22 avril 2009
Morsure
Morsure, de Kelley Armstrong (Bragelonne, 431 pages). Terminé le 21 avril 2009.
Genre : roman
Avis : 3/5
RESUME
EDITEUR : Un voyage excitant
à la frontière de la sauvagerie et de la féminité. Elena se coule hors de son
lit, prenant bien soin de ne pas réveiller son compagnon. Il ne supporte pas
qu'elle disparaisse comme ça au beau milieu de la nuit. Quelle femme normale
pourrait avoir tant besoin de retrouver la solitude des rues sombres et mal
famées de la ville ? L'énergie contenue déchire ses muscles - elle ne peut plus
attendre. Elle se glisse dans une ruelle, ôte ses vêtements et se prépare à la
Mutation... Elena fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle hait sa
force, sa sauvagerie, sa faim, son désir, ses instincts de chasseuse et de
tueuse. Elle aimerait avoir un mari, des enfants... et même une belle-mère. En
tout cas, c'est ce qu'elle voudrait croire. Et voilà que la Meute a besoin
d'elle. Cette Meute qu'elle chérit et déteste tout à la fois est la cible d'une
bande de déviants sans pitié. Ils mettent l'existence de la Meute en danger,
enfreignant les lois du clan. La loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours
de son combat, Elena découvrira sa vraie nature... Découvrez l'imagination
stupéfiante de la nouvelle reine du frisson !
Aaaah, se dit Anne - qui m’a gentiment fait
parvenir ce livre- , voici enfin le commentaire de Morsure !
Et surtout LA réponse qu’elle attend impatiemment : suis-je devenue
accro à Clayton ? Eh bien… nan (tu me connais bien, décidément,
Anne ! ^^). Je n’ai pas succombé au charme animal de Clay (je n’avais pas
craqué pour Jacob. Je ne craque pas pour Clay. D’une logique imparable.) Je
le trouve trop nombriliste, brut de décoffrage, et… et je ne sais pas. C’est
indéfinissable !
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il
est drôlement hot ! Il y a des passages assez torrides dans ce
bouquin… ^^ Mais non. J’ai (un peu) résisté à son odeur musquée ! :
))
Pour mon impression globale, j’ai mis un grand
3/5 (ou un petit 4/5 selon que vous voyez le verre à moitié plein ou le
verre à moitié vide…) parce qu’on ne peut pas dire en effet que ce soit le
chef-d’œuvre du siècle. Il y a même certains passages de traque des cabots
qui parvenaient à m’ennuyer. Parce qu’il faut bien le dire, l’intérêt de ce
livre est de savoir si Elena va craquer pour Clay. Ou pas.
En parlant de cette Elena, elle n’est pas non plus
un personnage que j’ai vraiment apprécié. Elle est tout aussi nombriliste que
Clay, se pose un millier de questions inutiles, joue la mijaurée alors qu’elle
ne rêve que d’une chose, et est du genre à dire « je suis un super canon,
mais ce n’est pas de ma faute » d’un air faussement ingénu… Bref, très
agaçante la fille. (Comment ça, on peut aussi imaginer qu’on développe
cette relation avec elle parce qu’on aimerait être à sa place dans les bras de
Clay ??? Mouaif. Possible. Mais je l’avoue du bout des lèvres…)
L’histoire en elle-même n’est pas d’une originalité
folle même si l’univers des Loups-Garous est
assez sympa à découvrir. Mais on passe un bon moment de lecture, sans prise de
tête. Parfait pour les vacances et déconnecter ses neurones.
Bon, faut être honnête, faut pas avoir peur
d’attraper des coups de chaud de temps en temps, hein… Prévoyez les sels,
si vous craquez pour Clay…
Dis Anne, est-ce que ça t’étonne si je te dis que
mon cœur portait bien plus vers Jérémy ? Je suis sûre que non ! ^^
Enfin bref, Morsure est loin d’être le
remède imparable contre le sevrage post-Jacob twilightien, mais ça se laisse
lire, indéniablement. Et puis au moins, on peut être sûre que Kelley Armstrong
n’est pas mormone, avec les scènes aussi sensuelles et spicy que l’on trouve
dans ces pages. : ))
01 janvier 2009
Autre-Monde
Autre-Monde, L’alliance des trois de Maxime Chattam (Albin Michel, 496 pages).
Terminé le 31 décembre 2008.
Genre : roman fantastique
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan
de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges
éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de
leurs proies... Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la l'erre n'était plus
la même. Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. Pour comprendre. Pour
survivre... A cet Autre Monde.
Mis à part les deux derniers
livres de précédente trilogie, j’ai tout lu de Chattam. C’est un auteur que
j’aime énormément. Alors quand j’ai su que j’allais pouvoir lire le premier
opus de sa nouvelle trilogie, Autre-Monde, grâce à Babelio, j’ai sauté de
joie !
Reçu lundi dernier, je le
commençais dès le soir même.
Pour mettre les choses au clair, je
ne ferai pas partie des détracteurs de ce nouveau roman du maître du
thriller français.
Et oui, ça y est, je viens de
lâcher le mot : thriller. Les Chattamistes de la faction la plus
dure encensent souvent l’auteur dans ce genre. On l’a connu en effet dans son
excellente trilogie du Mal, que j’ai dévorée, parcourue bien souvent
de frissons d’horreurs…
Mais c’est oublier que le premier
genre dans lequel l’auteur se fit connaître, sous le pseudonyme de Maxime
Williams, fut le fantastique, avec Le cinquième règne. Et une chose est sûre, même si l’on sentait y
poindre des accents à la Stéphen King, force était de constater que pour un
premier roman, Chattam s’en sortait plutôt bien. C’était une agréable lecture,
dans laquelle se plonger avec délectation un soir d’hiver, au chaud sous les
couvertures.
Et voilà que Maxime renouvelle son
écriture dans ce genre. Et là, on entend déjà les hauts-cris de ceux qui
pensent que Maxime s’égare, que Maxime s’échoue dans un genre qui ne lui
convient pas, que Maxime écrit un roman bien en-dessous de ce qu’il est capable
de faire.
Que nenni, chers lecteurs. Maxime
propose simplement quelque chose de différent. Mais « différent »
signifie pour beaucoup « moins bien ». Eh bien pas en ce qui me
concerne. J’ai bien aimé ce nouveau roman, même si quelques points m’ont un peu
ennuyée. Alors je rentre dans les détails…
Le sujet d’Autre-Monde ne
me séduisait guère au départ, je dois l’avouer : une Grande Tempête, le
soir du 26 décembre, lance ses éclairs bleus sur le monde. De longs filaments
électriques, comme munis de doigts étranges, viennent fouiller la Terre et les
buildings de Manhattan… Encore une fois, un petit côté Stephen King style La
tempête du siècle (et d'ailleurs, je pense que l'auteur lui-même s'en amuse puisqu'il n'hésite pas à placer entre les mains de son héros un livre du maître King en personne...). Mais encore une fois,
la comparaison s’arrête là. Au lendemain de la tempête, tout a changé. Rien ne
sera plus pareil sur la Terre. Car cette dernière s’est rebellée et seuls les
enfants peuvent aujourd’hui prétendre à trouver leur place dans ce nouveau
monde.
Et c’est là où on retrouve les
mêmes ingrédients que pour son premier roman fantastique : des héros
adolescents. Ce qui semble apparemment
être l’élément qui déplaît le plus aux afficionados de Chattam.
Pourtant, celui-ci a réussi à
faire un héros attachant, Matt, secondé par son ami Tobias, et une
chienne peu ordinaire, Plume. Petit groupe auquel viendra s’adjoindre un
troisième personnage, et avec lequel l’Alliance des trois, sous-titre su roman,
pourra se faire.
Alors pour le coup, c’est vrai qu’Autre-Monde
se rapprocherait davantage de la littérature de jeunesse. Mais comme je
suis une lectrice habituelle de ce genre de livre, j’ai complètement adhéré
à l’histoire et à l’univers construit. On reconnaît l’inventivité de
Chattam dans la créature maléfique qui semble poursuivre Matt, ou encore dans les
ennemis, Cyniks, Gloutons ou Echassiers…
La première partie du livre m’a
complètement emballée (cette fuite éperdue à travers les rues métamorphosées de Manhattan, ces questions qui se bousculent pour essayer de comprendre pourquoi, et comment...) Je l’ai
d’ailleurs lue d’une traite et c’est parce qu’il fallait bien dormir que j’ai
reposé le livre. La Chattam touch est là : des chapitres courts qui
s’enchaînent dans un rythme haletant.
La seconde partie, sur l’île, est
plus lente, et
j’ai parfois trouvé certaines longueurs, mais on y retrouve aussi une
vraie maîtrise du suspens et des mystères. Même si certains retournements de situations
sont ou bien assez prévisibles, ou bien assez convenus. Mais l’ensemble
possède une certaine originalité, comme un nouveau Sa majesté des mouches
de William Golding.
L’ensemble est vraiment très
agréable à lire, et je me dis que vraiment, même quand Maxime Chattam
change de genre, j’aime bien. J’attends maintenant de voir la suite, car pour
l’instant, certains éléments de l’intrigue sont encore un peu nébuleux et je ne
vois pas trop où Maxime Chattam veut nous emmener. Mais je lui fais confiance.
Je suis sûre qu’il va nous concocter une trilogie aux petits oignons. Moi aussi je vais suivre les scarabées...
Autre-Monde est un roman que l’on peut donc
proposer à un public adolescent sans problème, mais que les adultes ne devraient
pas bouder non plus. J’ai pris vraiment beaucoup de plaisir avec ce roman. Et
pour moi, sans conteste, le fantastique est un genre qui sied parfaitement au
maître du thriller.
Qui a dit que lorsqu’on excellait
dans un domaine, on devait forcément être moins bon dans un autre ?
Après tout, le style Chattam est là. L’univers Chattam est là. Le suspens
Chattam est là. Que demande le peuple ? Il ne faut pas vouloir toujours
être plus royaliste que le Roi…
Et comme Chattam met toujours les
petits plats dans les grands, n’hésitez pas à aller voir son site internet, qui
comporte un trailer pour le roman.
Et il a également crée un site
uniquement dédié à Autre-Monde.
Je remercie les Editions Albin
Michel et le site Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau roman de
Maxime Chattam.
Juste une dernière chose :
quelle est cette fantaisie de l’éditeur d’avoir laissé une marge qui m’a semblé
absolument hénauuurme entre le haut de page et le début du texte
typographié ??? Certes, l’ouvrage aurait comporté moins de pages. Je n’y
vois qu’une réponse, et qui revient à penser que décidément, on a peur
d’effrayer les fans : Chattam a l’habitude de concocter des pavés… Cela
aurait-il fait peur que l’ouvrage soit moins épais ? A moins que (et là je sais que je me fais très mauvaise langue, mais...) du fait des 496 pages affichées, cela permette à l'éditeur de le proposer à un prix trèèèès et plus qu'avantageux pour lui... En tout cas, pour un livre qui parle des méfaits de l'homme sur la Nature et son environnement, c'est un peu mauvais genre de voir autant de papier gâché :/
Allez, fans de Chattam et autres
lecteurs encore non-conquis : fi des préjugés et laissez-vous tenter…

