limites. Qui se cherchent. Qui font leurs premières expériences.

 

J’ai regretté de ne pas connaître l’italien pour pouvoir lire le roman dans le texte. Mais l’Italie entière souffle sous la plume de Moccia et on peut presque sentir la saveur mélodieuse de la langue dans les dialogues des personnages.

 

Même si de prime abord on pourrait penser qu’il s’agit –encore- d’une histoire d’amour romantique, la complexité des liens qui unissent les différents protagonistes du roman (renforcé par le clivage social voulu par l’auteur) intensifie ce qui aurait pu n’être qu’une romance naïve et sans surprise. Certaines scènes par exemple sont violentes. Et cette violence exacerbe les sentiments, même si elle provoque parfois un certain malaise.

 

La rencontre du monde de Babi, lisse et clinquant, et celui de Step, violent et décadent, fait des étincelles. Et laisse des scènes mémorables comme celle des courses de motos à la Fureur de vivre où des jeunes filles, les Camomilla, se ceinturent de dos au conducteur qui fonce à toute allure sur une roue.

 

C’est tout le parfum d’une jeunesse qui pense encore que l’éternité est leur apanage qui vous enivre. Que le livre ait été plébiscité par la jeunesse italienne ne m’étonne pas. Cette chronique italienne d’un amour passionnel a tout d’un West Side Story contemporain. Avec ses tumultes, ses rivalités, ses attirances ou ses remises en question.

 

Je ne m’étendrais donc pas davantage sur le livre, pour ne pas trop en dévoiler, mais vous l’aurez compris : j’ai été subjuguée par ce roman. Au point que j’ai même l’impression de ne pas pouvoir en parler de manière satisfaisante. Pas assez bien en tout cas pour évoquer le tourbillon dans lequel l’histoire nous emporte au fil des pages. C’est touchant, fort, intime et ravageur.

 

Federico Moccia a écrit une suite, J’ai envie de toi. J’ai envie de la lire bien sûr, et en même temps, Trois  mètres au-dessus du ciel se suffit tellement à lui-même ! Je ne sais pas encore si la peur d’être déçue sera plus forte que ma curiosité à retrouver ces deux personnages. Même si l’histoire en sera indéniablement différente… Mais pour l’amoureuse de Rome et l’Italie que je suis, ce sera dur de résister à la tentation… Le plaisir de me glisser dans la peau de ces jeunes italiens renversés par la force de l’amour et de la vie ne pourra sans doute que ravir encore une fois mon cœur de midinette. Et puis, il faut que je l'avoue, j'adore les bad boys (si en plus ils ont une moto...)... alors Step ne pouvait que me séduire...



14 juillet 2007

Blanche et le vampire de Paris

Sans_titre_1Blanche et le vampire de Paris de Hervé Jubert (Albin Michel, 310 pages). Terminé le 14 juillet 2007.

 

Genre : roman

 

Avis : 4/5

 

RESUME EDITEUR : Janvier 1873. Paris bruisse de la rumeur étrange qu'un vampire sévit dans la ville. Le commissaire Gaston Loiseau est sur les dents. Un dénommé Philémon de Saint-Auban est retrouvé vidé de son sang, une sangsue posée sur son cadavre. Blanche, la nièce de Loiseau, va sans le savoir mener la même enquête que son oncle. En effet, une jeune blanchisseuse illettrée - Camille - lui demande de lire pour elle un billet qui lui est adressé. Il est signé Philémon de Saint-Auban... qu'elle assure ne pas connaître. Blanche se lance dans une dangereuse aventure où tout le monde cultive le secret...

 

                             Bon dernier tome, il fait l’avouer. Ce qui fait le secret de la recette de Jubert pour cette trilogie (détails historiques, personnages réels mêlés à la fiction, vocabulaire choisi et délicieusement désuet…) sont bien là. L’intrigue est plutôt rondement menée et l’on peut se faire piéger facilement sur l’identité du coupable.

 Blanche a grandi, quant à elle. Ses préoccupations ont évolué puisqu’elle s’est mariée avec son ingénieur, Alphonse Petit. C’est donc une Blanche différente que l’on retrouve. Et parfois, la vie de cette jeune bourgeoise du XIXème siècle peut prêter à sourire.

 Son oncle, en revanche, est toujours aussi charismatique. Mais comme le laissait présager le tome précédent, les enquêtes sont menées bien distinctement : Gaston Loiseau d’un côté, et Blanche de l’autre. C’est ce que j’ai trouvé un peu dommage. Je trouvais que le duo oncle-nièce fonctionnait plutôt bien, dans le premier tome.

 Une bonne trilogie policière pour la jeunesse donc, mais si je dois comparer avec la première trilogie de Jubert, je la trouve tout de même moins enlevée. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, non plus, j’ai lu le livre en une journée.




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